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Le témoignage de Clémentine : 2 FIV et un petit garçon

Notre désir d’enfant et notre entrée en PMA

Ça y est nous nous sommes décidés à nous lancer dans la grande aventure de la procréation en décembre 2015. Je dis grande car nous allons apprendre que la patience allait être notre mot pendant plusieurs années.

Avec mon amoureux on s’était dit que ça pouvait prendre quelques mois donc pas de stress ça viendra quand ça voudra.

Sauf qu’au bout de 6 mois je commence à me dire quelque chose ne va pas… mon amoureux est suivi pour la maladie de Crohn et a des piqûres donc je me dis « peut-être que ça joue sur la fertilité… » dans le doute on en discute avec notre gynéco qui n’a pas de retour concernant son traitement et préfère nous diriger vers la PMA la plus proche.

En septembre 2016 nous commençons les analyses pour la PMA, analyse plutôt simple au départ.

En décembre 2016 nous rencontrons notre gynéco PMA et lors de l’entretien rien ne « cloche » concernant mon amoureux mais le gynéco commence à me poser des questions et bizarrement je sens que mes réponses ne sont pas celles attendues…

Le gynéco me dit « au vu de notre entretien je pense plus que le souci vient de vous madame mais pour en être sûr il faudrait que je fasse une coelioscopie, êtes-vous d’accord ? »

Première claque pas simple à encaisser surtout quand on a l’impression que tout est normal.

Alors j’accepte.

J’ai de l’endométriose

En février 2017 le diagnostic tombe : endométriose.

Des nodules ont été retirés.

Maintenant le médecin nous donne 2 mois pour un essai naturel et après nous passerons directement par une FIV.

Mai 2017, une grossesse surprise qui se solde par une fausse couche. Grosse déception pour nous mais nous croyons en l’avenir.

Notre 1ère FIV

En décembre 2017 nous effectuerons notre première FIV c’est là que je découvre ce long parcours entre piqûres, sauts d’humeur, travail.

Nous effectuons la ponction mais au réveil nous tombons de haut, le gynéco me dit que mes ovaires sont fainéants et que je dois avoir un souci supplémentaire. A mon âge je devrais bien répondre au traitement mais ce n’est pas le cas.

Nous attendons l’appel pour savoir s’il y aura transfert mais aucun embryon ne tient le coup.

Très dur à encaisser, je me dis tout ça pour rien !!!

Le gynéco me propose de faire une hystéroscopie… une quoi ??? Bon je vois vite que ça ne va pas être drôle mais ça va, en fait il y a pire…

Notre 2ème FIV

Nous retentons une seconde FIV en avril 2018 mais cette fois-ci les dosages sont nettement augmentés, j’appréhende beaucoup cette seconde FIV avec ces nouveaux dosages.

Je sens que mon corps réagit mais peut-être un peu de trop. Au réveil mon gynéco me dit que c’est un réel succès car il a pu ponctionner 26 ovocytes mais que je risque d’avoir très mal et c’est normal.

Nous sommes heureux de ce résultat et on y croit.

En rentrant à la maison le soir même, je ne me sens pas forcément bien et je vais aux urgences car j’ai mal, on me dit que je fais une hyperstimulation et que ça va passer.

En quelques jours tout s’enchaîne, nous attendons ce fameux coup de fil si redouté.

2 embryons sont restant à J5 et petite surprise à J6 un embryon de plus.

Je me dis que ce n’est pas beaucoup au vu du nombre de départ mais cette fois-ci il y aura bien un transfert donc je relativise.

Le transfert

Nous allons à la PMA un dimanche pour le transfert, mais là encore nouvelle déception car le gynéco me dit que le transfert n’aura pas lieu car je suis en hyperstimulation et que le transfert risque d’aggraver les choses.

Après coup je suis soulagée car je n’aurais pas pu prendre la décision seule et puis je fais une confiance aveugle au gynéco.

Ensuite nous enchaînons deux transferts d’embryons congelés qui se soldent à chaque fois par une fausse couche.

Nous faisons une FIV DPI pour voir s’il y a une anomalie quelconque… résultat RIEN. Bonne nouvelle, nous voilà rassurés.

Car oui les embryons prennent et ensuite au bout de 1 mois un mois et demi le cœur s’arrête.

Après ces deux transferts échoués le moral est au plus bas.

Le dernier embryon à transférer

Il nous en reste 1 et celui-ci c’est le J6.

Depuis le début avec mon amoureux on s’était dit : « c’est un coriace et une belle surprise » on croyait en ce dernier.

Nous effectuons le dernier transfert en octobre 2018 et là de nouveau un positif mais cette fois-ci les taux sont vraiment élevés et double voir triple. Je veux et on veut y croire, bien sûr on se ménage et on envisage le pire…

Première échographie en janvier 2019 et là un beau petit embryon avec un cœur en pleine forme. Nous allons faire la rencontre de notre « coriace » en juillet 2019.

Il s’appelle G**** et est un véritable bonheur et une boule de joie.

La leçon que j’ai pu tirer de ce parcours douloureux est de s’entourer de vraies personnes qui nous aiment et surtout positifs et laisser le reste.

Prenez soin de vous et de votre couple c’est le plus important et ne cessez jamais de rêver car un jour ce rêve deviendra réalité.

Clémentine

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