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FIV : Le témoignage de Sonia, une maladie rare et un bébé

Rencontre et projets d’avenir

A 22 ans je rencontre l’homme de ma vie. Les mois passent et petit à petit on évoque l’avenir.

Un jour le couperet tombe. Mon homme m’annonce qu’il est atteint d’un syndrome très rare : le syndrome Kallmann de Morsier.

Au départ je ne comprends pas bien ce qui m’arrive mais je me dis que ce n’est pas grave. L’amour résout tout non ?!

Au final après quelques recherches les choses se corsent. Mon conjoint est azoospermique et devra subir des mois de traitements pour espérer avoir quelques bêtes.

Le traitement de Monsieur pour commencer notre projet d’enfant

A 25 ans le désir d’enfant se fait ressentir. Mon homme est devenu mon mari et on prend la direction d’un endocrinologue réputée. Les mois passent avec son traitement et aucun changement. En moi le désespoir s’installe et je n’avais personne autour de moi pour en parler ou pour me comprendre. Je vous épargne les remarques désobligeantes telles que « change de mari » ou « c’est dans ta tête ».

 

L’inscription sur le forum de fiv.fr et la rencontre de nouvelles amies

Après une énième recherche sur internet pour trouver des femmes dans mon cas je tombe sur le forum fiv.fr

Je lis attentivement les sujets et commentaires m’intéressant. Petit à petit une dépendance s’installe. Et un jour j’ose enfin m’inscrire et intervenir.

Miracle je tombe sur des fivettes adorables. On répond à mes questions et on calme mes angoisses. J’y ai trouvé un soutien sans failles et surtout aucun jugement face à mes colères et jalousie suite aux grossesses des proches.

Ces fivettes sont aujourd’hui devenues des amies et certaines d’entre elles sont devenues maman.

Le début du parcours de PMA

La PMA laisse des traces indélébiles que ce soit au niveau du corps mais aussi de l’esprit. Pendant la bataille on n’y pense pas mais nous femmes en mal d’enfant nous sommes prêtes à tout pour avoir ce bébé.

J’ai 27 ans quand je franchis pour la première fois les portes de la PMA. Le traitement de mon mari aura mis 2 ans pour avoir un spermogramme permettant l’espoir d’une FIV.

Très vite s’enchaînent les examens et petit à petit ma pudeur a disparu et le sentiment d’humanité aussi.

Grosse PMA oblige, je ne suis qu’un numéro parmi tant d’autre malgré la rencontre d’avec mon professeur miracle.

1ère fiv : c’est l’excitation totale et l’espoir (encore et toujours lui) fou que bebe arrivera à la FIV1. 9 jours de stimulations et finalement on m’appelle pour tout arrêter. Risque d’hyperstimulation.

Je suis effondrée et les seules personnes arrivant à me réconforter sont mes amies du forum.

FIV 1BIS : beaucoup moins d’entrain et d’impatience. On y va en sachant que tout peut s’arrêter. Grosse désillusion seulement 2 embryons à 5 jours obtenus et aucune accroche.

Avec mon mari on décide de faire une pause PMA et d’attendre que notre professeur change de centre de PMA pour le suivre.

 

Changement de centre et la bonne nouvelle dans la douleur

A 28 ans et un changement de PMA on retourne pour tout recommencer

FIV 2 : je reprends les traitements et cette fois ci je ne pense plus à rien.

J’arrive jusque à la ponction et on obtient 10 embryons. 5 jours plus tard, jour de mon anniversaire de mariage, on m’implante 2 blastocystes et 4 jours après me voilà hospitalisée pour hyperstimulation ovarienne.

J’apprends dans la douleur que je suis enceinte mais que mon ventre et mes poumons sont remplis d’eau.

Je plane complètement alors que je risque l’embolie !!!!

 

Les angoisses de femme enceinte

Voilà ou nous emmène notre désir d’enfants. Nous femmes sommes prêtes à subir n’importe quel traitement, n’importe quelle souffrance pour vivre la maternité

Ce sentiment je crois qu’il est partagé par toutes les fivettes. Tout du moins c’est ce qui transparaît dans les écrits.

On pourrait penser qu’une fois la grossesse atteinte on abandonnerait nos visites sur le forum mais encore une fois non. On clique sur la rubrique magique qu’on ne pensait jamais voir et qu’on ne pensait réserver qu’aux autres : celles des femmes enceintes.

Et encore une fois on partage nos espérances, on prie pour éviter la fausse couche puis les tests de trisomies et les échographies. L’angoisse n’en finit pas.

Ou si elle se finit quand commence le bonheur. Mon bonheur à moi est née un mois de juin (elle a été mon cadeau des 29 ans) et elle me comble de bonheur. Pour autant je n’oublie pas les souffrances passées mais maintenant elles ont enfin un sens.

Petits conseils pour survivre à la PMA les fivettes

– Prenez votre mal en patience surtout au départ ou on a l’impression de ne pas avancer.
– N’enchaînez pas les essais, votre corps et votre esprit ont aussi besoin de récupérer.
– Continuez à vivre car au cas où vous ne vous en rendriez pas compte la vie continue et on risque de finir seule à la fin du parcours.
– Préservez votre couple et pas de rancœur cachée. Un seul secret la communication.
– Faite entendre votre voix quant au choix du nombre d’embryons à transférer. C’est quand même votre corps.

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