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Témoignage de Delphine : un accueil d’embryon en Espagne

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu des enfants, et les porter.

La quarantaine entamée, et toujours pas d’enfant après un mariage et une relation en échec, je me suis interrogée sur le fait d’avoir un enfant, seule. Ce qui est un peu effrayant de prime abord.Seulement voilà, j’avais déjà 40 ans. Le temps commençait à presser…

Au préalable, j’ai réalisé des examens pour voir si je n’avais pas de problèmes pour procréer. Après prises de sang et comptage folliculaire, il s’est avéré que mes chances d’avoir un enfant naturellement étaient quasi nulles, même avec de gros traitements hormonaux.

Mais je ne souhaitais pas adopter. Je voulais vraiment porter mon enfant.Je me suis alors renseignée sur les solutions alternatives, une insémination avec donneur n’étant pas conseillée en raison du faible taux de réussite.

J’ai d’abord pris contact avec une clinique en Belgique qui m’a envoyée « bouler » sans égards en me disant qu’en raison de la longue liste d’attente, j’aurai dépassé l’âge pour une PMA quand mon tour arriverait.

Un peu dépitée, je me suis tournée vers une amie qui avait eu un parcours similaire. Je suis entrée en contact avec une connaissance à elle qui m’a bien éclairée et rassurée, sachant que son rêve s’était concrétisé quelques temps auparavant. Elle avait opté pour un accueil d’embryons dans une clinique en Espagne.

Je me suis quand même documentée sur d’autres pays, et compte-tenu de mon âge et des législations en vigueur, j’ai finalement choisi l’Espagne.

Je suis allée dans la même clinique qu’elle ; une petite structure à taille humaine, où je me suis sentie soutenue, entourée et bien accompagnée.

Après entretiens téléphoniques et consultations médicales, j’ai finalisé mon choix de recourir à un accueil d’embryons, mes chances de grossesse par PMA avec mes ovocytes étant seulement de 10 %.

J’avoue qu’au départ, j’étais un peu contrariée que mon enfant n’ait pas mes gènes.Cela revenait à une adoption, mais je portais mon enfant. Et c’est ce que je souhaitais.

En pesant le pour et le contre, je me suis dit que le protocole d’une PMA avec mes ovocytes était long et douloureux, et que les chances de réussite était quasi nulles.

Le temps ne jouant pas en ma faveur, et mon désir d’enfant grandissant, j’ai opté pour l’accueil d’embryons, sans aucun regret.

Le parcours a alors réellement commencé en octobre 2016.

Batterie d’examens obligatoires :

Contrôle pour voir si mes polypes utérins étaient revenus. Oui. Donc opération vite programmée, fin décembre 2016.

Une fois tous les examens et opérations préalables réalisés, le processus a été lancé début février 2017.

Mon organisme ayant bien réagi aux traitements hormonaux, une implantation d’embryons a été programmée fin mars 2017.

On m’a implanté deux embryons.

Premier contrôle prise de sang début avril 2017 : ENCEINTE.

Immense joie. Mais en même temps, j’étais sur la réserve car il fallait voir si la grossesse tiendrait.

Et je ne voulais pas être dévastée en cas de fausse couche, même si l’on sait que, malgré tout, au plus profond de soi, on espère que tout se passe bien, et que l’on se voit déjà maman. L’affect prend souvent le pas sur la raison quand il s’agit d’enfant.

Pour me rassurer, j’ai refait deux prises de sang à intervalles réguliers pour voir si le taux de HCG continuait de monter. Et la réponse était : OUI. J’étais soulagée.

La grossesse a été confirmée à la première échographie quatre semaines plus tard. Mon bébé ressemblait à un tout petit pois, mais son cœur battait déjà.

C’était parti pour l’aventure.

Après une grossesse sans soucis, hormis les désagréments d’usage (nausées, insomnies…) et une frayeur de fausse couche à cause d’une grosse perte de sang en début de grossesse, j’ai donné naissance à un magnifique petit garçon. Enfin « petit », si on veut, avec ses 4,120 kg et 53,5 cm, dix jours avant terme.

Tout cela en un seul essai.Une grande chance dont je suis bien consciente et que je savoure tous les jours.

La naissance de mon fils a marqué le début d’une nouvelle vie pleine de joies et de bonheur.

PS: Delphine a eu la pudeur de ne pas citer la clinique, il s’agit de la clinique Invitam à Elche.

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