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Le terme de grossesse biochimique est souvent entendu pour la première fois lors de traitement de PMA, mais c’est en fait quelque chose qui arrive assez fréquemment, mais souvent sans que l’on s’en rende compte.

Qu’est-ce que la grossesse biochimique ?

La grossesse biochimique est l’arrêt du développement embryonnaire très peu de temps après l’implantation. Il s’agit en fait d’une fausse-couche très précoce, qui passe très souvent inaperçue, lorsque la grossesse s’est faite « naturellement ».

Lors d’une grossesse naturelle, ou après un transfert, l’embryon sortira de sa membrane cellulaire (éclosion) et s’implantera dans la muqueuse de l’utérus (endomètre).  L’implantation ou nidation de l’embryon se réalise en général entre J7 et J8 du développement embryonnaire.

L’implantation de l’embryon a donc eu lieu et le corps commencera à réagir comme une grossesse classique, c’est-à-dire avec la production de l’hormone Bêta-HCG.

Lorsque l’embryon arrête de se développer quelques jours après l’implantation, il s’agit donc d’une grossesse biochimique ou fausse-couche biochimique.

À quoi reconnait-on une grossesse biochimique ?

La grossesse biochimique passe souvent inaperçue si vous n’êtes pas en recherche de grossesse. L’arrêt du développement embryonnaire sera trop tôt pour qu’il y ait des premiers symptômes de grossesse comme les nausées.

Elle ne sera pas non plus visible en échographie car l’embryon sera encore trop petit.

Si par contre vous êtes en recherche de grossesse ou en traitement de PMA, la grossesse biochimique se traduira par :

  • Retard des règles : L’implantation de l’embryon puis l’arrêt du développement entrainera une prolongation du cycle de quelques jours. Après cette fausse-couche précoce, la femme aura donc des règles abondantes quelques jours après la date prévue.
  • Un test de grossesse positif : Si vous faites un test urinaire positif, mais vos règles arrivent quelques jours après, il s’agit sûrement d’une grossesse biochimique.
  • Un taux d’hormone Bêta-HCG positif mais faible : Si vous faites un test de grossesse par prise de sang, et que le taux d’hormone Bêta-HCG est faible (<50 après un retard de règles de 5 jours), il peut alors s’agir d’une grossesse biochimique. Le corps aura produit cette hormone lors de l’implantation, mais aura très vite arrêter après la fausse-couche. Attention alors à bien vérifier le taux d’hormones après 48h pour savoir si la grossesse est évolutive, car tous les taux faibles ne sont pas forcément des grossesses biochimiques.

Il est donc très important de ne pas de limiter au test urinaire, qui peut être un faux positif (grossesse biochimique ou grossesse extra-utérine). Consultez votre médecin dès le premier test urinaire positif.

Que faire après une grossesse biochimique ?

La grossesse biochimique ne demande pas de traitement et l’embryon sera évacué naturellement. Vous n’aurez pas besoin de curetage ni de contrôle spécifique.

Si vous êtes en traitement de FIV, cela n’aura pas d’incidence sur l’endomètre et vous pourrez recommencer un nouveau traitement rapidement.

Bien que la grossesse biochimique reste un résultat douloureux pour les patients, il est en fait plutôt positif pour le diagnostic d’une future grossesse. L’implantation qui a eu lieu démontre qu’elle est possible et que l’endomètre a pu accueillir l’embryon.

Après une grossesse biochimique, votre équipe médicale pourra vous orienter vers des tests plus poussés pour mieux comprendre la raison de ce résultat et essayer d’adapter le protocole pour une future FIV.

Les causes de la grossesse biochimique ?

Les causes de la grossesse biochimique sont les mêmes que pour une fausse-couche plus avancée :

  • La plupart des fausses-couches s’expliquent par les malformations génétiques de l’embryon. Si vous êtes en traitement de PMA et vous faites l’objet de fausses-couches à répétition, vous pourrez demander des tests sur la génétique des spermatozoïdes (FISH) ou sur l’embryon (Diagnostic génétique Préimplantatoire).
  • Anomalies utérines. Même si l’embryon arrive à s’implanter, la présence de kyste, fibromes, endométriose ou malformation de l’utérus.
  • Problèmes d’irrigation de l’utérus et coagulation du sang.

La fréquence des grossesses biochimiques est difficile à calculer lors de grossesse naturelle car elles passent souvent inaperçues. On calcule qu’elles arrivent dans 10% des cas de femmes en protocole de FIV, et augmentent avec l’âge de la patiente.

Article rédigé par la clinique Procreatec

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