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Le témoignage de Céline, mamange et maman de jumeaux après un don d’ovocytes

On commence le projet bébé

Après 2 ans et demi de relation nous souhaitions avoir notre première enfant. J’ai arrêté ma pilule, on s’est dit que ça allait prendre du temps, plusieurs mois sûrement, nous n’étions pas pressés car j’avais 22 ans et mon conjoint 27 ans.

Une grossesse et la naissance de Maylie

Le mois suivant, surprise, je suis enceinte et très heureuse de cette nouvelle, rapidement on apprend que c’est une fille, tout dont nous avions toujours rêvé. Le bonheur total pour notre couple. On arrive à la fin de ma grossesse et on apprend que notre fille a une tumeur cardiaque bénigne qui nécessitera une opération quelques semaines après, surveillée par échographie.

Malheureusement, la tumeur prend de l’ampleur, on nous dit qu’on ne peut plus rien pour notre fille, on lui donne 5 % de chances de survie.

Notre fille est née le 4 janvier 2018 et vivante sur moi, toute bleue, conduite en urgence en cardiologie à cause d’un arrêt cardiaque, elle survit, on profite d’elle 7 jours. L’opération à cœur ouvert réussit. On et tellement heureux.

Quelques jours après, les reins s’arrêtent, puis le foie et le cerveau.

Une origine génétique

Notre cœur de parents est détruit, notre fille Maylie décède le 17 janvier. Quelque temps après, on apprend que l’origine est génétique, et que nous avons une chance sur deux de le transmettre à nouveau.

C’était moi qui était malade, sa maman, moi-même je ne savais pas que j’avais aussi la maladie et que j’avais des tumeurs bénignes dans mes organes, heureusement sans gravité sur moi.

Faire face à ce problème génétique

Plusieurs solutions s’offrent à nous : le DPI, le don d’ovocytes, ou une biopsie à 11 SA. Détruis par la perte de notre fille, l’idée de perdre à nouveau un autre enfant nous était insupportable, et bien que ce nouveau parcours s’annonçait long et difficile, je m’en remettais à la science.

Direction la République Tchèque pour un don d’ovocytes

On a vite accepté le don d’ovocytes à l’étranger, que ce soit un enfant issu de nos gènes ou non, cela reste notre enfant. Nous avons choisi la République Tchèque (Prague), les forfait « tout inclus » étaient adaptés à notre budget, nous sommes partis fin 2018 nous voulions avancer au plus vite.

On a eu 14 ovocytes et 7 blastocytes. Premier transfert négatif. Très triste je me dis que je ne suis pas prête, Maylie est toujours trop présente dans mon cœur pour donner une nouvelle place à un autre bébé. Nous attendons alors 7 mois pour un nouveau transfert.

Nos embryons étant congelés, on avait du temps.

Juillet 2019 : transfert de 2 embryons, j’avais un endomètre très fin. On est partis en vacances dans le sud profiter de la vie.

J’attends des jumeaux

Le 15 Juillet anniversaire de mon conjoint 29 ans, on apprend que je suis enceinte quel miracle un nouveau bonheur. Je perds du sang quelque jours après direction les urgences pour une échographie, le médecin nous dit que je porte 2 bébés, sous le choc on a mal dormi pendant 3 semaines, la peur qu’une nouvelle fois tout se passe mal car une grossesse gémellaire est toujours une grossesse à risque.

Ma grossesse

A la 2ème échographie, surprise : un garçon et une fille quel chance ! Les bébés vont très bien, le placenta remonte tout est parfait. En février, les bébés ne voulant toujours pas sortir, une césarienne est programmée à 36 SA, plein de bonheur de les voir enfin, césarienne tout s’est bien passé.

Des complications après l’accouchement

En salle de réveil je sens que quelque chose se passe mal, je me vide de mon sang, on m’emmène en urgence au bloc, on m’endort, là je me dis je vais perdre mon utérus ou mourir….

Je me réveille le soir très tard, très faible plein de bleus sur les bras et le corps, je me rends compte que l’opération a été violente, on me dit que j’ai perdu 4 litres de sang, mon utérus ne se contractant pas.

Pour ma santé, on m’a ligaturé les artères utérines, donc je ne pourrai pas porter d’autres enfants.

Je suis faible, mais je rencontre mes enfants dans la nuit avec mon mari qui vient me voir. Après plusieurs jours de repos, je peux enfin m’occuper d’eux.

Retour à la maison, nous sommes heureux, nous avons nos 2 beaux enfants, ils sont magnifiques.

Conclusion

Nous savons maintenant que bien qu’il nous reste encore des embryons, nous ne pourrons jamais les transférer. Mais malgré tout, cette aventure nous a rendu plus fort, et du haut de mes 25 ans, je suis fière de nous et m’estime chanceuse d’avoir réussi.

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