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Le témoignage d’Aurélie : 3 FIV et un bébé

Notre désir d’enfant et notre cheminement vers la PMA

J’ai 33 ans et j’ai essayé pendant 3 ans et 3 mois d’avoir un enfant. Aujourd’hui, après tant de doutes, d’angoisses, d’alternance entre espoir et désespoir, de nombreuses crises de larmes, environ 2 ans en PMA dont 4 stimulations simples et 3 tentatives de FIV, je vais (enfin) avoir un bébé. J’ai eu envie de partager mon histoire, à la fois pour clore un chapitre difficile de ma vie mais également pour témoigner de mes états d’âme durant cette période de PMA, en espérant que cela pourra aider certain.es d’entre vous. Chaque expérience est différente, personnelle mais cela m’a beaucoup aidé et rassuré durant mon parcours en PMA de lire des témoignages et de réaliser que je n’étais pas seule, que mes doutes et craintes étaient parfois partagés, qu’il y avait certes des histoires plus simples que la mienne mais aussi des histoires plus compliquées. J’espère qu’il en sera de même pour vous à la lecture de ce témoignage.

Il semblerait que je sois « infertile ». Je n’aime pas me définir ainsi car c’est comme s’il n’y avait plus d’espoir, comme si j’acceptais l’idée que je n’aurais jamais d’enfant sans aide médicale. Alors qu’en théorie c’est possible, j’ai moins de chance qu’une autre femme certes, mais c’est possible. Je préfère dire que j’ai des difficultés à tomber enceinte, cela me semble moins irréversible.

Durant les 3 ans et 3 mois qu’ont duré mon attente, mes sentiments ont constamment évolué. J’ai évolué avec cette attente, j’ai beaucoup appris sur moi-même, j’ai essayé de m’améliorer, j’ai essayé d’être plus tolérante envers moi-même, plus patiente, de lâcher prise et d’accepter que je ne peux pas tout contrôler.

3 ans et 3 mois, c’est long, c’est dur. Et toujours cette incertitude constante, cette petite voix vicieuse et angoissante dans ma tête : « et si ça n’arrivait jamais ? Si je n’avais jamais d’enfant ? ». Pourtant, je n’ai jamais été maternelle, mon désir d’enfant n’a jamais été fort comme chez certaines femmes. J’ai parfois pensé vouloir un enfant pour faire comme tout le monde, entrer dans une norme sociétale, être « normale », ne pas me sentir exclue. J’y réfléchis souvent : pourquoi est-ce que je veux un enfant ? Pourquoi est-ce que j’accepte tant d’efforts, de sacrifices ? Est-ce que tout ça vaut vraiment le coup finalement ? Est-ce une fin en soi dans ma vie ? Ma vie sera-t-elle moins riche et palpitante sans enfant ? Je ne sais pas. Je ne pense pas rêver à tout prix de maternité. Je n’aime pas spécialement les enfants des autres, ils m’ennuient, j’ai conscience qu’avec un enfant ma vie changera, mon indépendance diminuera. Et pourtant, je veux un enfant. Peut-être que l’attente, le refus de mon corps d’aller dans ce sens, a renforcé mon envie et ma volonté. Peut-être que ce temps était nécessaire pour confirmer cette envie d’enfant au fond de moi. Aurais-je autant envie d’un enfant si la société n’en faisait pas un passage obligé, ne ventait pas les vertus de la maternité ? Je ne sais pas. Au début, j’avais surtout envie d’être enceinte, de connaitre ces changements dans mon corps, d’être chouchoutée et adulée de tous. Au fur et à mesure, je me suis davantage projetée vers l’après, l’enfant en tant que tel, l’envie de serrer dans mes bras un petit bébé, d’élever et de voir grandir mon enfant. Et j’ai réalisé qu’au fond de moi, j’étais prête, je l’attendais.

3 ans et 3 mois d’attente certes, mais 1 an supplémentaire si l’on compte le temps de convaincre mon conjoint de se lancer dans l’aventure. Une période difficile pour notre couple, nous n’étions pas prêts en même temps. Mon conjoint n’arrivait pas à se projeter dans l’envie d’un enfant, se sentait trop jeune. J’ai eu le sentiment de le forcer vers quelque chose à laquelle il n’aspirait pas. J’ai toujours la crainte qu’il ne soit pas complètement prêt, qu’il n’en ait pas complètement envie, même s’il m’a depuis assuré qu’il en avait envie. Autant que moi ? Je ne sais pas. En tous les cas, cette période d’attente a été pour lui plus bénéfique, lui a laissé le temps de se sentir prêt, d’évoluer. De mon côté, cette période ne m’a pas aidé à appréhender les choses sereinement et a peut-être rendu plus complexe pour rapport à la procréation.

Ce parcours médical assisté m’a révélé beaucoup de choses sur moi-même, m’a forcé à changer, à évoluer, à m’améliorer. Je suis d’un naturel plutôt stressé, j’aime organiser, planifier, savoir vers où je vais, je suis pressée, je suis habituée à réussir. Je ne sais absolument pas lâcher prise, vivre au jour le jour. Ce parcours m’a forcé à revoir ma conception des choses, à m’adapter et à changer ma façon profonde d’être, mon caractère. J’ai appris à être patiente, à accepter l’échec, à vivre au jour le jour, à accepter que je ne peux pas tout contrôler, que ma vie ne dépend pas entièrement de moi. C’est dur, le naturel revient souvent au galop. Et pourtant, j’ai l’impression que cela m’a formé, m’a amélioré, m’a aidé à appréhender différemment ce parcours, mais plus généralement, ma façon de gérer ma vie.

J’ai fait des choses que je n’aurais jamais pensé faire : je suis allée voir un psy, j’ai fait de la méditation, du yoga spécial fertilité, de l’hypnose, de l’acupuncture, de la cohérence cardiaque, j’ai changé mon alimentation avec l’aide d’une naturopathe, etc. Autant de choses que je n’avais jamais faites, auxquelles je ne croyais pas vraiment, je ne m’identifiais pas à ces techniques. Et pourtant cela m’a aidé, vraiment. J’ai changé ma façon de voir les choses, j’ai appris à essayer de me détendre, à prendre soin de moi, à me poser, à voir les choses de façon positive.

Avec le recul, je réalise que certains conseils, qui pouvaient m’agacer au début, étaient pourtant bons. On entend beaucoup parler de gestion du stress, de lâcher prise, de vivre sa vie, de ne pas s’inquiéter des mois qui passent au début. Je me suis inquiétée très rapidement, dès les premiers mois sans grossesse. Je réalise maintenant que j’aurais pu prendre les choses avec plus de philosophie, que l’attente de quelques semaines pour avoir un rendez-vous n’était pas si grave, que je ne pouvais pas tout planifier et que ça ne servait à rien de me stresser inutilement sur les choses sur lesquelles je ne pouvais avoir aucune influence. « Plus facile à dire qu’à faire » me direz-vous. Avec le temps, j’ai appris à mieux gérer mon stress. Pas à arrêter de stresser – c’est tout simplement impossible – comme certains le conseille de manière agaçante sans ne rien connaitre au sujet, mais à mieux le gérer. C’est tout à fait différent. Je suis stressée, j’angoisse constamment, j’y pense tous les jours quasiment 24/24, même après l’annonce de ma grossesse. Mais j’apprends à accepter mes angoisses, à ne pas chercher à les combattre, à me sentir plus détendue via la méditation et la cohérence cardiaque, à me focaliser sur le positif plutôt que sur le négatif, à relativiser. C’est dur, ça demande beaucoup d’exercices, de temps, d’effort sur soi, mais cela me fait du bien. Je me suis sentie beaucoup mieux vers la fin du parcours, malgré le temps qui passait, qu’au début du parcours, il y a 2 ans alors que ma situation était bien moins « alarmante ». C’est cependant un travail quotidien, sans relâche, pour ne pas retomber dans ses travers. Je peux encore m’améliorer, aller mieux, être plus sereine.

J’ai été très surprise, et en colère, que l’état émotionnel ne soit absolument pas pris en compte dans la PMA. Seuls les aspects physiques et médicaux priment. Et pourtant, cela a tellement importance pour mieux vivre ce parcours si difficile. Jamais mon gynécologue ne m’a demandé comment j’allais, comment je vivais les choses. Jamais il ne m’a parlé de soutien psychologique, de médecines alternatives, pour mieux gérer mes angoisses. Jamais il n’a essayé de me rassurer. Je ne demandais pas à être faussement abreuvée d’informations positives, seulement me dire qu’il fallait y croire, qu’il avait l’habitude, que je n’avais pas de problème spécifique. Quelques encouragements en quelque sorte. J’ai ainsi d’autant plus apprécié l’humanité, la sympathie d’autres personnels de santé : les sages-femmes du centre de fertilité, l’infirmier qui venait m’aider pour les piqûres, l’hypno-thérapeute et la naturopathe qui, par quelques petits mots gentils, leurs sourires, leur calme, m’encourageaient, me rassuraient. Le gynécologue lui, ne m’a parlé que de statistiques (peu encourageantes), avait l’air de ne pas croire aux chances lors du traitement par stimulation simple, me donnait très peu d’informations lors de nos rendez-vous, ce qui me laissait frustrée et craintive de poser des questions. Comment y croire dans ces conditions ? Comment rester positive ? Cela m’a beaucoup mis en colère au début puis, comme tout, on s’habitue, on se résout et je me suis accrochée au reste, aux autres, aux petites notes d’espoir que l’un ou l’autre me donnait : « ce bébé vous l’aurez, il faudra peut-être attendre un peu, mais vous l’aurez » (ma première gynécologue que j’avais consulté au tout début dans ma ville natale), l’infirmier qui a croisé les doigts pendant tout un rdv pour me porter chance, le sourire rassurant de la sage-femme lors du premier transfert d’embryon.

La PMA est une bonne épreuve pour tester son couple. Si on est capable de surmonter tout ça ensemble, on est largement capable d’élever un enfant ensemble. Mais ce n’est pas pour autant facile. Il y a des hauts des bas, des incompréhensions, des reproches. L’envie d’enfant a été de base compliquée dans mon couple. Mon conjoint n’en voulait pas tout de suite, n’arrivait pas à se projeter, cela me frustrait beaucoup, j’étais impatiente, je me suis sentie obligée d’en vouloir pour 2, d’être prête pour deux, alors que ce n’était pas forcément le cas. Le sujet était tabou au début, on avait certes arrêté la contraception mais on n’en parlait pas. J’espérais secrètement que ça marche vite, il espérait secrètement que ça prenne un peu de temps. Pas très sain tout ça … Et puis au bout de 6 mois, les premières inquiétudes arrivent. Je lui en parle, il s’inquiète un peu aussi, ça me rassure, finalement il en a envie de cet enfant ! Cela débloque quelque chose. On en a donc envie tous les deux, on est prêts mais … non, pas encore. Je n’arrive pas à me résoudre à patienter, je prends rdv avec un premier gynécologue au bout de 6 mois d’attente. Un gynécologue assez incompétent, qui me prescrit des traitements inutiles, qui ne semble pas s’intéresser à mon problème. Je n’ai pas vraiment sollicité mon conjoint avant de prendre rendez-vous. Avec le recul, c’était une erreur, il m’en a voulu, ne s’est pas senti sollicité, comme si je ne lui laissais pas le choix. Après un an d’attente, je décide de changer de gynécologue, en espérant me sentir mieux accompagnée. J’en teste deux en parallèle puis me décide sur le centre spécialisé en infertilité de ma ville, me disant qu’ils sont experts en la matière. Le 2e gynécologue n’est pas idéal mais au moins je suis dans un centre qui s’y connait. J’en ai marre de tester les gynécologues, je décide de rester sur celui-ci, on verra bien. Et après une batterie de tests, c’est parti pour les premiers traitements ! On ne nous diagnostique pas vraiment de problèmes spécifiques, excepté un taux d’AMH un peu faible chez moi, ce qui n’a pas l’air d’inquiéter outre mesure le gynécologue vu mon âge.

D’un côté, commencer les traitements me rassure, on s’empare enfin du problème, je ne suis plus dans l’attente passive mais dans l’action. De l’autre, je n’y crois pas vraiment à ce premier traitement de stimulation simple, je suis obsédée par la FIV comme étant LA solution. Le gynécologue ne m’a pas vraiment convaincu du contraire, il n’a pas l’air très convaincu par les chances de résultats. Pourtant, avec le recul, je réalise qu’elles n’étaient pas beaucoup plus faibles que celles de la FIV. Après 4 stimulations entre novembre et mars (dont 1 hyperstimulation), il est question de FIV. Pas d’insémination artificielle pour nous, on passe directement par la case FIV. J’ai besoin d’une pause, je suis fatiguée des traitements et des déceptions. La covid arrive. Tant mieux, cela me permet de souffler, d’apprendre à vivre au jour le jour, de patienter. Qui sait ? Peut-être que je tomberai enceinte naturellement, tout le monde parle d’un possible baby-boom dans les médias … Et puis au bout de quelques mois, j’en ai de nouveau marre d’attendre, je ne fais pas partie de ce fameux baby-boom et le centre a pris plusieurs mois de retard à cause du 1er confinement. Je m’impatiente, je veux me relancer, je suis prête à recommencer les traitements. En août, on reçoit enfin un appel du biologiste, cela veut dire que la FIV approche. Il faudra encore attendre janvier pour remonter au fur et à mesure la file d’attente, presqu’un an depuis le dernier traitement… Avec la peur que l’attente se prolonge avec un nouveau confinement…

La 1ère FIV

En janvier, c’est parti, la première FIV est lancée. Je suis contente, les choses bougent enfin, j’y crois ! Mais je n’avais pas tout anticipé (pourtant je pense toujours à tout …), je n’avais pas prévu que malgré les 11 ovocytes ponctionnés (« un bon chiffre » d’après la biologiste), il n’y aurait aucun embryon fécondé. Je ne savais pas que cela était possible. Qu’est ce qui cloche chez moi ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu fécondation ? Aucune explication de la part du corps médical, je me retrouve seule avec mes inquiétudes, mes fausses croyances. J’ai peur qu’il y ait un problème plus « grave », je pense déjà au don d’ovocyte et j’anticipe une nouvelle attente, longue, entre 2 et 5 ans d’après Internet. Ça me fait peur. J’ai besoin d’action, d’agir et non d’être dans l’attente et l’incertitude. J’en veux au gynécologue de ne pas prendre le temps de me donner plus d’informations sur cet échec. On me parle déjà d’un second transfert, sans même m’expliquer l’échec du premier. Et parallèlement, au fond de moi, je n’ai pas trop envie de savoir, peur de ce qu’on va m’annoncer alors je me dis, allons-y pour la seconde FIV, il y a peut-être eu juste un léger souci, on verra après. Bizarrement, je commence la seconde FIV à peine 3 mois après l’échec de la première. Je m’attendais à beaucoup plus d’attente. De temps en temps on est positivement surpris malgré tout ! Mais contrairement à la première, je suis beaucoup moins sereine pour cette deuxième tentative de FIV. J’ai peur que la mauvaise nouvelle ne se concrétise, que mes ovocytes soient de trop mauvaise qualité pour être fécondés, qu’il y ait un problème, un vrai. J’ai l’impression de jouer le tout pour le tout, de jouer ma vie, mon avenir … Certes, cette fois, je sais à quoi m’attendre. J’avais beaucoup eu peur de la douleur de la ponction à la première FIV (je suis un tantinet douillette …) et j’avais été rassurée de constater que je n’avais rien finalement rien senti grâce à la sédation. Le fait de ne pas être dans la nouveauté à quelque chose de rassurant. Je connaissais le traitement, j’étais moins perdue dans tous ces médicaments et toutes ces piqûres. Mais j’avais tellement peur du résultat de la ponction … J’ai commencé à comprendre pourquoi on parlait de « parcours du combattant » pour qualifier la PMA. Un parcours parfois long où on avance étape par étape, sans aucune certitude sur la suite. Le jour de la ponction arrive, l’attente des résultats est extrêmement stressante. Lorsque je reçois enfin l’appel du biologiste, 2 jours après, j’ai l’impression d’être suspendu à un fil … Soulagement, il y a cette fois 3 embryons fécondés ! J’ai l’impression de revivre, de souffler. Je suis tellement soulagée. 3 embryons, ça correspond dans ma tête à un premier bébé, un second bébé et à un don à un autre couple. C’est le chiffre idéal ! Je ne me sens pas préparée pour le transfert, je n’avais pas imaginé en arriver jusque-là. J’ai l’impression d’avoir franchi une nouvelle étape, comme dans un jeu vidéo. Après chaque étape réussie, il faut en vaincre une nouvelle.

Si tu te loupes, retour à la case départ (= nouveau traitement) et avec un peu de chance, de temps en temps, tu peux faire une sauvegarde (=embryon congelé). J’ai l’impression de m’être mal préparée au transfert, je culpabilise. J’aurais dû faire du yoga spécial fertilité bien en amont, j’aurais dû prendre plus de plantes pour stimuler l’endomètre. Trop tard, je n’ai plus le temps. Le jour du transfert, on apprend qu’il n’y a plus que 2 embryons, le troisième n’a pas tenu. Là encore, on n’a pas d’explications sur le pourquoi du comment … Je suis déçue mais je me dis 2 embryons = 2 bébés, ce n’est pas si mal que ça ! Le jour du transfert, j’ai l’impression d’être au bout du parcours, si proche de la ligne d’arrivée. Je ne suis jamais arrivée aussi loin, j’y suis presque, tellement proche. Voir ce petit embryon, à l’écran, entrer dans mon utérus, c’est émouvant.

Mon conjoint n’est pas sensible à ce moment, il n’est pas à l’aise par ce milieu médicalisé, par ce côté si peu sexy, un peu tue-l ’amour. Je suis déçue, j’aurai aimé plus de romantisme, que l’on s’autorise à être un peu gnangnan pour une fois. Je me sens seule. Seule avec mes angoisses, seule avec mes espoirs. Les premiers jours j’y crois vraiment, il n’y a aucune raison pour que ça ne marche pas, je ne peux pas avoir si peu de chance à tous les coups, cette fois c’est mon tour ! Je suis à fond, je fais plein de yoga et de médiation post-transfert, je compte les jours mais je suis sereine. Je m’imagine déjà annoncer ma grossesse, calcule que le bébé pourrait naitre le 22/02/2022 ce qui serait plutôt chouette en terme de date, etc. Et puis le 11e jour, quelques gouttes de sang me rappellent à la dure réalité. J’essaye de me rassurer, la nidation peut engendrer des saignements, il ne faut pas baisser les bras trop vite. Mais quelques heures plus tard, le flux augmente, il faut bien se rendre à l’évidence, ça n’a pas marché. C’est dur, je suis triste, je pleure mais je suis toute de même rassurée de savoir qu’il y a un deuxième embryon congelé en attente, qu’il ne faut pas tout recommencer à zéro. Je pensais être plus abattue, j’étais tout de même préparée à la possibilité d’un échec et tout n’est pas perdu. Même si 1 embryon, ce n’est plus aussi « sûr » que 3. Si ça ne marche pas la prochaine fois, il faudra tout recommencer. Je suis fatiguée, épuisée à la fois mentalement et physiquement, j’ai besoin d’une pause, d’arrêter que ma vie tourne entièrement autour de ça pendant quelques temps.

Ça tombe bien, on part toute de suite en vacances. Le centre m’appelle, me dit que la prochaine tentative sera pour juillet ou septembre, ça me laisse un peu de temps. Je suis aussi stressée de devoir attendre de me faire vacciner pour la covid, de devoir encore faire des calculs de calendrier, d’essayer de tout anticiper. Je me promets de me détendre durant ces 2 semaines et demi de vacances, de ne plus y penser. A voir si j’arrive à m’y tenir. Pas si simple que ça de lâcher quand on vient de se concentrer à 100% sur ça pendant 1 mois et demi, 38 jours pour être exact. Je m’autorise quelques jours de tristesse, je me goinfre de chocolat. J’en profite pour dire à mon conjoint ce que je ressens, cette solitude, le fait que j’aurais aimé être plus accompagnée, plus choyée. Autant je l’avais trouvé adorable lors de la première tentative de FIV, autant je l’ai trouvé distant et décevant lors de cette dernière. Mais en discuter avec lui me fait réaliser que ce n’est pas facile pour lui non plus, qu’il essaye de se protéger. Je vois les choses par mon prisme, je pense à moi avec égoïsme mais pour lui aussi, même s’il ne stresse pas autant que moi, ce n’est pas facile. Les dons de sperme sont dégradants, il faut qu’il trouve sa place dans notre couple, je suis focalisée sur moi-même et sur mon envie de grossesse. Je suis contente de réussir à en parler avec lui, je reste persuadée que la communication est primordiale pour survivre à tout ça, même si lui n’est pas autant convaincu, il n’aime pas parler de ses sentiments et des problèmes, préfère les éviter, les oublier. Il faut trouver un terrain d’entente, faire des compromis.

Au fond de moi, je suis positive, je me dis que mon corps était fatigué de tout ce traitement mais que la prochaine fois, il sera reposé et donc plus réceptif. Je m’interroge, dois-je être active ou passive ? Etre active me permet de me sentir maitresse de la situation, d’avoir l’impression d’avoir une influence positive sur le cours des choses, de mettre toutes les chances de mon côté pour y arriver. Mais d’un autre côté, cela me fatigue, me ramène à cette manie de vouloir tout contrôler, mon refus de lâcher-prise, de laisser faire, de faire confiance à l’équipe médical. Je suis tiraillée. Au fond de moi, si je m’écoute bien, je pense qu’il faut que je laisse aller sans rien faire de particulier. Mais ma petite voix intérieure me dit que je dois être active, ne pas gâcher de chances en ne faisant rien. Je ne sais pas.

Je lis des témoignages, des conseils sur Internet. Ça ne m’aide pas trop. Ils sont contradictoires. Et je tombe sur des statistiques, beaucoup de statistiques, que j’aurai préféré ne pas connaitre. Je n’ai pas envie de savoir que j’ai peu de chance que cela fonctionne. Comment y croire si on ne me fournit que des éléments négatifs, si on ne m’encourage pas à y croire ? On ne me donne que de nouveaux sujets de craintes : statistiques faibles, risque de fausse couche, long temps d’attente en cas de don d’ovocyte, adoption quasi impossible … Aucune information positive, encourageante. Pourquoi ? Je décide de ne noter que les informations qui me confortent. Par exemple : ma belle-cousine, qui a elle aussi un taux faible en AMH, est tombée enceinte naturellement au bout d’un an et demi. Pourquoi pas moi ? Il y a des couples avec des situations beaucoup plus problématiques qui y arrivent. Pourquoi pas moi ?

La 2ème FIV

Cette seconde FIV a déjà été dans le sens positif, m’a prouvée que je pouvais avoir des embryons fécondés. Si j’ai passé cette étape, si j’ai vaincu, pourquoi je ne passerai pas la prochaine et dernière étape la prochaine fois ? Il me reste encore 3 tentatives de FIV, plus on tente, plus ça marche, je me rapproche donc du succès. J’apprends sur moi-même au fur et à mesure, j’apprends à mieux gérer les choses. J’améliore ma nutrition donc plus le temps passe, plus mon corps sera prêt, tous ces efforts ont un impact positif, même si je ne vois pas toute de suite le résultat. Rester positive est mon objectif. Rester sereine est mon objectif. M’accepter comme je suis est mon objectif. J’y crois ! La prochaine fois sera la bonne. Je m’accroche un peu naïvement à l’adage « jamais deux sans trois ! ».

Fin juin, je commence le traitement. Il y a finalement peu d’attente entre ma deuxième et troisième tentative, je suis un peu surprise, je pensais devoir attendre septembre. Je doute même un peu : suis-je prête à refaire une tentative ? Ne devrais-je pas laisser passer l’été pour me reposer ? Ne vais-je pas gâcher mes vacances avec le stress ? Je finis par me dire de laisser faire le destin et de me laisser porter par les évènements au lieu de me poser tant de questions. Si le traitement peut commencer dès juin, qu’il commence dès juin et nous verrons bien. Le transfert de mon dernier embryon congelé a lieu le 16 juillet. De nouveau cette émotion et l’espoir en voyant ce minuscule embryon entrer dans mon utérus à l’écran. Et cette sourde appréhension de devoir tout recommencer à zéro si ce petit embryon ne tient pas le coup. Passent les 15 jours d’attente. Je continue la médiation et le yoga fertilité mais moins assidûment que lors de la dernière tentative. J’ai demandé un arrêt maladie la semaine d’avant et d’après la FIV, ça me fait beaucoup de bien de pouvoir me concentrer sur moi et de ne pas être happée et fatiguée par le travail. Je pars en vacances puis chez mes parents, comme cela était prévu avant de connaitre les dates de traitements. Pas simple de se détendre malgré tout … Les deux semaines d’attente sont dures. Un coup j’y crois, un coup je n’y crois pas. De vraies montagnes russes émotionnelles. J’avais toujours été persuadée que quand je serai enceinte, je le saurai, je le sentirai en moi. Rien du tout, jusqu’au bout, j’étais hésitante, je me disais il y a 50-50% de chance que ce soit bon ou pas bon, aucun feeling particulier.

Le 30 juillet arrive la fameuse prise de sang. Je suis en repas de famille avec mes parents et ma sœur. Avec mon conjoint, nous devons attendre la fin du déjeuner pour pouvoir nous isoler et prendre connaissance des résultats. Une attente insupportable et en même temps, je repousse le moment d’ouvrir le mail du laboratoire, peur d’être de nouveau triste et désespérée. Nous finissons par ouvrir ce mail, le taux d’UI est de 526, c’est bien supérieur aux 100 demandés. A la lecture du résultat de la prise de sang, je n’arrive pas à croire que je ne me trompe pas, que j’ai bien interprété les résultats.  J’appelle le laboratoire pour avoir confirmation, on me dit « oui c’est bien positif ». « Positif », le mot tant attendu. J’ai peur que le centre de fertilité ne m’appelle pour m’indiquer que je me suis trompée ou qu’il y a un problème. 3 semaines d’attente avant la première échographie, j’ai peur qu’on m’annonce que les tests étaient faussés. C’est positif ? C’est vraiment positif ? Je n’arrive pas à y croire. Mon cœur bat la chamade mais j’ai peur de me tromper sur le résultat. J’en pleure de soulagement, c’est fini ! On est arrivés au bout du parcours, enfin ! Pourquoi ne pas réussir à simplement se réjouir de la bonne nouvelle ? Trop habituée aux échecs, aux mauvaises nouvelles, au pessimisme, à se protéger pour éviter la déception ? Ça y est, le jour tant attendu est arrivé : je suis enceinte. Je n’arrive pas à y croire, comme si cela n’était pas possible. J’ai peur de me réjouir trop tôt, d’être déçue, d’y croire, peur d’être heureuse sans arrière-pensée. Je n’arrive pas à me sentir sereine. J’avais lu quelques témoignages prévenant qu’il était difficile d’y croire, c’est tellement vrai !

 

La grossesse

Dans ce tout début de grossesse, je me sens de nouveau très seule, sans préparation, sans conseil, sans accompagnement. Vers qui se tourner ? Le centre de fertilité me conseille de m’orienter vers mon gynécologue de ville. Je n’ai pas de gynécologue de ville, seulement celui qui me suit en PMA. Je me sens « abandonnée » dans cette nouvelle étape, comme si je n’étais plus de leur ressort, que je devais me débrouiller seule, leur job est fini, ils ont réussi à me rendre enceinte. C’est normal mais je suis perdue. Je ne suis pas préparée à l’après, à la réussite. J’étais tellement focalisée sur le fait de réussir que je n’avais pas trop pensé à la suite. Est-ce normal d’être stressée ? Que puis-je faire pour mettre toutes les chances de mon côté ? Je réagis comme si j’étais encore en FIV, comme si le fait d’être enceinte n’était pas encore acté. J’ai eu du mal à dire « je suis enceinte », j’ai d’abord pensé « il semblerait que les résultats soient positifs, qu’il y ait une chance que je sois enceinte ». Je suis formatée en mode PMA. Apparemment, je ne suis pas la seule.

J’ai annoncé ma grossesse à mes parents et ma sœur le jour même, ils étaient au courant de l’arrivée des résultats, je ne pouvais pas vraiment faire autrement. C’était bizarre, irréel, je n’étais pas prête à annoncer quoi que ce soit puisque je n’y croyais pas moi-même. Peur qu’ils aient de faux espoirs, peur de les décevoir par la suite. Avant d’entrer en PMA, j’avais des plans, des idées sur comment annoncer une grossesse, comment la vivre. J’ai mis tout ça de côté, je m’en fiche un peu maintenant, tant que ça marche. Ce qui me semblait important autrefois, comme par exemple l’annonce de ma grossesse à ma famille, me semble annexe. Tant pis si ce n’est pas idéal, parfait, ça n’a pas d’importance. Je réalise en leur annonçant que mon malheur leur pesait aussi, ils sont quasiment autant soulagés que moi.

Sur Internet, je trouve peu de témoignages sur l’après, comme si tout se focalisait sur l’avant et après, pfiou on disparaissait. Pourtant on se sent désemparée, comme avant. On est tout autant perdue, stressée. On ne peut pas en parler sur les forums, ce serait injuste envers celles qui essaient.

Je pense beaucoup aux autres couples qui ont fait une FIV le même jour que moi. La femme qui n’avait qu’un ovocyte après sa ponction, les couples qui attendaient pour le transfert d’embryons et les femmes qui ont eu les mêmes deux semaines d’attente que moi, la même angoisse avant les résultats de la prise de sang. Quels ont été leurs résultats ? Ont-elles été déçues ? Ont-elles eu aussi un résultat positif et sont stressées, désemparées comme moi ? J’aimerais savoir, échanger avec elles. Je me sentirais moins seule.

J’ai le droit de me réjouir. J’ai le droit d’y croire. J’ai le droit de me projeter. J’ai le droit d’être enceinte. J’ai le droit d’être sereine et heureuse, après tout ce temps. La PMA est un traumatisme. Cela a des séquelles morales dont on ne parle pas assez. Perte de confiance en soi, stress, crainte, angoisses. Je suis tout autant légitime qu’une autre à avoir un enfant, à être enceinte.

J’en ai marre des statistiques. Les statistiques ne servent qu’à alimenter les angoisses. Je les vois toujours dans le sens négatif et non positif. Je n’arrive pas à les utiliser pour me rassurer. J’aimerais qu’on arrête de parler par chiffres, par pourcentage, j’aimerais qu’on soit rassurant, encourageant, positif. Durant tout ce parcours, on ne m’a quasiment jamais rassurée et j’en aurai eu tellement besoin. On me dit qu’on ne veut pas me donner de faux espoirs mais il me faut de l’espoir pour y croire, un minimum, une infime espoir. Toute vérité n’est pas forcément bonne à dire. Certes il ne sert à rien de mentir, d’enjoliver la réalité. Je vois des femmes y croire encore après 10 ans et je me dis qu’elles se font plus de mal que de bien, qu’elles devraient lâcher et passer à autre chose plutôt que de s’engluer dans ce parcours si difficile moralement, pour leur bien-être mental. Mais qui suis-je pour les juger ? Ne donner aucun espoir n’est pas une bonne chose pour autant, on a besoin de se rattacher à certaines choses pour voir les choses de manière positive, relativiser et se dire qu’on va y arriver. Cela m’a beaucoup manqué. Les gens ont toujours tendance à raconter des choses négatives plutôt que positives. Ou alors c’est moi qui interprète tout de manière négative, c’est sûrement cela.

A ma troisième semaine de grossesse, le jour de mes 33 ans et le premier jour de notre départ en vacances, c’est la panique. Je saigne … Je passe la journée de mon anniversaire à pleurer, persuadée d’être en train de faire une fausse-couche. C’était trop beau pour être vrai, il va falloir tout recommencer. Je m’en veux d’avoir cru être enfin tirée d’affaire. J’attends le lendemain, un lundi, pour aller aux urgences obstétriques de Pau (sur la route des vacances). Je suis persuadée que la gynécologue de garde va m’annoncer que tout est terminée. Et pourtant, soulagement, tout va bien ! Les saignements peuvent arriver en début de grossesse, sûrement un hématome. Je vois pour la première fois mon bébé : une forme circulaire à l’échographie. Apparemment, il mesure 4 millimètres. Minuscule ! Je n’arrive pas à sortir de cette consultation complètement soulagée, j’ai une angoisse sourde au fond de moi. Je me dis que les prochaines semaines vont être très longues, j’attends avec impatience la fameuse échographie du 1er trimestre afin de voir le risque de fausse-couche s’éloigner. Pour le moment, je ne ressens pas grand-chose : quelques crampes au bas du ventre et du dos, de légères douleurs aux seins, un peu fatiguée et jambes molles, ça ressemble beaucoup aux symptômes prémenstruels. Moi qui était persuadée que je me sentirais si différente en étant enceinte … C’est bizarre et fou de se dire qu’il y a quelque chose, quelqu’un qui grandit dans mon ventre. Que dans quelques mois, je vais avoir un bébé, un vrai bébé pour la vie, que je vais être maman. Ça me fait peur mais j’ai hâte. Je réalise que je ne serai jamais sereine, j’aurai toujours peur pour ce bébé, même après sa naissance. Mes vacances sont gâchées par l’angoisse, les quelques légers saignements qui perdurent ne contribuent pas à me rassurer. J’ai peur de faire quelque chose de mal, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur. Je n’ai jamais été aussi angoissée que pendant ces premières semaines, même pendant les phases de traitement. Une amie qui est aussi passée par là me conseille d’avancer « semaine après semaine » et que le temps et l’attente finiront par s’écouler. Au fur et à mesure des rendez-vous chez le gynécologue, je me sens progressivement plus rassurée. Tout va bien, le bébé grandit bien. Arrive la fameuse échographie du 1er trimestre que j’appréhende tant. Là aussi, tout va bien. On va pouvoir commencer à annoncer la grossesse autour de nous. Je me sens gênée d’annoncer ma grossesse, comme si je ne l’avais pas méritée après tout. Je n’aime pas trop être au centre de l’attention alors que pourtant, j’envie depuis plusieurs années ces femmes enceintes traitées comme de petites princesses. Je n’ai pas envie d’être vue uniquement comme une femme enceinte, qu’on ne me parle que de ça. J’ai tellement souffert de ce sujet, du fait que tout le monde en parle autour de moi, que je n’ai pas envie d’imposer ça ni aux autres ni à moi. Ma grossesse, c’est pour moi et mon conjoint seulement, ça ne regarde personne d’autre. Je veux rester dans ma bulle. C’est personnel, intime. Et pourtant, c’est un tel sujet de société, comme si cela concernait tout le monde : amis, famille, collègues, inconnus. Ces trois dernières années, je me suis sentie envahie dans mon intimité lorsqu’on me demandait : alors c’est pour quand ? Vous allez faire un bébé quand ? Cela ne concerne personne, et pourtant … J’ai l’impression que les gens s’approprieront autant ma grossesse qu’ils ne sont appropriés cette période de pré-natalité, d’attente. Faire un enfant ne devrait pas être un projet de société, cela ne devrait concerner que le couple en question. Je ne veux pas que les gens se disent : « ah enfin, la pauvre elle a tellement galéré ». Je ne veux pas être une victime. Si je me suis parfois sentie victime, c’est surtout à cause du regard des autres et de la société.

Je suis en colère de ne pas réussir à profiter naïvement et niaisement de ma grossesse, comme si la PMA m’avait aussi interdit cette joie. Tant d’échecs et de stress finissent par vous atteindre durablement. Les semaines passent et je me sens de plus en plus sereine. J’attends avec impatience que mon ventre grossisse, d’avoir une preuve tangible que ce bébé est bel et bien là, qu’il existe. Plus les semaines passent, plus l’angoisse diminue. Une partie est toujours nichée dans un coin de moi mais je me sens de mieux en mieux, la grossesse se concrétise. Je vois le « happy end » tant attendu arriver. Malgré l’attente, je réalise que je ne suis pas tout à fait prête à avoir un enfant, le changement me fait peur. Mais qui est vraiment prêt ?

Conclusion

Je ne sais pas si j’oublierai un jour cette épreuve. Elle a eu des conséquences durables sur moi, sur ma façon d’être. Je me sens traumatisée, même si le terme est fort. Je réalise que j’ai été chanceuse, que certaines vivent des situations bien plus difficiles, mais je me sens tout de même marquée par cette épreuve. J’ai été déçue de moi-même, de ma façon de réagir, je me suis trouvée faible, minable. Je ne sais pas si je pourrai oublier ça. Je ne sais pas si j’ai envie de revivre cela pour avoir un second enfant. C’est bête mais à peine enceinte, je pensais déjà à la suite plutôt que de profiter du simple bonheur de cette première grossesse. J’anticipe déjà qu’il faudra sûrement tout recommencer si nous voulons un second enfant. La preuve que cette PMA m’a marquée. Le psychologue m’a dit un jour qu’on avait toujours le choix, que rien ne nous était imposé dans la vie. J’aurai donc le choix d’avoir ou pas un second enfant, de me relancer dans un parcours PMA. Rien n’est obligatoire, c’est ma vie, mon choix. Si je choisis de repartir là-dedans, ce sera difficile mais je serai mieux préparée, sûrement plus sereine aussi. Il me semble plus facile de se lancer là-dedans en ayant déjà un enfant, il me semble y avoir moins d’enjeux. Je vais déjà essayer de profiter de l’arrivée de mon bébé, de mesurer la chance que j’ai d’être arrivée au bout du parcours et de vivre au jour le jour cette nouvelle expérience tant attendue.

J’espère que ce témoignage aura pu résonner chez certain.es d’entre vous. Je n’ai aucune prétention particulière, je me doute que vous ne serez pas toujours d’accord avec mes pensées, chacun.e gère à sa façon, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon. J’espère seulement que cela pourra aider certain.es mais que ce témoignage n’aura pas engendré de stress supplémentaire pour vous. J’ai parfois eu cette sensation en lisant des témoignages qui me stressaient davantage qu’ils ne me rassuraient. Si c’est le cas, je m’en excuse, ce n’était vraiment pas mon intention.

Les praticiens et sites Internet qui m’ont aidé durant mon parcours PMA à Strasbourg :

Hypno-thérapie et sophrologie : Nathalie Collin, Lingolsheim

Acupuncture et médecine chinoise : Jocelyn Larousse, Strasbourg, 06 38 50 71 45

Cabinet de naturopathie spécialisé en bien-être de la femme : Emilie Soullard, Strasbourg

Ostéopathe spécialisée en fertilité (je ne l’ai connue qu’après mon parcours) : Alexa Wrzesinski, Lingolsheim

Méditation, yoga et sophrologie : l’appli Petit Bambou, la chaine Youtube de Charlotte Pomarede

2 commentaires

  1. Eirin

    Merci pour ce partage 💖
    C’est incroyable comment je me reconnais à chaque mot, à chaque étape, à chaque sentiment, chaque expérience vécue…
    Merci. On se sent beaucoup moins seule 💖

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  2. Miss chocolat

    J’aurai pu écrire ce témoignage, presque mot pour mot.
    Je ne suis qu’au début du parcours PMA ( 2 IAC négatives, pause) mais votre façon de décrire les choses m’a tellement parlé.
    MERCI d’avoir pris le temps d’écrire ce témoignage.
    Plein de bonheur avec votre bébé.

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