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Le témoignage de Cécilia : Une FIV et un petit garçon

Nous décidons avec mon nouveau mari d’avoir un enfant

Je m’appelle Cécilia, j’ai 37 ans et je suis la maman d’un ado de 17 ans obtenu sans aucune aide à l’âge de 20 ans. Mais entre-temps, la vie a fait que j’ai changé de mari. Nous décidons donc d’avoir un enfant. Au début, très confiante je suis tombée enceinte très vite pour mon fils. Et même une autre fois alors que ce n’était pas désiré et où j’ai dû procéder à un IVG. Donc pour moi je me disais que je sortais mon stérilet en janvier et qu’en février c’était bon.

Mais cela ne donne rien

Et puis les mois sont passés sans que rien ne se passe. Je me dis donc qu’il y a un problème. Mon avortement a-t-il endommagé la machine ? Suis-je punie pour ne pas avoir voulu cet enfant à ce moment-là ? Je consulte donc ma gynéco qui me dit que tout va très bien et que plus j’y penserai moins cela fonctionnera.

Ouais, ok, elle est mignonne quoi. Je repars quand même avec un spermogramme sous le coude pour mon cher et tendre. Je vous laisse imaginer sa joie. Je le convaincs non sans mal de le faire. En octobre, il finit par y aller sachant que l’ordonnance datait quand même de juin. Et là c’est la douche froide, son spermogramme n’est pas bon.

En route pour la PMA

Nous voilà donc lancés dans le parcours. Nous avons pris contact avec un très bon médecin spécialisé. Il semble froid et cash. Ok, mais à ce qu’il parait, il est efficace.

Donc en avant. Il me fait une batterie de tests tous plus ou moins désagréables voire douloureux. Il n’explique rien ou peu de chose et étant du métier j’avoue que j’ai du mal car j’aime bien comprendre.

Après ces examens il nous dit bon ben prenez contact avec le centre de PMA et adressez-vous à tel ou tel médecin. Nous sommes fin décembre 2017, je me sens tellement perdue, je croyais que c’était lui qui allait pouvoir nous donner ce bébé tant espéré. Mais non, nous ne relevons pas de l’insémination mais de la FIV.

Je crois que je me mets à pleurer, mon cerveau n’entend plus la suite de ses paroles. Mon mari me retranscrira ses dires plus tard quand je serai plus apte à les entendre. Une fois le coup de massue passé, je prends contact avec le centre. Là, ils m’annoncent un délai à fin février. On est fin décembre, encore 2 mois. Qu’est-ce que c’est 2 mois dans une vie ? Pas grand-chose, mais ça faisait 1 an que j’attendais, 1 an déjà.

Les larmes me montent et l’impuissance face à la situation grandit. Allez, c’est parti, il faut attendre. Et puis par miracle quelques jours plus tard mon téléphone sonne. Le centre, pas de message, je rappelle, c’était pour avancer le rendez-vous suite à un désistement, alors là c’est la fête dans ma tête.

Nous avons rendez-vous une semaine plus tard ! Nous rencontrons le médecin, ça se passe super bien, beaucoup plus agréable à l’écoute bref, le feeling passe bien. On passe au mode offensif.

Quelques petits examens à refaire et rendez-vous avec le biologiste pour attaquer ensuite. Nous avons eu beaucoup de chance, notre dossier a pu être bouclé rapidement nous avons rencontré le psychologue qui nous a beaucoup aidé et on s’est du coup senti moins seul face à nos émotions bref avec tout cela et les cycles nous sommes en mars.

Début de la FIV

Je commence mes piqûres à la date ou nous aurions dû avoir le premier rendez-vous quelle fierté !!! Je n’ai pas éprouvé de difficulté particulière avec les piqûres, juste les émotions exacerbées. Plus irritable, moins patiente avec des périodes de pleurs inexpliqués.

Je réagis bien à la stimulation, tellement bien que je me retrouve en hyper stimulation, du coup pas de transfert frais. C ‘est ma première FIV, je découvre le bloc pour la ponction mais je suis sereine, c’est ma gynéco.

Par contre j’avoue que nous avons reçu un coup de massue quand on m’a annoncé le « pas de transfert ». Encore un mois d’attente voire deux. Je pleure oui, je passe pas mal de temps à pleurer.

On me fixe le rendez-vous avec ma gynéco pour voir la suite. On me donne le résultat de ma ponction : 13 ovocytes ,11 embryons. Mais seulement 2 de bonne qualité qui donc été vitrifiés. Eh bien, je suis déçue. De 13, on arrive à 2. C’est quoi ce bazar, pourquoi ? La qualité des spermatozoïdes. Bon ben ok si ces 2 warriors ne tiennent pas alors on passera en IMSI.

On va leur laisser une chance. Mes règles arrivent, on peut donc envisager un transfert. Elle me convoque pour vérifier que tout se passe bien, que mon endomètre soit top pour accueillir ce brybry.

Mon transfert aura lieu un samedi après-midi, le 14 avril. On me donne une photo pour me dire voilà, il est au chaud.

L’attente et le résultat

Et là commence la redoutable attente de 12 jours. On passe par toutes les émotions. On y croit, on y croit plus. J’avais des douleurs dans le bas-ventre et dans le dos, je me sentais fatiguée. Bref, je n’y croyais pas. Et puis le 26 avril première prise de sang. Je tremble en ouvrant mes résultats. Je voudrais juste plus de 100, je ne sais pas pourquoi mais je me dis que c’est un bon chiffre. Et là que vois-je ? 756 quoi ? 756 !!!

Wahou mais c’est plus qu’un warrior celui-ci !!! Je suis contente heureuse et tellement inquiète car j’ai déjà fait plusieurs fausses-couches. Ma deuxième prise de sang tombe un samedi matin, le jour de l’anniversaire de mon mari. J’y vais un peu plus confiante.

Et là, je tombe sur un laborantin qui me dit une fois assise dans le fauteuil : « Vous vous allez faire une fausse-couche à marcher ainsi ». Non mais il est sérieux lui ? Il a vu d’où vient mon ordonnance ? Il croit que je ne sais pas ce que c’est une fausse-couche ? Je reste sans voix, médusée. Je fais ma prise de sang et lui lâche un j’espère ne jamais vous revoir.

Je rentre en pleurs à la maison. Quand je raconte ça à mon mari et à mon fils, ils étaient fous. On attend les résultats qui tombent dans l’après-midi : 2256 bon, ben voilà. Ça avait l’air plutôt bien parti, je lui aurais bien fait un croche-pied moi à ce monsieur pas gentil du labo !!! Non mais.

Les derniers RV et inquiétudes de femme enceinte

Le lundi, j’appelle mon centre pour lui donner les rendez-vous. Et là la secrétaire panique : « non mais faut venir de suite ! ». Quoi, mais que se passe-t-il ? Mes taux sont trop hauts, ce n’est pas bon ?

Ma gynéco me rappelle alors que j’étais sur le départ. Elle me demande de ne venir que dans deux semaines. Ok mais là par contre vous m’avez stressée, que se passe-t-il ? Elle m’explique que mes taux sont tout à fait corrects et que tout lui semble très bien . Ok bon ben, j’attends les 2 semaines.

Je refais une prise de sang pour me rassurer sur l’évolution du taux. Oui, on devient un peu psychopétée pendant ce parcours. Mon taux évolue plus que bien, donc pas d’inquiétude. Les 2 semaines passent. J’ai des nausées et vomissement je ne peux rien avaler à part de l’eau citronnée. Je suis bel et bien enceinte. Ma gynéco m’explique qu’elle n’a pas voulu me voir avant car elle voulait me faire entendre le cœur pour me rassurer et qu’il y a 15 jours on n’aurait rien vu.

On passe à l’échographie, on voit le cœur, l’activité cardiaque. Elle nous le fait même écouter un bref instant. Je pleure. Ouais, on pleure beaucoup. Et voilà il est là ce beau bébé qu’on attendait, nous allons d’échographie en échographie jusqu’auT1.

Tout va bien, on nous annonce un beau bébé, pronostic un petit gars. Nous sommes contents. Comme j’ai une malformation du dos qui peut être transmise, j’ai plus d’échographies que la moyenne, j’en ai donc toutes les 4 semaines.

Sur les échographies, ils trouvent le cou trop petit et la tête trop grosse. Mais la pire, c’est celle des 28 semaines. On nous annonce un os propre du nez un peu trop court. C’est un marqueur de trisomie. On nous annonce que notre dossier va passer en commission pour une amniocentèse à 32 sg, nous sommes anéantis. Encore une épreuve. J’ai confiance en mon bébé, j’ai un petit nez, mon père aussi, il aura le petit nez de la famille quoi.

Mais le doute s’installe même si on ne veut pas. Donc on fait cette amniocentèse. J’avais préparé la valise et tout au cas où. Tout se passe bien, le médecin nous appelle pour nous donner le résultat. C’est un bébé au petit nez, tout va bien pour mon trésor !!! Et voilà hein vous l’aurez deviné, je pleure à nouveau. Je peux mener ma fin de grossesse de façon plus sereine.

Parce que là pour le moment, je ne peux pas dire que j’ai été zen. Bref, à 38 sa je fais une pré éclampsie. Je suis donc hospitalisée et mon petit cœur naîtra le lendemain. Il pesait alors 3k950g pour une taille de 51 cm.

Conclusion

Mon accouchement a été compliqué mais ça, c’est une autre histoire. J’ai eu beaucoup de chance dans mon parcours, car même si nous avons eu quelques tuiles, notre parcours a été rapide et couronné de victoire. J’ai aussi eu la chance pendant ce parcours de rencontrer une bande de fivettes incroyables avec qui à ce jour je suis toujours amie, on se soutient dans nos péripéties du quotidien avec nos Wonder-bébés.

A toutes les wundermums : sans vous ça n’aurait pas été pareil !!

Merci le forum du site Fiv.fr

Et du coup nous remettons cela très bientôt. Ben oui, il nous reste un embryon 😉

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