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Le devenir des embryons congelés après une FIV en France

Les embryons congelés : que deviennent-ils ?

Les couples qui disposent d’un ou de plusieurs embryons congelés sont consultés chaque année (et par écrit) sur leur souhait. Plusieurs options leur sont proposées sur le devenir de leur(s) embryon(s) congelé(s).

Le souhait de poursuivre le projet parental

Dès lors qu’un couple désire poursuivre le projet de grossesse, il a la possibilité de décider à tout moment de transférer le ou les embryons congelés. Cela peut être réalisé dans le cadre d’une nouvelle tentative de FIV  après un précédent échec ou simplement parce que le couple désire un autre enfant.

Dans le premier cas, le transfert d’embryons congelés peut être effectué dès le cycle qui suit l’échec du transfert de l’embryon frais. Mais le couple a aussi la possibilité de différer de transfert du ou des embryons et donc de prolonger la conservation de plusieurs mois ou années. Dans ce cas, des frais de conservation seront appliqués pour chaque année de congélation.

Qu’une grossesse ait eu lieu ou non, la loi interdit d’effectuer une nouvelle ponction folliculaire dès lors que les embryons congelés n’ont pas tous fait l’objet d’un transfert utérin. Ils devront donc tous être utilisés avant qu’une autre ponction folliculaire puisse avoir lieu.

Le souhait de mettre fin au projet parental

Pour diverses raisons, il se peut qu’un couple souhaite mettre fin au projet parental. Ce choix peut être causé par l’aboutissement d’une grossesse ou le simple abandon des démarches. Dans ce cas de figure, trois possibilités s’offrent au couple.

Les deux membres du couple peuvent décider de donner les embryons à la recherche, de les donner à un couple tiers ou de les détruire totalement. Quelle que soit la décision prise par le couple, elle fait l’objet d’une première demande. Celle-ci devra être renouvelée par les conjoints après un délai de réflexion de trois mois. Ce dernier est imposé par la loi, il ne peut être outrepassé. De plus, il est important que les deux membres du couple soient d’accord sur le devenir du ou des embryons. Le laboratoire ne peut valider la décision que si un accord est trouvé et a fait l’objet d’une réflexion d’une durée légale.

 

 

Le devenir de l’embryon : une question posée en amont

Lorsqu’un couple refuse de soumettre leurs embryons au processus de congélation, seuls un, deux ou trois pourront être transférés le jour de la ponction. Ils seront les seuls à être mis en fécondation. Le choix d’accepter ou de refuser la congélation embryonnaire doit être fait le jour de la ponction au plus tard et par l’intermédiaire du consentement à l’acte. Il est donc essentiel que les membres du couple soient d’accord.

Il faut savoir que le transfert d’embryon post mortem est totalement interdit par la loi. En cas de séparation ou de divorce, les embryons ne peuvent pas être restitués à un membre du couple. Ils pourront toujours être détruits, donnés à un couple tiers ou cédés à la recherche.

Pour en savoir plus

Si le couple ne donne aucune réponse aux courriers annuels visant justement à connaître son souhait portant sur le devenir des embryons congelés, le laboratoire a la possibilité de mettre fin à leur congélation. Ceci n’est rendu possible que si la durée de la congélation est égale ou supérieure à cinq années.

D’autre part, lorsqu’il s’agit d’ovocytes congelés ou de sperme congelé, la patiente ou le patient sera interrogé tous les ans sur le devenir de ses gamètes. Trois solutions sont alors possibles : poursuivre la congélation, en faire don à la recherche ou détruire les gamètes sur demande de la patiente ou du patient.

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