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Don d’ovocytes : bien comprendre ses risques d’échec et ses chances de succès

Taux de réussite des cliniques : comparer ce qui est comparable

Critères majeurs lors du choix d’une clinique ou d’une autre pour son traitement de FIV, les taux de réussite sont largement mis en avant par les établissements. Mais êtes-vous sûre qu’ils recoupent bien les mêmes données ? Demandez des renseignements, les statistiques pures peuvent se révéler trompeuses…

  • Taux de grossesse : les cliniques ne valident pas forcément le début d’une grossesse au même moment. Pour certaines, la grossesse commence dès que le test sanguin confirme le test urinaire. D’autres patientent jusqu’à 8 à 12 semaines, pour laisser passer la période la plus à risque de fausse-couche. Ces deux moyens de calculer le taux de grossesse n’ont rien à voir ! En outre, il s’agit seulement de grossesses cliniques. Autrement dit, rien n’indique que la grossesse a été menée à terme. Il faut donc s’intéresser aux taux suivants.
  • Taux d’accouchement : il comprend le nombre de femmes qui ont accouché par rapport au nombre de femmes qui sont tombées enceintes. Attention, ce taux ne garantit pas que le bébé est né vivant ou même en bonne santé.

 

  • Taux de naissance vivante : il s’agit d’une donnée capitale pour une clinique. En effet, c’est elle qui prend en compte le nombre d’enfants nés vivants.
  • Le taux de fausse-couche : il permet d’éclairer le taux de grossesse, puisque toutes les gestations n’arrivent pas nécessairement à terme. Connaître le taux d’arrêt du développement de l’embryon est important pour les mêmes raisons.
  • Nombre de cycles de traitement : s’il ne s’agit pas d’un taux, cette donnée est tout de même capitale, car elle permet de savoir si les pourcentages fournis sont véritablement représentatifs des réussites de la clinique. Imaginez qu’une clinique réalise un seul traitement : elle affichera un taux de succès de 100% ou de 0% selon que la grossesse a été menée à bien ou non, ce qui ne peut pas constituer un critère de choix, mais seulement un cas isolé.

Les raisons d’un échec de FIV-DO

Provenant d’une personne saine et jeune, les ovocytes lors d’une FIV-DO augmentent les chances de succès du traitement.

Plusieurs raisons rendent cependant l’échec toujours possible :

  • L’utérus est abîmé : l’embryon ne parvient pas à s’implanter dans l’utérus après le transfert à cause de la présence de polypes, d’endométriose, de myomes, du syndrome d’Asherman ou de cloisonnement de l’utérus. Ces diverses altérations utérines requièrent une intervention chirurgicale avant tout traitement de fertilité.
  • Le système immunitaire rejette l’embryon 
  • La coagulation sanguine s’effectue mal : si la patiente souffre de trombophilie, l’embryon est mal alimenté en flux sanguin, ce qui peut empêcher sa nidation ou son développement.
  • Le patrimoine génétique est altéré : l’embryon peut rencontrer des problèmes de développement à cause d’une altération génétique des spermatozoïdes, ce qui mène souvent à une fausse-couche ou avortement spontané.
  • L’embryon transféré est de mauvaise qualité : lorsque les spermatozoïdes sont eux-mêmes de mauvaise qualité (lents, faibles, déformés…), ils peuvent donner naissance à un embryon qui n’a pas les moyens de s’implanter ou de croître correctement et qui sera rejeté. Le souci peut également provenir des ovocytes de la donneuse. Le cas est rare, mais il suffit alors de changer de donneuse.
  • L’infertilité dure depuis longtemps
  • Le traitement hormonal pour la stimulation ovarienne n’est pas adapté à la patiente : si la patiente répond mal au traitement hormonal, il faut changer de protocole.

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