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Le Freeze All en FIV

La technique du freeze all se destine à des cas très particuliers. Elle peut se montrer très efficace dans certaines circonstances.

Qu’est-ce que la méthode freeze all ?

La méthode freeze all a pour objectif de congeler l’ensemble des ovocytes ou des embryons provenant d’une ponction folliculaire. Elle est utilisée lorsqu’il y a besoin de différer un transfert à un cycle ultérieur.

Quand est-elle pratiquée ?

Le freeze all est utilisé dans certains cas particuliers. Elle est conseillée lorsqu’il y a présence du syndrome d’hyperstimulation ovarienne, ou encore lorsqu’un accroissement prématuré de la progestérone plasmatique en fin de phase folliculaire survient. Ce cas de figure peut réduire les chances de succès de l’implantation. De plus, on utilise la méthode freeze all lorsque la muqueuse utérine n’est pas adaptée à l’implantation.

De plus, la congélation des embryons par vitrification offre une grande fiabilité. Les spécialistes et le couple concerné peuvent attendre le moment opportun pour effectuer le transfert. Les chances de réussite peuvent ainsi être multipliées.

Contrairement aux idées reçues, utiliser cette technique ne diffère pas énormément la date de l’implantation. Le transfert des embryons ainsi congelés peut avoir lieu sous un mois et être réalisé sur un endomètre mieux préparé, qui est donc aussi plus propice à la nidation.

Etude sur le sujet (Octobre 2016)

Congeler tous les embryons obtenus lors d’un cycle de fécondation in vitro (FIV), stratégie encore appelée de freeze-all, en vue de réaliser le premier transfert d’embryons lors d’un cycle ultérieur, non exposé à l’hyperstimulation ovarienne, n’améliore pas le taux de grossesse par rapport au transfert d’embryons frais, montre une étude randomisée présentée mercredi au congrès de l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM) à Salt Lake City.

Cette stratégie est soutenue par de plus en plus d’éléments de preuve suggérant sa supériorité par rapport au transfert d’embryons frais, mais cela n’a pas été validé par un essai randomisé contrôlé à grande échelle, soulignent L. Vuong de l’université de médecine et de pharmacie d’Ho Chi Minh et ses collègues dans le résumé de la communication, présentée en session de late-breaking abstracts.

Leur étude a inclus 782 patientes recevant leur premier ou deuxième cycle de FIV ou d’injection intracytoplasmique de spermatozoïde (Icsi). Les patientes présentant un syndrome des ovaires polykystiques étaient exclues. Elles ont reçu un protocole de stimulation ovarienne par antagoniste de la GnRH, et étaient éligibles parce qu’elles avaient au moins un embryon de haute qualité présent à J3.

Elles ont alors été randomisées entre la cryoconservation de tous leurs embryons et un transfert d’embryons frais (deux embryons au maximum). Dans le groupe cryoconservation totale, tous les embryons de grade 1 et 2 ont été cryoconservés. Une décongélation a été réalisée lors d’un cycle ultérieur au moment prévu pour le transfert d’embryons.

Le taux de grossesse évolutive, critère principal évalué, a atteint 36,3% dans le groupe freeze-all contre 34,5% dans le groupe transfert frais, sans différence statistiquement significative.

Aucune différence significative n’a été constatée non plus en termes de complications: les taux de syndrome d’hyperstimulation ovarienne modérée à sévère étaient respectivement de 0,8% contre 1,0%, les taux de grossesse ectopique de 1,5% contre 3,1% et les taux d’accouchement avant 24 semaines de 0,3% contre 0,8%.

« Chez les couples infertiles sans syndrome des ovaires polykystiques recevant une FIV/Icsi, une stratégie de freeze-all avant le transfert d’embryons n’a pas amélioré le taux de grossesse évolutive par rapport à une stratégie de transfert d’embryons frais », concluent les auteurs.

 

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