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Les effets à long terme

Plusieurs types de risques doivent être envisagées pour l’enfant

Le risque de prématurité

Déjà en mars 2002. une publication du New England Journal of Medicine révélait que les enfants issus d’une PMA avaient 2,6 fois plus de risques de naître avec un poids anormalement bas. Tandis que d’autres montraient des complications nombreuses, prématurité (12.2 %,contre 5.6 % dans la population), mortalité périnatale (18.6 %«contre 12.3 %) et mortalité infantile (14.3 %o contre 9,7 %).

La première est d’ordre somatique, en particulier dans le cadre de la FIV avec ou sans ICSI, ou encore lors de la congélation embryonnaire.La FIV serait associée à un taux significativement plus élevé de la prématurité et du faible poids à la naissance, ainsi qu’une mortalité néonatale plus importante.

Le rapport de la Haute Autorité de santé, qui propose une synthèse des études concernant l’ ICSI  montre que le risque de prématurité est environ une fois et demie supérieur pour les enfants conçus par ICSI, comparativement à ceux conçus naturellement. Le risque de petit poids est presque deux fois plus élevé.

Le risque de malformation génétique

Avec ces méthodes, les spermatozoïdes, incapables dans les conditions naturelles de parcourir leur chemin jusqu’à l’ovule, voire de féconder dans le cas de l’ lcsi ne sont plus éliminés. Malgré d’éventuelles anomalies génétiques, ils seront à l’origine d’un nouvel individu… avec en théorie plus de risques pour ce dernier, affirment certaines études.

Par ailleurs, le risque de malformation majeure est significativement plus fort chez les enfants conçus par fécondation in vitro ou par ICSI, comparativement aux enfants conçus naturellement : il est estimé en moyenne à 5.9 % (FIV, ICSI) contre 3.6 % (conception naturelle). La fréquence des anomalies chromosomiques observée chez les enfants issus d’ICSI est également accrue, en moyenne de 3 % versus/0.37 % pour la population générale.

D’autres études au contraire se veulent plus optimistes, comme celle dirigée par le Dr Géraldine Viot, généticienne à la maternité Cochin. Portant sur 15162 enfants suivis jusqu’à l’âge de 5 ans, elle a montré des taux de malformation congénitale de 4.3 %, contre 2.5 % dans le reste de la population. Des chiffres rassurants d’après son auteur, car bien inférieurs à ceux avancés par d’autres, 11 % par exemple.

La FIV augmente-t-elle le risque de malformations congénitales chez l’enfant ?

Encore de nos jours, les études se contredisent à cet égard. Environ 4% des enfants conçus naturellement présentent des malformations congénitales à la naissance. Certaines études démontrent qu’il n’y a pas plus de malformations fœtales chez les enfants conçus à la suite d’une procréation assistée que chez ceux qui sont conçus naturellement. D’autres ont rapporté que l’incidence de malformations était légèrement plus élevée (5 à 8%) chez les enfants issus de la FIV, mais que cette augmentation serait en grande partie causée par des facteurs d’origine parentale (âge plus avancé, maladies chroniques ou encore statut d’infertilité).

Il est possible que les enfants conçus à l’aide de la technique ICSI présentent un risque légèrement accru de malformations congénitales, indépendamment des facteurs parentaux, possiblement parce qu’il n’existe pas encore de moyens fiables de déterminer si le spermatozoïde injecté à l’intérieur de l’ovule est exempt d’anomalies. Cela dit, la très grande majorité des enfants conçus grâce à la FIV ou à l’ICSI sont en excellente santé.

Le risque d’ordre psychologique

En général, les enfants issus des procréations médicalement assistées sont conçus après un long et douloureux parcours d’infertilité. Ils peuvent être investis comme des enfants précieux et faire l’objet d’une surprotection anxieuse. Cet effet « infertilité » influence le devenir des enfants conçus par assistance médicale à la procréation, mais il n’est pas spécifique de ce mode de procréation. Quel est donc le devenir des enfants issus de procréations médicalement assistées ? Faut-il penser que ces pratiques retentissent sur leur développement psychologique ? Nous disposons actuellement de deux sources principales d’informations : les études de cohortes et les études de cas. Les études de cohortes sont des études statistiques, qui portent sur un assez grand nombre de cas mais restent volontiers superficielles. Scion ces études, certaines difficultés psycho- affectives se font sentir dans la relation parents-enfant mais aucun trouble psychologique grave ne paraît relatif au mode artificiel de procréation. Dans leur ensemble, ces études se montrent donc plutôt rassurantes quant au développement des enfants, y compris pour l’ICSI.

Le rapport de la Haute Autorité de santé explique ainsi que « les études de grande cohorte avec un long suivi à 5 ans n’ont pas rapporté de différences majeures entre les enfants conçus naturellement ou après ICSI quant au développement physique, cognitif et psychologique (7 études dont 3 de haut niveau de preuve)— ».

Actuellement, des données commencent à être publiées sur le développement ultérieur, en particulier autour de la période de l’adolescence. Dans une étude européenne sur les familles issues de l’assistance médicale à la procréation. S. Golombok (2002) et son équipe présentent les résultats de la deuxième phase de leur enquête longitudinale. Cette recherche concerne des enfants âgés de 11-12 ans, appartenant à quatre groupes :

102 familles FIV

94 familles IAD

102 familles adoptives

102 familles avec conception naturelle

 Les mesures effectuées sont assez étendues. Les auteurs concluent que les familles FIV et IAD avec des enfants préadolescents se portent bien. Pour de nombreuses mesures, les différences notées ne sont pas statistiquement significatives. Il faut cependant noter que seulement 8.6 % des enfants sont au courant de leur origine génétique, ce qui peut faire le lit de problématiques de remaniements identitaires futurs.

Pas de consensus sur ces questions

Finalement aucun consensus ne se dégage, en raison d’un problème de méthode. Une étude satisfaisante consisterait à comparer au sein d’une même famille des enfants conçus par une PMA et d’autres « naturellement ». C’est bien sûr difficile, les problèmes d’infertilité touchent les couples bien souvent de façon permanente. Voilà pourquoi des expériences sont menées chez la souris, car il est facile d’obtenir d’un même couple une double descendance. Là encore, les résultats sont disparates, plus d’un révélant un taux d’anomalies supérieur à la moyenne ou encore des modifications épi génétiques qui affectent l’expression des gènes.

Les PMA en sont-elles responsables ? Les anomalies chromosomiques ou génétiques, plus élevées chez les hommes souffrant de troubles de la spermatogenèse. expliqueraient les problèmes plus nombreux rencontrés par leur descendance.

 

Un reportage suisse du 4 avril 2012 sur le sujet pose cependant la question de manière alarmiste à propos des risques vasculaires accrus :

Téléchargez le rapport de la Haute Autorité de Santé de décembre 2006 à propos de l’ICSI :

Rapport ICSI Haute Autorité de Santé

 

Article de Marie Claire : Et si les FIV provoquaient des cancers ?

fiv-cancer

15 Commentaires

  1. BODOUA MARTHE YOH

    bonjour,
    je suis maman de trois enfants nés pas FIV ? Qui ont 27 , 25 et 15 ans tous le monde va bien physiquement et psychiquement avec chacun son comportement comme dans la vie de tout et chacun merci prenez la comme elle vient

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  2. Helene

    Bonjour

    Je suis choquée par cette étude concernant ses malformations. Ce n est pas du tout ce qui est ressorti de nos rdv Pma.
    5.9 % c est 6 enfants à naître sur 100. C est énorme ! Le parcours est long et douloureux. Mais je trouve que l information donnée par les Pma est légère. Ce type d information est à connaître avant de ce décider!

    Que je prenne le risque par ses traitements de développer un cancer plus tard est une chose ( cela est bien noté sur les notices des medocs…)
    Mais le risque d être à l origine d une malformation d 1 être cher car on a voulu sa naissance à tout prix c est rude…

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  3. Caroline

    ….Quel ancien bébé éprouvette a eu un problème de santé??

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    • Lily

      Je suis un bébé éprouvette et je n’ai aucuns problèmes de santé , juste un petit rhume de tant en tant en hiver. Je n’ai aucuns problèmes psychologiques et j’ai fait de brillantes étude. La naissance prématurée des enfants éprouvettes est due au fait qu’il y a bien souvent plusieurs enfants. Les enfants nés de grossesse multiple, conçu naturellement ou non, sont souvent prématurés, la cause ne réside donc pas dans les FIV . Attention au biais d’interprétations des études scientifiques, il est nécessaire que la méthodologie conduisant à l’interprétation des résultats soit rigoureuse !

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      • Marjorie

        Bonjour,

        Aujourd’hui la plupart des études sérieuses excluent les grossesses gémellaires de leur analyse pour ces raisons justement. Les résultats sont également le plus souvent normalisés avec l’âge de la mère qui est également un facteur de risque pour la grossesse.
        Bonne continuation

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      • Bout Manel

        super et une trés bonne réflexion , vous avez quel âge SVP ?

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  4. Laure

    Bonjour
    je vois que l’information concernant l’étude suisse de 2012 a été relayée sur le site sans autre interprétation et son visionnage m’a fait l’effet d’une bombe. cette étude, qui m’a l’air tout à fait sérieuse, pointe des risques importants pour nos enfants fiv dans leur future vie d’adulte. Aucun médecin, dans mon parcours pma, ne m’a alerté sur ce sujet et personne n’en parle sur les forums ! je ne comprends pas, sommes nous devenues tellement aveuglées par notre désir d’enfant au point de faire l’autruche ? et pourquoi aucune autre étude sur le sujet en 5 ans alors qu’un énorme pavé a été jeté dans la mare? je suis actuellement enceinte après ma 1ere fiv réussie et n’arrive malheureusement pas à me réjouir. subir l’infertilité est déjà quelque chose d’extrêmement douloureux et quand nous y arrivons enfin, on nous dit qu’il faut craindre pour la santé de nos enfants. je suis dévastée.

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  5. Line-Marie Fortier

    Tu es comme les autres SALOME, tu commences ta vie de femme, bon courage! personne n’est à100 pour 100 parfait

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  6. Salomé

    Bonjour,
    J’ai actuellement 16 ans, et Moi et Ma soeur jumelle sont des enfants-éprouvette (par FIV).
    Si nous sommes nées prématurément (Notre mère avait eu une infection urinaire qui certainement tout fragilisé), nous nous portons très bien ! J’ai une légère malformation congénitale aux oreilles (apparemment j’entends moins bien, personnellement je trouve que j’entends mieux que d’autres !), ét une très petite taille (sachant que mes parents ne sont pas grand, et que du côté de mon père tout le monde est petit.)

    Bref, tout ça pour vous dire que je me porte très bien, je n’ai aucun soucis psychologique et même au quotidien (des problèmes comme tous les ados quoi), je reussi bien en classe.
    Donc non, je ne suis absolument pas affectée psychologiquement.

    Je vis comme un enfant « crée naturellement », c’est à dire sans soucis. Cet article me paraît très exagéré, tous les enfants conçus par FIV ou autre sont mis dans le même panier.

    Ps : merci de me rassurer quant à l’infarctus que j’aurais sans doute dans ma Vie…

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    • vertecampagne (line-marie)

      T’inquiète pas, ma grande, tu es une femme comme les autres et te tracasse pas avec les maladies que tu pourrais avoir. Suis une mamie et G vu plein d’infarctus et autres chez les gens conçus « normalement » .Profite de la vie et j’espère que tu sera maman à ton tour!

      Réponse
    • Marjorie

      Bonjour,
      Il faut bien comprendre la différence qu’il existe entre une augmentation d’un risque et la certitude d’avoir une maladie. C’est comme pour les fumeurs, leur risque de maladie cardio-vasculaire est augmenté mais ce n’est pas pour cela que tout les fumeurs mourront d’infarctus. Et ce n’est donc pas parce que vous vous allez bien que ce sera le cas de toutes les personnes issues de FIV. Il ne s’agit pas de mettre tout le monde dans le même panier mais bien d’évaluer une possible augmentation de risque, c’est comme cela que procède les études scientifiques.
      Bonne continuation

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  7. N. Farine

    en France on oublie bien volontier de nous expliquer tout ça car comme le dis le professeur c’est une spécialité qui génère des millards d’euros…

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    • Claire

      Et ben merci de ce doc! comment dire je suis en pleures! même si je sais que cela doit être complétement faux, ou du moins très exagéré, je suis quand même en train de toucher mon ventre et de prier pour mon petit ange… bande de c…. heureusement que depuis le début de mon parcours les professionnels de santé me disent que la vie des bébés éprouvette sera totalement normal, que la grossesse aussi comme celles naturelles…heureusement que je ne suis pas tombée sur ce papier avant, pendant les épreuves, parce que le moral étant déjà bas avec ça il est brisé… soit je suis heureuse de lire des commentaires comme les votre qui me rassurent davantage. Je vais sécher mes larmes …belle vie à tous mes petits anges, au combien vos parents vous aime plus que tout…

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      • Caroline

        Bonjour,
        Ma fille a 16 ans, née de fiv avec icsi, elle va très bien, sportive, douée au lycée etc.. pas d’inquiétude à avoir! Profitez de vos bébés fiv! Ils sont comme les autres!! Et on ne connaît l’avenir de personne.. même les medecins. 🙂

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      • Bout Manel

        salut! vous avez accouché et j’espère que votre bébé se porte bien ainsi que vous , bisous

        Réponse

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