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Le témoignage d’Aurélie : 1 FIV, 3 TEC et une petite fille

Notre couple et notre désir de bébé

Je vais commencer mon histoire par une petite présentation.
Moi, c’est Aurélie, j’ai 26 ans à l’heure où j’écris ces lignes, je suis en concubinage avec Steven qui lui a 30 ans.

Nous sommes ensemble depuis 5 ans mais nous nous connaissons depuis 10 ans, on vit ensemble depuis 4 années maintenant. Le bonheur règne au sein de notre couple mais il y a quand même des disputes je ne vais pas le cacher ! Au fil des années, notre envie de devenir parents devient de plus en plus grande, mon conjoint a l’envie de devenir père, moi…j’hésite encore un peu…

En Novembre 2016, chéri a 27 et moi 23 ans, nous parlons de plus en plus de bébé, on s’imagine avec un enfant, les prénoms, la décoration de la chambre, etc…Je prends mon courage à deux mains et dis à mon chéri que ça y est, je suis prête à devenir maman, prête à nous lancer dans les essais bébé (sans penser que ce chemin pour avoir un bébé serait si laborieux !!!).

On commence les essais bébé et 1er RV avec ma gynécologue

On se donne à fond dans nos essais, sans trop me prendre la tête (au début), en effet, le temps passe, les essais ne donnant toujours rien…avec chéri on commence à se poser des questions, alors je décide de prendre rendez-vous pour la première fois avec une gynécologue, Mme A.

Voilà maintenant deux ans de passés, deux années où nous essayions de concevoir un enfant…le doute est là, on sait bien que quelque chose ne va pas sachant que je n’ai JAMAIS pris de pilule contraceptive de ma vie.
Le jour du rendez-vous est arrivé, je lui explique notre cas. Que depuis Novembre 2016, on tente de faire un bébé, mais que rien ne vient.

Alors j’ai le droit à une batterie de tests, on commence par une échographie de mes ovaires. Et ce que je vois à l’écran ne me plait pas, on y voit pleins de taches noires, Mme A. m’explique que ce sont des kystes (d’où mes règles douloureuses), elle pose le diagnostic, j’ai le syndrome des Ovaires Polykystiques (OPK).

Elle me donne un traitement homéopathique pour les éliminer et un autre pour booster mon ovulation. Nous devons la revoir dans quelques mois pour savoir ce que donne le traitement pour mes kystes et si mini nous s’est logé au creux de mon ventre. Je sors de ce rendez-vous, un peu plus sereine et pleine d’espoirs pour notre futur.
Le temps défile, je prends mon traitement et avec chéri on continue sans relâche nos essais mais malheureusement toujours rien…

Je reprends donc rendez-vous avec ma gynécologue, de nouveau échographie de mes ovaires, et sur tous les kystes que j’avais (une dizaine à chaque ovaire), je me retrouve avec 0 kystes à gauche et 1 petit à droite (YOUPI !!!!), mais ne tombant toujours pas enceinte c’est maintenant autour de chéri d’avoir le droit à des tests : un spermogramme + spermoculture + Mar test. 3 semaines plus tard nous recevons enfin les résultats, nous les amenons à Mme A. qui nous explique que si nous n’arrivons pas à avoir d’enfant c’est parce-que mon chéri a 100% d’anticorps sur ses spermatozoïdes alors qu’il faut être <50%.

Tout s’explique, nous savons le pourquoi du comment maintenant. Ma gynéco nous envoie dans un hôpital à Reims, un établissement spécialisé dans les couples infertiles (le CECOS). On ne sait pas trop quoi penser, mais on ne baisse pas les bras pour autant !

Notre parcours PMA

Je prends tous les rendez-vous, nous voyons un biologiste qui nous explique que vu les résultats de chéri, nous devrions passer obligatoirement par la FIV pour avoir un bébé car avec 100% d’anticorps, c’est la seule « solution ». Chéri et moi, sommes sereins, on savait au fond de nous que nous devrions passer par là pour avoir notre bonheur, mais cela ne nous fait pas peur, on veut cet enfant peu importe le moyen de concevoir, tant que ce bébé soit parmi nous.
Mai 2018 : on commence les piqûres pour stimuler mes ovaires, qu’ils

 fabriquent de beaux ovocytes.
2 Juillet 2018 : ponction. Je suis zen, pas vraiment de peur. Go au bloc opératoire, l’opération se passe très bien. On m’informe qu’on m’a prélevée 11 ovocytes, que pour une première FIV c’est top, j’apprends que sur les 11 ovocytes, 9 sont fécondés et que 8 se développent bien (chéri et moi sommes si heureux). 2 jours plus tard a lieu le transfert, on décide de transférer pour le moment 1 seul embryon même si le personnel médical nous dit que 2 c’est mieux car cela multiplie les chances, mais nous avons peur d’avoir des jumeaux, donc 1 seul embryon. Viennent ensuite les 15 jours d’attentes…prise de sang pour savoir si oui ou non petit embryon a tenu…malheureusement elle est NÉGATIVE…nous sommes triste mais nous avons encore 7 chances devant nous.

Octobre 2018 :  Premier TEC, transfert cette fois-ci de deux embryons ! 15 jours plus tard, prise de sang NÉGATIVE à nouveau…les larmes coulent je me dis que je ne serais jamais maman, heureusement mon chéri me réconforte et me boost à fond !!!
Novembre 2018 : TEC 2, transfert de nouveau, mais cette fois-ci de deux embryons…15 long jours plus tard, prise de sang négative…je pleure encore, chéri est présent mais c’est dur de garder espoir…

7 Décembre 2018 : TEC 3, deux embryons de transférer. Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste, je ne me prends pas la tête cette fois-ci on verra bien ce que nous dira la prise de sang. 15 jours plus tard vient la prise de sang (cette fameuse prise de sang…) j’attends le résultat avec impatience…verdict : JE SUIS ENCEINTE, mon Tec 3 de ma première FIV à fonctionné !!!! Deux jours plus tard, nouvelle prise de sang, le taux double bien nous sommes si heureux, une nouvelle aventure nous attend !

9 mois et 5 jours plus tard : le 12 Septembre 2019, j’ai donné naissance à notre petite fille Valentina, qui se porte à merveille. Aujourd’hui elle est âgée d’1 mois et 14 jours.

Ne jamais perdre espoir, même si cela s’avère souvent très dur… !
Je remercie la science, la FIV et tout le corps médical de nous avoir permis de voir notre rêve devenir réalité.

 

Aurélie

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