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Alimentation et fertilité : conseils pour faire les bons choix

Par Anne Plantier, naturopathe certifiée et validée par le réseau Medoucine.

Choisir les bons aliments participe à un meilleur équilibre de vos cycles, un bon état de votre microbiote intestinal et apporte aussi de nombreux nutriments utiles à la fertilité.

1.Privilégier une alimentation de qualité

La base est de privilégier des aliments les plus bruts, les moins transformés possibles. Préférez les bio, pour éviter les perturbateurs endocriniens présents dans les pesticides et engrais chimiques.

Manger des légumes et légumineuses (lentilles, haricots secs, pois chiches) vous apportera bien sûr de nombreuses vitamines, minéraux et antioxydants, mais aussi des fibres. Celles-ci aident à diminuer le taux de sucre dans le sang, ce qui est essentiel pour l’équilibre hormonal, et à éliminer les hormones en excès. Sauf sensibilité intestinale particulière, les fibres participeront aussi à réduire l’inflammation.

Les féculents sont une bonne source d’énergie souvent nécessaire aux femmes : pâtes demi-complètes bio, petit épeautre, sarrasin, riz basmati, pommes de terre, quinoa, pain au levain etc… En effet, les régimes dits « low carb », qui consistent à supprimer céréales & cie, perturbent fréquemment le bon fonctionnement des cycles menstruels.

N’oubliez pas aussi les protéines, nécessaires entre autres à la production d’hormones : viande de qualité, œufs bio (à la coque ou au plat), poissons (bien choisir parmi les moins pollués). Si vous êtes végétarienne ou vegan, mieux vaut bien associer légumineuses et céréales. Vous pouvez aussi penser à la spiruline, excellente source, entre autres, de protéines et fer. N’abusez pas du soja.

Enfin, consommez suffisamment de bons gras, car ils sont nécessaires à la production hormonale : noix et oléagineux, huile d’olive et de coco, avocat, bon beurre cru. Pensez bien aux oméga 3 : petits poissons gras, huile de noix, huile de chanvre… qui participent aussi à réduire les phénomènes inflammatoires tels que par exemple l’endométriose.

Pensez aussi à boire au moins 1L à 1,5L par jour d’une bonne eau.

 

2.Les faux amis de la fertilité

Pour préserver votre fertilité, mieux vaut éviter les aliments qui contiennent des perturbateurs endocriniens. Pour cela, évitez les fruits, légumes et céréales non bio, les aliments emballés dans du plastique (surtout si ils sont à réchauffer dans leur emballage), les plats tout faits, et tous les aliments contenant des additifs : tous les E suivis de 2 ou 3 chiffres, « colorants », « arômes », « glutamate monosodique», nitrites, édulcorants…

Évitez aussi les excès de sucre et de café, plusieurs études ayant montré qu’ils diminuaient la fertilité. Pour le café essayez de ne pas dépasser 1 ou 2 par jour et préférez lui des alternatives (chicorée, café d’épeautre, infusions, rooibos…).

Pour le sucre, préférez de bons desserts maison réalisés avec du sucre complet ou du sucre de fleur de coco et n’hésitez pas à diminuer les quantités indiquées dans les recettes, souvent si élevées qu’on peut facilement enlever 1/3 et garder le goût.

 

3.Les nutriments de la fertilité

De nombreux nutriments sont utiles au couple pour garantir une bonne fertilité :

– le zinc, présent dans les huîtres, le germe de blé, les graines de courge, etc.,

– l’iode, que l’on trouve principalement dans les poissons et algues,

– le magnésium : amandes, sardines, noix de cajou, fruits de mer, avoine…, le sélénium (noix du Brésil) et le fer, présent dans boudin, abats et viandes foncées, les huîtres et crevettes, les lentilles, soja, haricots secs et pois chiches…,

– j’ai cité plus haut les aliments riches en oméga 3, essentiels pour tout le monde, mais encore plus importants en prévision d’une grossesse et durant celle-ci,

– enfin, n’oubliez pas la vitamine E (huile de germe de blé, foie de morue, graines de tournesol…), et les vitamines du groupe B (dont la B9), que vous retrouverez toutes en bonne quantité dans la levure de bière et le germe de blé.

Pour bénéficier de tous ces nutriments, mangez varié et coloré. Vous pouvez aussi par exemple faire une cure de pollen frais, un complément très intéressant de par sa richesse nutritionnelle.

Par Anne Plantier, naturopathe certifiée et validée par le réseau Medoucine.

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