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Le témoignage de Caroline, 3 FIV et deux bébés

Notre rencontre et les propos blessants d’un médecin

Lorsque je rencontre mon conjoint, il m’annonce très rapidement qu’il sera difficile d’avoir des enfants naturellement. Il me raconte cet accident qui aurai pu lui couter la vie et qui lui a posé des problèmes de santé. Je comprends alors qu’avoir des enfants sera compliqué, nous devrons passer par des FIV sans trop savoir ce que cela engendre et ce que cela signifie.

Au bout de quelques années, on se penche sur la question de savoir vers quel médecin il faudra se tourner ou de quel centre spécialisé. Nous prenons alors deux rendez-vous.

Nous nous rendons donc à ce premier rendez-vous. Ce « docteur » ausculte mon conjoint, et nous annonce en ricanant qu’avec le profil de mon mari il faudrait plutôt songer à l’adoption et de ne surtout pas compter avoir d’enfants « naturellement » ; Ça vous fera 70€. Nous sortons de ce rendez-vous abasourdis et complétement démunis par la façon dont s’est déroulé ce rendez-vous et surtout par le manque de tact de ce « docteur ».

Direction le centre de PMA

Quelques temps plus tard et après discussion avec mon conjoint, nous nous tournons vers un centre de FIV proche de chez nous. Nous obtenons un entretiens 6 mois après et nous nous y rendons complétement stressés. Le médecin nous écoute, lit le dossier de mon conjoint. Il nous annonce que tout est possible sans nous donner non plus de faux espoir.

Après cet entretien, mon conjoint a droit à une batterie d’examens qui révèlent ce qu’on savait déjà. Il est stérile ! Commence alors les piqures quotidiennes et les multiples spermogrammes tous les mois. Au bout de 6 mois de traitement pour mon mari, nous faisons un bilan avec notre médecin qui n’est pas optimiste mais qui ne baisse pas les bras. Nous décidons alors de continuer encore quelques mois ce traitement. Au bout de trois, nous faisons à nouveau un point avec notre médecin. Il nous accueille avec un petit sourire et nous annonce que monsieur a un spermogramme positif.

Maintenant que mon mari a des zozos actifs, le médecin me refait une batterie d’examens qui ne révèle rien d’anormal.

Les FIV

Il nous propose alors de passer aux choses sérieuses et enclenchons donc le protocole FIV. Je fais des examens à mon tour qui ne révèlent aucunes anomalies de mon côté. Notre médecin nous explique que nous allons faire une ponction sur un cycle normal sans stimulation.

Nous voilà partis à faire des allers retours tous les deux jours pour faire des prises de sang et des échographies afin de prévoir la jour de la ponction. Au bout de quelques jours nous y voilà, mes ovocytes sont assez gros, on programme la ponction. Je reçois un petit sms m’indiquant l’heure du rdv.

Le résultat ? 14 ovocytes mais malheureusement aucun n’a tenu le coup.

Premier échec, difficile à digérer. On tombe de haut. A dire vrai, on ne nous prépare pas vraiment aux échecs. Ils sont difficiles à encaisser et surtout on ne veut pas montrer à l’autre que ça nous affecte.

De nouveau, nous prenons donc rendez-vous avec notre médecin, qui me prescrit du Gonal et de l’Ovitrelle pour stimuler mes ovaires. Nous recommençons nos allers-retours avec cette fois-ci beaucoup d’innocence sur encore un éventuel échec. Au but de quelques jours, nous programmons de nouveau une ponction. Nous obtenons cette fois-ci 9 ovocytes bien gros. Ils nous appellent deux jours plus tard pour nous annoncer qu’ils ont 4 embryons. On m’en implante un deux jours plus tard et là, s’ensuit 2 semaines interminables ou l’on doit attendre de faire cette fameuse prise de sang pour savoir si l’embryon s’est accroché.

Malheureusement, un nouvel échec encore difficile à digérer. Nous reprenons donc rendez-vous avec notre médecin pour planifier d’autres transfert qui se font les mois suivants. Malheureusement, cette deuxième ponction et les trois transferts d’embryon n’auront pas fonctionné.

Cette fois-ci, nous vivons cet échec, plus « facilement » et repartons pour une nouvelle ponction avec le traitement qui convient. Nous voilà cette fois-ci avec 9 embryons. Le médecin est plutôt optimiste et on enchaine ensuivant par un transfert de deux embryons. Quelques jours plus tard, vient le moment de la fameuse prise de sang. Et quelle joie, elle s’avère être positif.

Je suis donc enceinte mais un seul embryon a tenu. La grossesse s’est très bien passée et nous avons accueilli en aout un petit garçon qui a 5 ans aujourd’hui.

Le désir d’un deuxième enfant : nous faisons des TEC

Quelques années plus tard, nous parlons avec mon conjoint des embryons restants, au total 7. Que faisons-nous ? Le choix est très vite pris quand on a revu notre médecin. On peut « essayer » de faire un deuxième enfant sachant que le protocole sera clairement plus léger cette fois-ci au vu du nombre d’embryon.

Notre médecin nous programme un transfert sur mon cycle normal. Ayant un cycle irrégulier, le transfert des deux embryons est un échec.

Nous reprogrammons un transfert au cycle d’après avec des stimulants, les mêmes que pour notre premier enfant (gonal et ovitrelle). Le transfert se passe comme à chaque fois, très bien et nous attentons pour la énième fois cette fameuse prise de sang. Elle s’avère positive. Malheureusement, qui se termine au bout de quelques jours par une fausse couche. A ce moment-là, nous ne savons pas quoi faire, on entre dans une période très compliquée. Il faut dans un premier temps encaisser cette fausse couche, cette perte et puis le Covid entre en France qui stop et ralentit tous les centres PMA.

J’appelle notre médecin qui nous dit mettre en parenthèse tout transfert jusqu’au mois de juin et de rappeler à ce moment-là.

Au mois de juin, nous reprenons contact avec notre médecin. Il nous rencontre, on parle enfin avec lui de cette fausse-couche et nous rassure sur le fait qu’il reste encore des embryons.

Nous programmons encore une fois un transfert. Ce rendez-vous est différent. Nous nous y rendons détendus sans pression. Ce transfert se passe bien comme à chaque fois.

Je suis enceinte d’une petite fille !

Le résultat tombe, le transfert d’embryon a fonctionné. Nous restons lucides, et attendons avec impatience le rendez-vous avec notre médecin. Le jour J, nous sommes assez nerveux, on passe en consultation, notre médecin nous sourit et nous confirme qu’il y a un battement de cœur. Nous sommes tellement heureux mais préférons garder le secret encore quelques mois.

Arrivé aux trois mois, nous allons voir le médecin qui nous suivra jusqu’à la fin de la grossesse. Il nous donne de bonnes nouvelles. Tout va bien, le plus compliqué est passé.

Quelques mois plus tard, une petite fille a pointé le bout de son nez.

Conclusion

J’ai longuement hésité à écrire notre histoire. Mais finalement je me dis que peut être elle donnera de l’espoir à toi qui est en train de la lire surement parce que tu as un petit coup de mou. Alors surtout ne lâche rien, accroche-toi car au bout tu y trouveras le plus beau des cadeaux.

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