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La thyroïde est une glande endocrine ayant pour rôle de réguler les systèmes hormonaux du corps humain. Les affections qui la touchent (hyperthyroïdie ou hypothyroïdie) peuvent influencer nos hormones et donc la fertilité. Le déséquilibre des hormones peut avoir des conséquences sur la grossesse et sur nos capacités à en démarrer une. Voici ce que vous devez savoir à ce sujet.

L’hypothyroïdie

L’hypothyroïdie est considérée comme une affection courante et très fréquente. Elle peut toucher entre 2 et 4 % des femmes qui se trouvent en âge de concevoir un enfant. Cette maladie est directement liée à la sécrétion d’anticorps de type thyroïdiens, qui sont les anti-TPO et les anti-thyroglobulines. En règle générale, elle est provoquée par une thyroïdite auto-immune, que l’on connait aussi sous le nom de « maladie de Hashimoto ».

Le diagnostic de la maladie

La maladie peut revêtir différentes formes, que l’on peut diagnostiquer par un dosage élevé de la TSH, qui est l’hormone hypophysaire ayant pour mission de stimuler la thyroïde. Ce dosage est associé à un dosage réduit de la TSH, qui est l’hormone thyroïdienne T4. Dans certains cas très rares (les cas de forme franche), l’hypothyroïdie s’accompagne de symptômes importants tels que la prise de poids, la fatigue, le goitre… La maladie peut aussi générer un ralentissement de l’idéation. Il s’agit du processus de production des idées. Ces symptômes sont évocateurs, et devront faire l’objet d’un diagnostic et d’un traitement approprié.

Les conséquences sur la fertilité

L’hypothyroïdie s’associe souvent à l’hyperprolactinémie, qui désigne une augmentation de l’hormone responsable de la lactation dans la circulation sanguine. Le tout s’accompagnant de troubles de l’ovulation et de l’élévation des risques de fausse couche. Le médecin cherchant à traiter l’infertilité liée à l’hypothyroïdie va prescrire une hormone thyroïdienne synthétique. Celle-ci a pour rôle de faire diminuer le taux de TSH plasmatique de manière conséquente et rapide. Ce taux va ensuite être surveillé régulièrement afin de déterminer si le traitement est efficace ou non.

Dans le cadre de l’infertilité, et si le taux de TSH intègre le bilan initial, ce dernier va devoir subir des contrôles rapides notamment en cas de grossesse. En effet, les femmes enceintes ont un besoin d’hormones thyroïdiennes croissant. Il faudra donc veiller à ce qu’elles prennent une hormone de synthèse pour traiter l’élévation du taux de TSH.

L’hyperthyroïdie est moins fréquente, mais importante

L’hyperthyroïdie est bien moins fréquente que l’hypothyroïdie. Sa forme la plus fréquente se présente sous le nom de la maladie de Basedow. Celle-ci se manifeste généralement par des insomnies, des troubles du rythme cardiaque, ainsi qu’une perte de poids anormale. La maladie peut tout à fait s’accompagner de troubles de l’ovulation ayant des effets sur la fertilité.

Dans le cadre d’une grossesse, l’hyperthyroïdie non traitée peut par ailleurs générer des complications conséquentes pour la femme, dont des problèmes cardiaques. Mais elle peut aussi toucher l’enfant, en augmentant les risques de retard de développement et de naissance prématurée. La maladie se diagnostique par une augmentation du dosage plasmatique de l’hormone thyroïdienne T4, qui s’associe à un taux de TSH très bas. Ainsi, la maladie devra faire l’objet d’un traitement avant le départ d’une grossesse. Cette dernière ne sera recommandée que lorsque l’équilibre de la thyroïde aura été rétabli par le traitement. Les risques pour la mère et l’enfant sont trop conséquents en cas de grossesse.

À savoir

Quelle que soit sa forme, une affection de la thyroïde peut avoir des conséquences sur la fertilité. En cas de grossesse, certaines peuvent même avoir des effets néfastes pour la mère et l’enfant. En cas de doute, il est préférable de consulter son médecin afin de poser un éventuel diagnostic.

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