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Le témoignage de Caroline et Vincent : un double don en Espagne et un petit garçon

 

Retrouvez la retranscription de ce témoignage, merci à eux de nous avoir consacré de leur temps :

Bonjour, je m’appelle Vincent.

Et moi, je m’appelle Caroline.

J’ai 38 ans cette année.

Et moi 46.

Et on a commencé notre parcours FIV aux alentours des années 2009-2010.

Oui.

Enfin, moi, j’avais 36 ans et toi tu avais 28 ans quand on a fait le premier rendez-vous parce qu’on essayait d’avoir un enfant et puis que ça marchait pas.

Donc, et c’est comme ça qu’on a atterri dans le parcours de FIV parce que finalement on a découvert qu’on avait des soucis pour avoir un enfant.

Donc a démarré notre parcours en France d’abord en Haute Savoie et puis ça a été un parcours assez long avec beaucoup d’échecs.

On n’a pas abouti dans ce centre là.

Voilà.

On a fait beaucoup de fausses couches et pas de résultat.

Et finalement une amie nous a parlé d’un autre centre, de Grenoble.

Donc on est parti à Grenoble, là, on a rencontré un autre médecin.

On a trouvé déjà un service expérimenté, qui nous a mieux pris en charge.

Et on a eu une première grossesse qui n’a pas été jusqu’au bout, qui a été jusqu’à 3 mois, donc on a eu une grosse déception à ce moment là parce que on commencait à y croire ,au bout de 3 mois forcément on commençait à avoir bon espoir.

Et puis ce docteur en fait, nous a parlé de l’Espagne parce que nous on arrivait un petit peu, le temps avait passé et moi j’avais 43 ans bientôt.

Donc en France, ça commençait à être un petit peu tardif pour continuer des cycles de FIV.

Et donc on s’est orienté sur l’Espagne et donc chez IVI à Valencia pour un don d’ovocytes.

Voilà, parce-que Grenoble nous avait parlé plus particulièrement d’un médecin à rencontrer à Valence.

Donc c’est pour cette raison qu’on est venus ici.

Et c’est vrai qu’on a d’abord essayé avec nos gamètes.

Oui, et moi avec un don d’ovocytes.

Non, on a directement essayé par un don d’ovocytes en travaillant avec mes gamètes.

Oui.

43

Ce qui n’ a pas abouti et c’est vrai que tout de suite, ils nous ont proposé de faire un double don.

Donc un don d’ovocytes et un don de sperme.

Assez rapidement oui, ils nous ont proposé le double don ou un don d’embryon.

Parce qu’ils ont admis assez rapidement qu’il y avait quand même un très gros problème sur les gamètes et qu’ils ne pensaient pas qu’on arrive à fonctionner comme ça.

Donc on a refait une tentative, on a choisi le double don.

Pour nous ça pas été si simple, on a pris le temps de réfléchir parce-que le double don ça veut dire aussi, on sait aussi que c’est anonyme.

On sait aussi que notre enfant, plus tard si il veut savoir finalement d’où il vient, quelles sont ses racines, qui a fait le don finalement ?

Il ne pourra pas le savoir.

Et on s’est quand même posé cette question parce que moi j’avais regardé aussi sur Internet,il y a des enfants aujourd’hui adultes qui se posent cette question.

Donc a vraiment pris le temps de la réflexion et à un moment donné,je pense que c’était difficile pour nous, c’est qu’on se sentait peut-être pas légitimes à ce moment-là en tant que parents par rapport au double don.

Et finalement on a fait notre chemin et quelqu’un nous a dit,vous savez si vous ne décidez pas de le faire cet enfant n’existera pas.

C’est vous qui décidez de faire ce double don,d’engager cette procédure,si vous l’engagez pas, elle n’existera pas,donc vous êtes les parents de cet enfant.

Et c’est vrai que du coup, ça a tout clarifié pour nous.

Et puis on s’est lancés, et on y croyait à fond, on savait qu’on avait énormément de chances de réussite.

On nous avait annoncé 80% de chances, donc ce qui était énorme pour nous à l’époque.

Avec une qualité d’embryons qu’on avait jamais eu jusque là.

Et c’est vrai que ça a très bien marché. Et ça a marché.

Et on a eu Esteban.

On a eu une grosse production d’embryons.

On a eu 8 embryons congelés.

Oui.

Et c’est ce qui nous permet aujourd’hui de revenir à nouveau à IVI à Valence pour essayer de faire un petit frère ou une petite sœur à Esteban.

Voilà, et puis on a eu cette chance d’avoir Esteban, ça a été, enfin pour nous ça a été extraordinaire, parce-que ça faisait tellement longtemps qu’on espérait avoir un enfant,que c’était, enfin on peut même pas expliquer,je crois c’est, enfin moi chaque jour c’est un bonheur de le voir, de savoir qu’il est là, et ça a été vraiment incroyable quoi.

Et c’est vrai que si on était pas venus en Espagne à Valence, on aurait pas réussi oui.

C’était mort oui.

Le temps avait passé , et j’étais un peu « âgée » aussi par rapport à la loi française.

Donc c’est vrai qu’ici, j’ai pu, on a pu devenir parents.

Donc ça a été vraiment, oui c’est vraiment une joie immense.

Donc aujourd’hui on est revenus, ce matin on a fait un autre transfert.

Donc on a bon espoir d’être parents à nouveau et puis de donner un petit frère ou une petite sœur à Esteban

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