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Le témoignage d’Emilie : 2 FIV, plusieurs TEC, un parcours en pause

Bonjour !

Je suis une fivette depuis novembre 2017 et je vais vous faire partager mon parcours.

Un utérus bicorne et mes premières grossesses naturelles

Tout remonte à quelques années lorsqu’on m’a découvert par hasard lors d’une échographie pelvienne une malformation utérine appelée utérus bicorne. mon gynécologue m’avait rassuré à l’époque en me disant que beaucoup de femmes l’avaient sans même s’en rendre compte et donnaient naissance à de très beaux bébés.

Certaines étaient plus surveillées, mais en le sachant avant il m’a annoncé que ce ne serait pas un problème dans mon cas, j’avais 20 ans à l’époque et aucune envie de tomber enceinte à ce moment-là.

Je suis tombée enceinte quelques années plus tard en janvier 2016. Au bout d’1 mois de grossesse alors que j’étais au travail, j’ai eu de grosses pertes de sang. je suis allée consulter chez mon médecin qui m’a annoncé une possible fausse couche. Grosse déception mais, étant tombée enceinte assez rapidement (1 mois après l’arrêt de la pilule) je me suis dit que tout allait bien se passer et que ça peut arriver.

Le souci c’est que les douleurs se sont intensifiées et les pertes de sang ont repris de plus belle quelques jours plus tard. J’avais une ordonnance pour une échographie de contrôle le jour même, et c’est là que l’échographiste m’a dit qu’il voyait une masse dans ma trompe gauche. Je vous épargne les détails mais la suite a été un enchaînement d’allers retours aux urgences et de doutes permanents, tout ça pour finalement me faire opérer et prier que ma trompe ne soit pas trop abîmée pour que la gynéco qui m’opère décide de la conserver.

Une fois revenue du bloc, le gynéco est venu me voir et m’a annoncé que ma trompe était intacte et qu’elle avait donc pris la décision de la laisser. Soulagée sur le moment, elle m’a précisé tout de même que les risques de récidive en cas de grossesse étaient quand même bien présents. Et que les injections de méthotrexate que j’ai pu avoir avant l’opération m’obligeaient à repousser les essais d’au moins 3 mois.

Mon compagnon et moi avons donc repris les essais seulement 3 mois plus tard et là. Surprise ! Je suis à nouveau enceinte.

Grande joie mais beaucoup d’appréhension aussi car la cœlioscopie est récente et les souvenirs de l’épisode sont toujours bien présents. Au bout d’1 mois et demi cette fois, gros saignements et grosses douleurs familières. Direction les urgences et à nouveau un déchirement. La grossesse est encore logée dans ma trompe gauche

De là, injections (qui ne fonctionnent toujours pas) puis cœlioscopie avec retrait de ma trompe.

La gynéco qui m’a opéré les 2 fois étant spécialisée dans les grossesses difficiles et problème de fertilité je décide de la prendre en tant que gynécologue de suivi.

Quelques mois plus tard, alors que nous avons repris les essais pour retomber enceinte, rien ne se passe et je me demande si je suis devenue infertile. Des douleurs sont apparues au cours de mes cycles et même en dehors que je n’avais pas avant, et ma gynécologue me demande d’être patiente.

Et me demande de nous revoir encore dans 6 mois pour faire le point. J’ai subi entre temps une hystérosalpingographie qui met en évidence une trompe (la seule qu’il me reste) perméable et d’apparence fonctionnelle et aucune lésion pouvant démontrer une possible endométriose que redoutait ma gynécologue.

Direction la PMA

Les mois passent encore et ma gynéco ne décidant rien, je décide d’aller voir un spécialiste au CHU de Nîmes en PMA, sous les conseils d’un acupuncteur qui me suit pour mes douleurs pelviennes de plus en plus intenses.

Le rendez-vous est pris assez rapidement et le verdict tombe dans la foulée. Ma malformation est responsable de ces GEU et tomber enceinte naturellement est proscrit car gros risque que ma trompe restante me fasse le même coup que celle qu’on m’a retirée.

Nous sommes en octobre 2017, les tests sont tous faits et le traitement va pouvoir démarrer, ce sera une FIV.

Première ponction : 16 ovocytes, 3 embryons à j5 (blastocystes)

Premier transfert d’embryons frais et premier test de grossesse positif ! Heureuse, je fais ma première échographie de contrôle car des douleurs suspicieuses quant à son emplacement dans l’utérus. Et tout va bien, son cœur bat et les images montrent un embryon bien placé mais la gynéco me demande de revenir car petit décalage de datation entre ce qu’elle voit et l’image qu’elle devrait voir. Mais rien d’inquiétant.

15 jours plus tard nouvelle écho et là grosse déception. Le cœur ne bat plus, la grossesse est arrêtée, je fais une fausse couche.

2ème essai après cycle de repos, transfert d’embryon congelé (le 3ème et dernier embryon est décongelé aussi car le 2ème n’était pas terrible) et échec d’implantation cette fois.

2ème ponction : 22 ovocytes et 9 embryons, tous congelés car hyperstimulation, donc trop risqué mais tous au stade de blastocystes j6

1er transfert d’embryon congelé et échec d’implantation

2ème transfert et enceinte à nouveau, mais fausse couche à 1 mois et demi de grossesse.

2 fausses couches inexpliquées qui engendrent des examens génétiques et un bilan hématologique qui révèle chez moi une maladie auto immune étant responsable des fausses couches à répétition et échec d’implantation ===>>>nouveau protocole avec fluidifiant sanguin et faible dose d’Aspégic.

3ème transfert d’embryons congelé et échec d’implantation.

4ème transfert et à nouveau enceinte mais GEU à droite et décision de la retirer. Plus aucune grossesse naturelle ne sera possible pour moi, on m’annonce en plus qu’on a dû me retirer de nombreux nodules d’endométriose situés dans la zone du péritoine.

Protocole de la 5ème TEC interrompu car mauvaise réponse au traitement. Ne sachant plus quoi faire, je décide de prendre rdv chez ma gynéco en PMA qui me propose un protocole personnalisé appelé Matrice Lab qui est payant mais qui aurait fait ses preuves. Tant pis pour l’argent je décide de faire cet examen

Nous avons dû attendre près de 7 mois pour pouvoir réaliser l’examen entre les délais et les fermetures des labos.

Nous sommes en octobre 2019 et le premier protocole Matrice Lab peut être mis en place.

Décembre 2019 :5ème transfert : échec d’implantation (grosse déception).

6ème transfert : échec à nouveau.

7ème transfert annulé car mauvais cycle.

En attente à ce jour pour le prochain transfert mais confinement oblige, nous allons devoir prendre notre mal en patience. Car même si devenir mère est devenu une priorité pour nous, il est important aussi de prendre le temps pour se reconstruire et vivre pour soi un peu aussi.

Bon courage à toutes on ne lâche rien !

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