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Le témoignage de Christina, 3 FIV en France, une FIV-DO en Espagne et un petit garçon

Une rencontre tardive et un désir d’enfant rapide

Il y a quelques années de cela, j’ai commencé un long et douloureux parcours, un véritable parcours du combattant qui m’a appris beaucoup de chose sur moi-même et la vie en général.
J’ai rencontré mon mari assez tard j’avais 35 ans, par le passé j’ai eu 2 grandes histoires d’amour qui se sont mal fini.

Nous avons décidé de faire un bébé au bout d’un an, pendant 6 mois nous avons essayé naturellement mais bébé n’arrivait pas, du coup sur les conseils de ma gynécologue nous avons effectué des examens, et à ma grande surprise on a découvert que j’étais en IOP (insuffisance ovarienne précoce) cela me parut absurde car j’étais tombée enceinte 2 fois par le passé mais pas avec les bonnes personnes et cela c’était terminé par une IVG , mais comme le disait ma gynécologue en plus de 10 ans il y a des choses qui changent dans le corps d’une femme.

L’entrée en PMA : 3 FIV avec mes propres ovocytes

Étant donné les résultats, je suis rentrée directement en PMA, ma gynécologue m’a orienté vers une spécialiste de l’infertilité à St Cloud.

Lors de ce rendez-vous ce docteur était très direct et n’a pas pris de pincettes, elle m’a clairement dit qu’il y avait peu de chance qu’une FIV avec mes ovocytes fonctionne et m’a conseillé de passer directement en FIV DO, il était pour moi impensable de porter les ovocytes d’une autre je ne voulais pas en entendre parler, donc nous avons décidé de partir en FIV avec mes ovocytes.

Première FIV : un seul embryon transféré et négatif j’étais anéantie, mais bon j’ai relevé la tête et on est repartis au combat.

Deuxième essai FIV : le traitement n’a pas fonctionné du coup pas assez de follicules ça s’est terminé en IA et négatif un fois de plus dévastés mais on lève la tête et on repart,

Troisième FIV : au grand miracle positif j’étais folle de joie mon mari aussi je n’y croyais plus et ce petit être était là, quelques semaines passent et je commence à avoir des douleurs mais bon je n’y fais pas attention et les douleurs commencent à être de plus en plus fortes jusqu’à ce matin la veille de mes 40 ans ou impossible de me lever.

Mon mari me conduit aux urgences et le verdict tombe GEU une trompe a rompu, on me monte au bloc et à mon réveil on m’annonce que je n’ai plus qu’une seule trompe et plus de bébé. J’ai cru mourir de tristesse tout s’est écroulé le jour de mes 40 ans.

Mon mari dévasté, il ne supportait plus de voir des femme enceintes, moi je me disais que c’était le retour du bâton et oui deux avortements par le passé il y avait forcément quelqu’un là-haut qui s’acharnait sur moi.

Nous avons attendu deux mois et nous avons repris le combat plus déterminés que jamais, nous avons encore essayé une quatrième FIV mais malheureusement le traitement n’a pas fonctionné même pour une insémination artificielle.

Direction l’Espagne pour un don d’ovocytes

Là-dessus, la docteur m’a dit qu’elle ne pouvait pas faire de miracle que c’était de l’acharnement pour rien et que les seules options qu’ils me restaient étaient l’adoption ou le don d’ovocytes.

Donc après 4 années de fausses joies, de faux espoirs, j’ai réussi à faire le deuil de mes ovocytes et nous avons opté pour le don d’ovocytes les années étant là et les délais d’attente en France pour les dons étant très longs, elle nous conseilla une clinique en Espagne à Barcelone : Eugin.

Nous avons eu notre premier rendez-vous en novembre 2017, première FIV DO en mars 2018 négative et deuxième FIV DO en mai 2018 positive évidemment j’étais en stress pendant toute ma grossesse de peur qu’il arrive encore quelques chose et mon petit miracle a pointé le bout de son nez le 19/01/2019 un peu avant mes 42 ans

Alors oui génétiquement ça change tout : il n’a pas mon nez, mes yeux, ma bouche, mais il a tout mon amour et ça rien ne pourra le changer.
Il m’aura fallu 4 années de PMA faites de souffrances et faux espoirs contre 6 mois en Espagne pour réaliser mon rêve, mais sans toutes ses années de souffrances je n’aurais peut-être jamais réussi à franchir le pas vers le don d’ovocytes et n’aurais peut-être jamais connu la joie d’être enfin une maman.

Tout ça pour dire qu’il faut croire en ses rêves et ne jamais laisser tomber et aller au-delà des préjugés.

J’espère que mon récit pourra aider certaines et redonner de l’espoir à celles qui pensent que tout est fini.

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