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Le témoignage de Ninon : une seule FIV pour un bébé

« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute. » Nelson Mandela

Je m’appelle Ninon et je suis l’heureuse maman d’une charmante princesse de 15 mois.

 

Retour en arrière : tout commence par une batterie d’examens

Après plusieurs années sans réussir à concevoir un enfant naturellement, mon mari et moi nous sommes tournés vers mon gynécologue. C’est lui qui nous a fait faire tous les examens utiles au départ avant de nous orienter vers un centre de PMA.

Prise de sang, spermogramme, radio des ovaires et utérus, etc… Bref, le début d’un parcours du combattant. Car c’est bien ce dont il s’agit. Ce sont des examens difficiles car les listes d’attentes sont longues, les lieux sont parfois éloignés de votre domicile, et je ne parle pas des douleurs physiques que certains examens peuvent engendrer, ni même de l’impact sur votre amour propre malgré la bienveillance des professionnels que nous avons rencontrés. Mais il n’y a pas le choix, c’est la première étape du parcours.

…et par un diagnostic

S’en suit l’attente avant un éventuel diagnostic puis cette ambivalence : j’espère que les médecins vont trouver quelque chose et en même temps j’espère que ce ne sera pas quelque chose de grave.

Pour nous rien de bien méchant. Juste une OATS pour mon conjoint, confirmée au second rendez-vous au centre de PMA qui nous annonce donc qu’ils vont pratiquer une FIV classique.

On commence notre FIV

Le traitement commence aussi tôt grâce à notre insistance. C’est le début des pulvérisations nasales pour stopper l’arrivée de mes règles. Puis les piqûres quotidiennes pour stimuler mes ovaires. Également les prises de sang et échographie tous les 2 jours.

C’est une étape difficile car elle demande beaucoup de disponibilité et je remercie encore fortement mon employeur du moment qui a fait preuve d’empathie et de compréhension. Se rendre à ces examens est un droit mais toutes les entreprises ne sont pas aussi conciliantes malheureusement.

Le traitement suit son cours, cela semble plutôt prometteur. Puis je fais une hyperstimulation. Arrêt des injections et prises de sang renforcées. La gynécologue est plutôt pessimiste et nous annonce un probable arrêt du protocole. Coup de massue mais je ne perds pas espoir. Finalement le lendemain, l’aventure continue. La gynécologue n’avait jamais vu un taux baisser en aussi peu de temps. S’en suit la ponction. Puis nous apprenons qu’un seul embryon a tenu le coup. Nous ne pourrons donc pas en congeler, ce qui veut dire qu’en cas d’échec, il faudra recommencer tout le protocole…

Le transfert et la grossesse

Le transfert a lieu 2 jours après la ponction. S’en suit une longue attente où vous guettez chaque signe éventuel de grossesse. Puis cette fameuse prise de sang qui annonce la bonne nouvelle. Et la suivante pour le confirmer. Je dois tout de même me faire des piqûres tous les jours pendant des semaines à cause de mon hyperstimulation.

S’en suit malgré tout une grossesse sans aucuns désagréments, tout comme l’accouchement. Et une petite fille qui nous ravit chaque jour un peu plus.

Conclusion

Nous avons eu la chance d’avoir un parcours court. Nous n’avons pas attendu entre les rendez-vous et le début du traitement, la fiv a marché du premier coup, le bébé s’est bien accroché. Nous nous estimons chanceux par rapport à d’autres familles. Même si ce fût un parcours difficile sur le moment. Mais si c’était à refaire, je n’hésiterais pas car aujourd’hui c’est un pur bonheur de voir notre fille grandir.

Maintenant est ce que je me lancerais à nouveau dans l’aventure pour un deuxième enfant ? Je n’en suis pas si sûre. C’est tout de même éprouvant physiquement et moralement mais qui sait ce que l’avenir nous réserve après tout ?

Ne perdez jamais espoir !

 

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