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Témoignage de Sandra : 4 FIV et un petit garçon

Quand le désir d’enfant se heurte au SOPK et à l’endométriose

Tout commence en mai 2012.

Nous décidons que le mariage arrive donc il est venu le temps de faire un petit bébé. Du coup j’arrête la pilule et c’est parti. Mais, problème je m’aperçois que j’ai des cycles complètement irréguliers qui durent parfois jusqu’à 8 semaines. Je prends donc rendez-vous chez une gynécologue spécialisée au cas où pour novembre. Nous faisons une batterie d’examens qui en résulte pour moi un SOPK (syndrome d’ovaires polykystiques) et que tout va bien pour monsieur. Ma gynécologue me propose de faire un drilling ovarien pour optimiser les chances d’ovulation. Tout en me disant que beaucoup de femmes ont ce syndrome et qu’elles n’ont pour autant pas de problèmes de fertilité. Pendant l’intervention en mars 2013, le chirurgien trouve et enlève un peu d’endométriose autour de mes trompes. Maintenant que tout est fait, il n’y a plus qu’à laisser la nature faire…

La première FIV

Au bout de 9 mois sans aucun résultat, nous voila de retour chez la gynécologue pour un essai de stimulation sous Clomid pendant 3 cycles qui ne fonctionne pas. Du coup, il est décidé de passer directement à la FIV car l’insémination n’est pas recommandée avec l’endométriose au niveau des trompes qui crée un syndrome inflammatoire néfaste à la fécondation.

Mai 2015 nous commençons avec beaucoup d’espoir notre première FIV, avec un transfert d’embryon frais, qui s’avère positive. Oh joie, ça y est je suis enceinte. Mais à 6 SA fausse couche. Nous enchainons avec 2 TEC mais échecs.

Les conséquences sur la vie sociale

Nous sommes un couple soudé que cette épreuve a rapproché encore plus mais nous avons tendance à nous enfermer dans notre vie à deux.

Nous ne supportons plus de voir des femmes enceintes. Nous ne voyons plus nos amies enceintes car cela est trop difficile à vivre. Nous ne supportons plus les « fais d’autres projets et tu tomberas enceinte comme ça », « Il ne faut pas y penser pour que ça marche », « il y en a qui tombent enceintes entre les traitements » …. Les gens qui ne vivent pas cela ne peuvent pas comprendre. Chaque histoire est différente.

Suite des FIV…et des échecs

Nous faisons une seconde FIV +TEC en décembre 2015 mais c’est encore un échec.

Mai 2016 troisième FIV avec changement de traitement qui doit être plus fort que l’autre pour avoir plus d’ovocytes. Lorsque nous arrivons au rendez-vous de transfert frais, c’est le coup de massue, il n’y a qu’un seul embryon. La biologiste nous fait culpabiliser en nous disant qu’il faut faire le transfert car c’est peut-être celui-ci qui permettra une grossesse. Donc en pleure, nous faisons le transfert et de nouveau échec. A chaque fois les 15 jours entre le transfert et la prise de sang sont en enfer. On essaie de ne pas trop y croire pour ne pas être déçus en cas de résultats négatifs mais on se prend toujours une claque. Cela fait de plus en plus mal de voir les autres avoir des enfants en claquant des doigts alors que nous faisons tout pour. Régime, sport, complément, vie saine….

Échecs qui entraînent des investigations plus poussées

Après ce troisième échec, la gynéco reprend tous les examens à zéro pour voir d’où vient le problème. En faisant des examens plus approfondis, nous décelons une fragmentation de l’ADN chez mon mari qui pourrait tout expliquer. La gynéco nous dit qu’il serait peut-être envisageable d’avoir recours à un don de sperme si nous ne trouvons pas de solution. Mais il n’existe pas de vraie solution à ce problème. Mon mari essaie quand même une sténose d’une légère varicocèle, des compléments alimentaires pendant 6 mois, et un changement vestimentaire (caleçons en cotons, plus de jean, pantalon pas trop serré…). En décembre 2016, il repasse des examens pour voir que les résultats se sont améliorés. Cela nous permet de pouvoir refaire notre dernière FIV sans avoir besoin de don de sperme. Nous avons vécu tout cela en étant contrarié du fait qu’il y avait un problème depuis le début qui n’avait pas été décelé et qui avait jeté 3 essais FIV à la poubelle. Nous en voulions beaucoup à l’équipe médicale qui ne se rendait peut-être pas compte que cela nous éloignés surement à jamais de notre rêve d’enfant rien qu’à nous.

Et l’ultime FIV

Janvier 2017, nous entamons notre dernier essai. Il a été décidé de pousser les embryons jusqu’à 5 jours pour être sûr de leur développement. Après avoir prélevé 6 ovocytes fécondables, seulement 3 sont fécondés. Le 9 février, rendez-vous de transfert. Il ne reste que 2 embryons. Nous faisons le transfert de ces 2 embryons en sachant que c’était la dernière fois. Après plus aucune chance pour nous. Nous partons défaitistes. 15 jours d’angoisses. Le 20 février 2017 je vais faire la prise de sang sachant que j’ai très mal au ventre depuis plusieurs jours. Résultat positif !

Une grossesse stressante

Nous n’y croyions pas et nous préférons rester sur notre réserve vu notre passé. Nous vivons les 3 premiers mois au jour le jour sans se projeter vers l’avenir au cas où. Nous n’en parlons pas aux autres. Nous avons commencé à préparer l’arrivée de bébé qu’au bout de cinq mois de grossesse. Je n’ai pas vécu une grossesse épanouie car j’avais toujours peur. J’attendais de l’avoir dans mes bras pour y croire. Malgré les échos et le fais de le sentir bouger dans mon ventre je pensais que cela était un rêve.

Et pourtant en octobre 2017, Martial a pointé le bout de son nez. Nous sommes plus heureux que jamais.

A chaque fois que je le prends dans les bras, que je le vois, que je le sens, cela me rappelle qu’il faut toujours croire en ses rêves, qu’il faut avoir de l’espoir car pour nous, notre toute dernière chance s’est révélée être celle de notre vie…

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