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Histoire du don d’ovocytes

Bien que le don d’ovocyte soit une technique relativement récente, la recherche dans ce domaine date de plus d’un siècle. En effet, le premier transfert d’embryon fut un don d’embryon réussi chez le lapin en 1890 (W. Heape). Ce premier succès a été suivi par des recherches expérimentales sur plusieurs espèces animales, en particulier chez le rat, le lapin, la brebis et la vache. Le premier cas de transfert réussi chez des bovins est publié en 1951.

In vivo, des embryons fécondés ont été transférés avec succès chez plus d’une dizaine de mammifères différents. D’ailleurs, l’application commerciale de cette technique a révolutionné l’industrie de la reproduction animale.

L’équipe médicale de Trounson ( Australie) est la toute 1ère à publier en 1983 l’obtention d’une grossesse chez l’homme après un don d’embryon. La receveuse, stérile, avait des cycles ovulatoires et le transfert a eu lieu au cours d’un cycle spontané pour lequel aucune supplémentation hormonale n’est prescrite. Malheureusement la grossesse se solda par une fausse couche.

La même année, à l’université de Los Angeles, l’équipe de Buster publie l’obtention de deux grossesses avec une technique analogue à celle décrite précédemment pour les animaux. Au cours d’un cycle non stimulé, les donneuses sont inséminées avec le sperme du mari de la receveuse. Après fécondation in vivo, l’utérus est « lavé » au moyen d’un cathéter et les embryons sont transférés chez les receveuses. Dans les deux cas, les patientes receveuses présentaient une stérilité et non une ménopause précoce. Par conséquent, elles n’ont pas reçu de supplémentation hormonale et ont accouché sans problème.

La première grossesse chez une patiente présentant une ménopause précoce est obtenue en 1984 par le transfert d’un embryon issu d’une FIV d’un unique ovocyte. La receveuse est traitée par oestroprogestatifs sur un mode imitant le cycle naturel. Après la conception, la supplémentation hormonale est maintenue tout le premier trimestre et la patiente accouche à terme sans problème particulier.

Depuis, de nombreuses équipes ont étudié l’efficacité des différentes méthodes de transfert.

Le lavage utérin a été utilisé jusqu’en 1987, puis abandonné pour les raisons suivantes :

  • le taux de réussite inférieur à 15%;
  • le risque pour la donneuse d’être enceinte ou contaminée par le sperme du donneur porteur d’éventuelles maladies sexuellement transmissibles;
  • le risque pour la receveuse de contracter une maladie transmise par l’embryon transféré;
  • le taux de récupération embryonnaire insuffisant.

Depuis plusieurs années, la méthode la plus utilisée sur le plan international est la FIV qui allie une certaine simplicité et un taux de réussite satisfaisant.

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