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Méditation et FIV

La méditation fait de plus en plus d’adeptes. Idéales pour se connecter au présent, elle pourrait bien jouer un véritable rôle dans un parcours de FIV.

La méditation : être présent au présent

La méditation n’a pas vocation à vous détendre mais à vous lier étroitement au présent, à vous rendre pleinement conscient de ce qui se passe ici et maintenant. Sons, sensations, odorat, mais aussi émotions sont démultipliés. Il s’agit d’être présent au présent sans jugement de valeur, de simplement saisir le moment avec davantage d’acuité.

Initialement liée à la pratique religieuse (vipassana, zen…), la méditation s’est développée vers une branche laïque, notamment par le professeur J. Kabat-Zinn, médecin responsable de la clinique de réduction du stress du Massachusetts aux Etats-Unis, qui intègre entièrement la méditation au parcours de soin médical.

La méditation passe essentiellement par le souffle. Les débutants peuvent ainsi commencer en prenant simplement le temps de respirer durant deux ou trois minutes plusieurs fois par jour, pour augmenter sa présence à soi et au monde qui vous entoure.

La place de la méditation dans un protocole de FIV

La méditation a la faculté de relier étroitement corps et esprit, et les scientifiques et médecins de nombreuses disciplines s’y intéressent. Or, la FIV est souvent décrite comme « des montagnes russes émotionnelles ». Se reconnecter à soi-même permet de mieux gérer stress, douleur et émotions qui accompagnent souvent un parcours de FIV. La pratique régulière de la méditation dans le contexte d’une FIV permet de mieux prendre conscience de son ressenti, de ce qui se passe dans son corps tout en prenant du recul par rapport à l’expérience. En se concentrant sur le présent, la personne qui médite calme le flux incessant de ses pensées, d’anticiper les suites de la FIV et d’imaginer le pire.

La méditation peut cependant être contre-indiquée chez les personnes qui souffrent de dépression ou de stress post-traumatique. Un suivi psychologique adapté avec un professionnel est alors préférable.

 

Méditer : où, quand, comment ?

La méditation peut se pratiquer partout, en toute circonstance. Débout, allongé, chez soi comme en extérieur… et seul. Il suffit de se concentrer sur sa respiration, de prendre conscience de l’air qui entre par le nez et inonde les poumons, soulève le diaphragme… On peut alors sentir le poids de ses vêtements, les micro-sensations qui parcourent le corps, et se recentrer calmement sur soi-même, avec douceur et bienveillance.

Pour se lancer, il existe de nombreux ouvrages et supports audio. Par exemple, les docteurs Jeanson et Versaevel (EPSM de Lille) proposent gratuitement des méditations de pleine conscience en ligne. Animateur chez France Inter, le docteur Christophe André a créé des livres et fichiers audio destinés aux débutants. Aux Etats-Unis, la méthode de J. Kabat-Zinn est une référence : elle s’appelle le MBSR, ou Mindfullness Based Stress Reduction.

La méditation offre une grande liberté de pratique et constitue un bon moyen de se ressourcer durant un parcours de FIV. Voyez si vous y êtes réceptif !

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