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L’accompagnement à la FIV par le Shiatsu

Le Shiatsu est une médecine alternative japonaise basée sur les principes de la médecine traditionnelle chinoise. Le Shiatsu vient réguler les mouvements d’énergie (Ki) dans les méridiens par la pression des doigts et des mains sur leurs trajets général ou en pressant précisément certains points pour leurs propriétés spécifiques. Le Shiatsu comporte aussi des mobilisations, des étirement légers, ou encore la simple apposition des mains. C’est une pratique énergétique manuelle qui prend en compte l’individu dans son ensemble et donc aussi bien historique médical que ses émotions et ses problématiques psychologiques et son parcours de vie.

Par Karen Monier, praticienne en Shiatsu certifiée et validée par le réseau Medoucine.

En quoi est-ce une pratique adaptée dans le cadre d’une FIV ?

Bien que l’on ne sache pas médicalement pourquoi, le travail énergétique sur certains a une influence réelle sur le cycle féminin, sur sa régularité, sur le flux, sur les éventuelles douleurs et sur la grossesse. Le Shiatsu est aussi une technique à laquelle se forment de plus en plus de sages-femmes qui souhaitent pouvoir proposer, à leurs patientes, un accompagnement plus complet et plus humain de leur grossesse.

À quelles étapes de la FIV peut-on avoir recours au Shiatsu ?

À chaque étape, ce soin apporte une aide différente aux couples engagés dans un processus de FIV. Au tout début, dès que la décision est prise, le Shiatsu va favoriser une régularisation du cycle et détendre suffisamment la future mère pour qu’elle ne s’angoisse pas en prenant conscience du planning chargé et des interventions qu’elle va subir pendant les semaines et les mois à venir.

Puis, pendant les phases de stimulation ovarienne et de transfert, qui sont souvent des phases assez rapprochées, une séance de Shiatsu pourra travailler sur plusieurs objectifs différents : Au cours de la séance, le praticien va plus particulièrement cibler des méridiens qui interviennent sur l’utérus pour que celui-ci accueille le plus naturellement possible l’embryon transféré et le laisse s’implanter. D’autre part, le Shiatsu va atténuer les peurs de la patiente envers les interventions de ponction et de transfert.

Le praticien va profiter de la séance pour apprendre à la patiente à réguler son souffle pour que lors des interventions elle puisse utiliser sa respiration pour se détendre et ressentir le moins possible la ponction. Après le transfert, pendant la phase d’attente, le Shiatsu viendra renforcer l’utérus et l’endomètre pour favoriser la nidation.

Le second objectif de ce Shiatsu sera de calmer le stress provoqué par cette attente pendant laquelle alterne les phases d’espoir et de crainte.

Et monsieur dans tout ça ?

Une FIV est une aventure qui se vit à deux. Le rôle du futur père est déterminant pour que cette période se déroule avec un maximum de sérénité et de chance de réussite. Voir sa compagne s’angoisser et réagir plus ou moins bien aux traitements hormonaux n’est certainement pas chose aisée.

Le fait d’avoir des rapports sexuels non plus spontanés mais programmés n’est pas naturel. Dans un acte normalement initié par les émotions et les sentiments, avoir une érection et éjaculer sur commande peut être très angoissant. Si appréhension il y a, recevoir un shiatsu quelques jours avant la phase de prélèvement devrait aider le futur père à prendre suffisamment de distance pour que l’enjeu soit moins oppressant et inhibiteur.

Et après ?

Enfin, après les résultats, dans le cas où la FIV aurait échoué, une séance de Shiatsu soutient la maman, comme pour une fausse couche, en restaurant le Ki perdu par cette perte pour préparer le corps à rapidement reprendre ses cycles et permettre de nouveaux espoirs. Cette séance va aussi permettre à la patiente d’évacuer une partie de sa tristesse et de prendre le recul nécessaire pour envisager sereinement une autre FIV ou l’arrêt des protocoles.

Comment choisir son praticien ?

Pour recevoir des Shiatsu efficaces et sans risques, il est important de bien choisir son praticien. Un praticien diplômé par la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel ou par le Syndicat professionnel du Shiatsu a reçu un enseignement approfondi et sérieux sur quatre ans, validé par la rédaction et la défense d’un mémoire et par un examen de sa pratique. En prenant votre premier rendez-vous avec le praticien, pensez à lui expliquer votre situation ; le code de déontologie des praticiens en Shiatsu est très important.

Si un praticien à l’impression qu’il n’a pas le savoir-faire nécessaire pour pratiquer dans ce cadre, il vous le dira et vous orientera peut-être vers un collègue plus expérimenté.

Par Karen Monier, praticienne en Shiatsu certifiée et validée par le réseau Medoucine.

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