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Le témoignage de Mélanie : 3 ans de PMA, 2 FIV et un petit garçon

L’annonce de l’OATS

Nous avons appris il y a 3 ans que mon mari était OATS sévère. Bizarre, frustrant, rageant pour nous qui avons un enfant chacun d’une première union.  Pourquoi ça ne marchait pas pour nous…

Nous avons été orientés directement par notre gynécologue vers la FIV ICSI.

Nous commençons par apprendre que monsieur a la E. coli. Première FIV annulée.

Ensuite monsieur part régulièrement à l’étranger. Zika recule encore notre rêve.

La 1ère FIV

C’est en novembre décembre 2017 que débutent réellement les premiers traitements pour notre FIV, soit 9 mois après les premières démarches.  On commence par les cachets. Je tenais bon. Ça me détraquait le cerveau. J’étais devenue hyper émotive, fatiguée et irascible.

Puis venu le moment des piqûres, aucune infirmière ne voulait venir me piquer, sous prétexte que c’était trop tard le soir.

C’est donc en regardant des vidéos YouTube que j’ai appris. Allez hop c’est parti, c’est le grand soir, je partage en vidéoconférence avec mes copines du forum mes inquiétudes car je devais me piquer seule. Première fois, vais-je y arriver ?

Oui car je n’avais pas le choix. Et hop c’est fait, j’y suis arrivée, trop fière de moi.

Le protocole avance. Je craque psychologiquement, avec la fatigue et les nerfs. Le médecin m’arrête. A la fin du protocole j’ai pris 5 kilos.  J’ai dû arrêter de fumer, ce qui explique les +5 kilos.

La première ponction ne se passe pas très bien. Le réveil de l’anesthésie a été très dur à vivre. Je m’étais dit la prochaine, je demande une anesthésie locale. Bizarrement, je ne sentais pas le positif de cette tentative.

Nous avons eu 5 ovocytes. Ensuite viens l’attente de l’appel. On me dit que ce n’est pas top, il n’en reste que 3 embryons de qualité moyenne.

Vient le jour du transfert, je me sentais entre excitation et inquiétude. On m’a transféré un J3. Je n’étais pas bien dans ma tête et pourtant nous rentrions de vacances. Trop de questions, d’inquiétudes restées sans réponse.

Je me suis vite aperçue que j’avais plus de contact avec les secrétaires qu’avec les gynécologues. Nous étions des numéros. Sans grandes surprise, 5 jours après le transfert j’ai eu mes règles. Le plus dur est de faire une prise de sang quand on a ses règles. Je pleurais lors de cette prise de sang.

Le 1er TEC, encore un négatif, besoin d’une pause

En janvier 2018 1er TEC, psychologiquement ça n’était toujours pas ça. Bien évidemment ce fut un négatif. Dur à encaisser car on y croit quand même. J’avais pourtant tous les symptômes.

J’avais encore grossi, j’étais à plus 15 kilos entre les traitements et l’arrêt du tabac. Stop, ça en était trop, j’avais besoin d’une pause. On s’était fixé avril. Je m’étais dit, je vais perdre du poids. Impossible je perdais 1 kilos et j’en reprenais 2.

Je mets toutes les chances de mon côté

Avril arrivait je n’étais toujours pas prête psychologiquement à revivre une FIV. Je me suis mis alors un coup de pied aux fesses. Il fallait que ça marche. Je faisais du sport pour éviter le stress. Je mangeais beaucoup de produits méditerranéens.

Je faisais beaucoup de méditation, j’écoutais des vidéos de coaching. Je me suis mis dans une bulle positive : cette fois ci ça va marcher !

Je faisais de la visualisation. J’aime beaucoup la lithothérapie. Je m’étais donc acheté des pierres.

Je préparais les jeux olympiques en moi-même. J’étais devenue invincible. Dès que j’avais un coup de mou, hop musique bulle positive attitude. Fin juillet, la PMA m’appelle, je dis ok pour une nouvelle au mois d’août. Puis août, je dis non et on repousse à septembre.

La 2ème FIV, c’est positif !

Chaque piqure que je faisais était un élixir de positive attitude. Mon médecin m’avait arrêtée car j’étais épuisée. Septembre on reçoit un appel, Monsieur doit refaire un spermoculture. Et bim 15 jours à peine avant la ponction. Il a encore la E. coli.

J’espère qu’on pourra la faire. Je note tout dans mon carnet colibri. Je suis sûre que ça va marcher. La ponction se fait in extremis avec les antibiotiques de monsieur. Je préviens l’anesthésiste que je veux un cocktail pas trop dosé, et avec une super infirmière je m’endors gentiment direction bora bora avec un mojito.

Je me réveille directement après la ponction. J’aurais même pu conduire. C’était presque magique.

Plus qu’à attendre l’appel. 5 ovocytes encore. Je suis dégoutée, j’envie les filles qui en ont beaucoup. Deuxième appel, il reste 3 embryons dont un pas top du tout.

J5 le transfert tombe le 8 octobre. C’est un jour fatidique. Je dis au gynécologue qu’on se reverra pour la première échographie. Je le savais, ça allait marcher !

Conclusion

Aujourd’hui mon fils a 4 mois. Il a changé notre vie. Je vais d’ailleurs reprendre des études pour me reconverti. C’est tellement important d’être bien accompagnée.

J’espère que mon témoignage, montrera à des autres que le cerveau joue un rôle important dans nos parcours et qu’il faut faire des pauses et s’écouter. Même si pour beaucoup, on est pressés. C’est normal, tous ce temps, toute cette attente c’est invivable. Une chose que j’ai apprise pendant mon parcours c’est qu’il faut faire preuve de patience.

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