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12 sentiments que peuvent éprouver les infertiles et comment y faire face

Au moment où vous vous sentez prête à avoir un enfant, vous avez probablement passé une bonne partie de votre vie à essayer d’éviter de tomber enceinte. De nos jours, les couples peuvent facilement « désactiver » leur fertilité grâce aux méthodes de contraception. Naturellement, ils espèrent que quelque chose qui peut être « désactivé » peut être « réactivé » par la suite. Réaliser que vous avez passé tout ce temps à mettre en veille quelque chose qui ne fonctionnait même pas fait souvent l’effet d’une grande surprise. La plupart des gens prennent leur fertilité pour acquise et la considère comme « normale », ce qui pousse à se sentir « anormal » lorsqu’il s’avère qu’on est infertile – un coup pas facile à encaisser !

Être diagnostiquée infertile est un grand choc si vous aviez prévu de devenir parent. Comme toute crise majeure dans la vie, ce diagnostic engendre de nombreuses émotions qui peuvent être difficiles à gérer. La plupart des couples parlent des étapes du choc, du déni, de la colère, de la tristesse et de l’inquiétude de savoir s’ils pourront un jour avoir un bébé.

Cet article aborde quelques-unes des réactions les plus communes face à un diagnostic d’infertilité. En comprenant comment et pourquoi l’infertilité peut semer le chaos dans vos émotions, vous trouverez plus facilement comment gérer vos sentiments et éviter qu’elles ne prennent complètement le contrôle de votre vie.

A la fin de l’article, nous essayerons de vous indiquer différentes sources de soutien qui pourront vous aider à traverser plus sereinement votre parcours de FIV.

1.Le sentiment d’injustice face au diagnostic d’infertilité

Même si vous vous doutiez depuis longtemps que vous aviez des problèmes de fertilité, le diagnostic officiel est souvent perçu comme un choc.  Comme pour de nombreuses personnes, votre première réaction a certainement été le doute : « Il doit y avoir une erreur ! Peut-être que les résultats sont faux, ou qu’ils ont été intervertis avec quelqu’un d’autre ? » Une fois l’information digérée, vient la colère : « Pourquoi nous ? Qu’est-ce qu’on a donc fait pour mériter ça ? C’est tellement injuste ! » Il est également probable que vous vous sentiez coupable et que vous vous accusiez d’être responsable à cause d’une chose que vous avez pu faire par le passé : « C’est sans doute parce que j’ai avorté quand j’avais 16 ans », « si seulement j’avais fait plus attention lorsque j’ai fait le tour du monde il y a 20 ans, je n’aurais pas attrapé de chlamydia ! ».

Avec le temps, vous pouvez également passer par les émotions suivantes :

  • L’impression d’être submergée ;
  • Une sensation d’isolement, car il n’est pas facile de parler de son infertilité ;
  • Tristesse et chagrin de ne pas être capable de réaliser quelque chose de « si naturel » ;
  • Inquiétude sur votre possibilité à jamais avoir un bébé.

Gardez à l’esprit que ces réactions sont normales : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de réagir face à ce type de nouvelles qui bouleversent une vie.

2.Le sentiment de honte et de culpabilité

Peut-être avez-vous également honte de ne pas être capable d’accomplir une chose que tout le monde et vous-même attendait de vous, ou mettez-vous en doute vos capacités sexuelles. Et vous pouvez vous sentir coupable si, l’espace d’un instant, vous vous surprenez à souhaiter que votre meilleure amie fasse une fausse-couche ou à en vouloir au nouveau bébé de votre sœur.

La honte et la culpabilité ne sont pas des émotions utiles, elles vous conduiront uniquement à vous sentir encore plus mal. Evitez que ces émotions ne fassent partie de votre répertoire, mais si elles s’accrochent, n’ayez pas peur de vous confronter à elles et faites de votre mieux pour vous en défaire.

Souvenez-vous :

  • Ne soyez pas trop dure envers vous-même lorsque vous ne vous sentez pas capable de ressentir une joie extatique lorsque votre meilleure amie vous annonce qu’elle est enceinte ;
  • Vous n’avez rien fait pour « mériter » d’être infertile.

3.Le sentiment d’avoir perdu quelque-chose

Vos réactions face à votre infertilité (heureusement temporaire) sont en réalité votre manière de répondre à un important sentiment de perte, qui concerne :

  • La perte d’un rêve, parce que vous avez toujours pensé que vous auriez des enfants ;
  • La perte de contrôle, dans la mesure où vous ne pouvez pas faire ce que d’autres font avec autant de facilité ;
  • La perte d’une identité, car vous aviez toujours imaginé devenir parent un jour ;
  • La perte de votre rôle dans l’arbre généalogique de votre famille, qui peut se retrouver amputé d’une branche si vous ne pouvez pas avoir d’enfant ;
  • La perte du sentiment d’inclusion sociale avec tous vos amis et membres de votre famille qui ont des enfants.

Si vous avez eu la malchance de faire l’expérience d’une fausse-couche, le combat pour tomber enceinte vous rappelle constamment le ou les bébés que vous avez presque eus. Faire le deuil d’un enfant non né est difficile parce que la société ne propose pas couramment de rituel pour admettre ce genre de perte. Les gens ne savent pas toujours comment aborder le sujet ou comment montrer leur soutien aux couples qui ont connu nue fausse-couche. En outre, vous n’aviez peut-être parlé de votre grossesse à personne et sans funérailles pour exprimer vos sentiments, gérer cette perte peut être une expérience très solitaire.

Parler d’infertilité et de fausse-couche peut s’avérer délicat, mais vos proches peuvent trouver plus facile de vous soutenir et vous accompagner s’ils savent comment vous vous sentez vraiment. Ne cachez pas vos sentiments en prétendant que vous allez bien alors que ce n’est pas le cas. L’amour et l’acceptation de votre chagrin peuvent vous aider à vous sentir mieux : donnez à vos proches une chance de vous montrer leur soutien.

4.Le sentiment de colère à la vue de femmes enceintes

Lorsque vous avez essayé en vain de tomber enceinte, vous voyez des bébés partout. Soudain, tout le monde dans votre entourage a un bébé et personne ne semble avoir eu de difficultés. Tout cela semble extrêmement injuste et peut vous amener à vous sentir triste et exclue. Certaines femmes capables d’avoir des enfants sans effort ne se posent pas la question de savoir si elles en auront un autre ou pas. En quoi est-ce équitable ? Bien sûr, vous savez que tout cela n’a rien à voir avec votre infertilité, ce qui ne vous empêche pas d’en ressentir beaucoup de colère.

5.Le sentiment de perte d’estime en soi

Pour de nombreuses femmes, la maternité représente l’ultime expression de la féminité. Peut-être vous sentez-vous ainsi seulement « à demi femme » si vous ne pouvez pas avoir d’enfants, voire une « demi-personne ». Il n’est pas rare que l’infertilité diminue l’estime et la confiance en soi. Heureusement, ce sentiment ne dure guère.

Il est certain que vous vous sentez triste et inquiète pour la suite (« Aurai-je un bébé un jour ? »), mais vous vous demandez sans doute aussi si votre relation avec votre partenaire survivra à ce diagnostic ou s’écroulera sous toutes les pressions que votre couple subira.

6.Le sentiment que son partenaire se sent moins viril

On a tendance à penser qu’un homme souffrant de problèmes d’infertilité se sent vulnérable et faible parce que l’infertilité entame sa virilité. Bien que cela ait pu être vrai par le passé, une étude récente montre qu’aujourd’hui, la plupart des hommes n’associent pas la fertilité à la virilité : ce stéréotype n’est plus d’actualité.

Lors d’une étude menée en Australie, 112 hommes qui avaient fait l’objet d’un diagnostic d’infertilité 5 ans auparavant ont rempli un questionnaire qui les interrogeait sur ce qu’ils avaient entrepris en matière de fertilité depuis leur diagnostic. Tous ou presque (96 %) s’étaient lancés dans un traitement avec leur partenaire et la plupart (87 %) étaient devenus pères, soit grâce au succès du traitement, soit par conception spontanée, soit par adoption.

 Il était également demandé aux hommes s’ils étaient d’accord avec certaines phrases concernant la parentalité, et les réponses dévoilées mettent en péril les stéréotypes qui affirment que les hommes associent masculinité et fertilité et que pour eux, avoir un enfant est moins important que pour les femmes :

  • 84 % estiment que devenir parent est aussi important pour eux que pour leur partenaire ;
  • 70 % pensent qu’avoir des enfants transforme un couple en famille ;
  • 42 % estiment que la déception de ne pas pouvoir avoir d’enfant est plus forte pour la femme que pour l’homme ;
  • 71 % pensent qu’avoir des enfants renforce le lien qui unit les partenaires d’un couple ;
  • 10 % estiment qu’un homme ne peut pas être certain de sa masculinité tant qu’il n’est pas père ;
  • 15 % pensent que devenir mère fait d’une femme une vraie femme.

7.Le sentiment que l’un des deux est nécessairement coupable

Chercher un bouc émissaire lorsqu’on rencontre des difficultés dans la vie est une réaction bien normale. La personne ou la chose que vous avez choisie devient la cible de votre frustration et offre un exutoire à vos sentiments négatifs. Mais si un problème d’infertilité est déjà compliqué à gérer lorsqu’on est célibataire, les reproches peuvent véritablement dévaster une relation. Un homme fertile peut par exemple nourrir du ressentiment pour ne pas pouvoir avoir d’enfant à cause de sa partenaire dont les trompes sont bouchées, et une femme fertile peut regretter de ne pas s’être plutôt mariée à un homme avec des spermatozoïdes en nombre suffisant.

L’infertilité n’est pas le problème de l’autre, de celui qui est infertile, mais du couple, et vous devrez le gérer à deux. Alors évitez le jeu des reproches.

Le fardeau psychologique que supporte en outre le partenaire à l’origine des problèmes de fertilité peut également affecter la dynamique d’un couple. Le partenaire infertile peut en effet devenir renfermé et se sentir inférieur par ce qu’il ou elle est « la cause du problème ». Il peut même aller jusqu’à proposer de mettre un terme à la relation afin que le partenaire fertile puisse trouver quelqu’un avec qui il pourra fonder une famille. Un tel comportement du partenaire infertile ajoute une pression supplémentaire au partenaire fertile, qui se plie en quatre pour se montrer compréhensif et rassurant. Parler de ses sentiments est le meilleur moyen d’éviter que la relation ne se dégrade.

8.Le sentiment que les autres n’y comprennent rien

Comme si gérer ses propres émotions n’était pas suffisant, vous êtes également confronté aux réactions et opinions des autres à propos de votre propre infertilité. Mieux vaut y être préparé et réfléchir à la meilleure manière de gérer ces réactions extérieures afin de limiter l’impact de leur manque de compréhension de l’infertilité.

9.Le sentiment qu’on ne sait pas à qui parler de son infertilité

Comme bien d’autres, vous pensez peut-être que l’infertilité est un sujet très personnel et préférez qu’il reste entre votre partenaire et vous. Malheureusement, ne pas parler des problèmes peut rendre les choses encore plus difficiles, car vous restez seule lorsque la situation devient vraiment difficile et que recevoir du soutien de la part des autres s’avérerait vraiment bienvenu.

Naturellement, il n’est pas question de parler de vos problèmes d’infertilité au monde entier. Mais si vous en parlez à vos proches, il y a des chances pour que vous découvriez qu’ils n’ont qu’une envie : être là pour vous et vous aider de toutes les façons qu’ils pourront.

10.Le sentiment que les proches font exprès d’appuyer là où ça fait mal

Certaines personnes ont le don de mettre les pieds dans le plat, et il s’avère que ce sont souvent les personnes les plus proches de vous. Votre mère ou votre belle-mère peut par exemple être impatiente de devenir grand-mère, demandant sans délicatesse : « Alors, quand allez-vous arrêter de ne penser qu’à vous et commencer à fonder une famille ? » De même, votre témoin de mariage se montre très indélicat lorsqu’il demande, coup de coude et clin d’œil à l’appui : « Quand est-ce que tu lui mets un polichinelle dans le tiroir, mec ? » Même votre meilleure amie fait preuve d’indélicatesse lorsqu’elle propose : « Maintenant que je suis enceinte, pourquoi ne fais-tu pas un enfant aussi, comme ça nous passerions notre grossesse ensemble ? » (Comme si vous n’essayiez pas déjà !).

Les gens parlent et commentent à tort et à travers sans se rendre compte qu’ils peuvent se montrer très blessants. A moins que vous ne soyez prêts à tout révéler de vos problèmes de fertilité, peut-être pouvez-vous répondre quelque chose comme : « Eh bien, ces choses n’arrivent pas toujours facilement », ou « On vous en informera dès que ce sera le cas ».

11.Le sentiment d’être jugée quand on a déjà un enfant

Si vous avez déjà un ou plusieurs enfants mais que vous essayez d’en avoir un autre, les gens se montrent souvent moins compatissants. Il arrive ainsi qu’ils fassent ce genre de commentaires : « Vous devriez déjà être contents de ceux que vous avez » (comme si vous ne l’étiez pas), ou « n’en demandez pas trop » (si vous n’aviez pas de soucis pour concevoir, personne n’aurait l’idée de vous dire que vouloir plusieurs enfants c’est trop en demander).

Souffrir d’infertilité secondaire, c’est-à-dire avoir des difficultés à concevoir un autre enfant lorsqu’on en a déjà un ou deux, peut ainsi s’avérer aussi difficile que de souffrir d’infertilité primaire, lorsqu’on a du mal à concevoir son premier enfant. Ne croyez pas ceux qui vous disent que vous n’avez pas le même droit que les autres d’essayer d’avoir deux ou trois ou quatre enfants.

12.Le sentiment de devoir se justifier quand on a déjà un enfant d’une précédente union

Lorsque vous et/ou votre partenaire avez déjà un enfant d’une précédente relation, que vous voulez faire un enfant ensemble mais que vous découvrez des problèmes d’infertilité, les autres peuvent penser que cette situation n’est pas si douloureuse puisque vous avez déjà un enfant dans votre vie. Pourtant, vous éprouvez la même sensation de perte et la même tristesse de ne pas être capable d’agrandir votre famille que quelqu’un qui n’aurait pas encore d’enfant.

Certaines raisons de vouloir des enfants sont perçues d’un œil plus bienveillant que d’autres par les autres. Ainsi, vouloir un enfant avec votre partenaire lorsque l’un de vous a déjà un enfant d’une précédente relation passe pour « égoïste ». Or, la plupart des raisons de vouloir un enfant sont « égoïstes » : les gens font des enfants pour accomplir leurs propres objectifs de vie et leurs propres rêves, et il n’y a pas de raison plus valable que les autres.

 

 

Les solutions pour faire face à ces sentiments 

Le couple doit rester soudé quoi qu’il arrive

On ne répète jamais que l’infertilité doit être traitée comme un problème de couple, peu importe quel partenaire est à l’origine du problème. Si vous voulez que votre couple survive à un parcours de FIV, vous devez vraiment faire tout ce qui est en votre pouvoir pour travailler ensemble et essayer de vous soutenir l’un l’autre tout au long du traitement, surtout lorsque les objectifs ne sont pas atteints.

Une étude montre que les couples qui passent par une FIV sont dans une relation supérieure à la moyenne. Probablement faut-il y voir un peu d’auto-sélection. Seuls les couples solides et nourrissant un désir profond d’avoir des enfants choisissent de se lancer dans une FIV. Mais la force de la relation ne manque pas d’être mise à l’épreuve durant le parcours de FIV, et les partenaires ne doivent cesser de se remettre en tête qu’il faut prêter toute son attention à son partenaire durant toute la durée de la bataille.

Il faut être sur la même longueur d’onde

L’une des difficultés de l’infertilité réside dans le décalage émotionnel qui peut exister entre les partenaires. Par exemple, votre partenaire peut avoir hâte de démarrer le traitement, tandis que vous en êtes encore à la colère du diagnostic et n’avez pas encore atteint une phase plus constructive. La question de la personnalité des partenaires peut également pousser chacun à voir les difficultés de manière différente. L’un d’eux peut par exemple chercher à oublier le problème et espérer qu’il disparaisse, tandis que l’autre prend le taureau par les cornes et commence à chercher des solutions.

Si vous et votre partenaire n’êtes pas sur la même longueur d’onde, essayez de trouver une manière qui vous permettra d’avancer qui fonctionne pour tous les deux. Il faut alors que chacun comprenne les positions de l’autre puis trouver un terrain d’entente entre les deux. Restez ouvert, soyez honnête à propos de vos sentiments et soyez à l’écoute du point de vue de votre partenaire.

Il est nécessaire de traiter soi-même et les autres avec douceur

Lorsqu’on se bat contre l’infertilité, on en oublie vite les aspects sympas de la vie. Tout à coup, tout passe sous l’ombre écrasante de votre rêve d’enfant inaccompli. Un traitement de fertilité peut être long : vous ne pouvez pas lui permettre de vous consumer totalement et de vous priver de tous les plaisirs de la vie.

Continuez à faire ce que vous aimez, qu’il s’agisse du sport, de la lecture, du cinéma ou des escapades d’un weekend. Vous avez plus que jamais besoin de l’énergie et de la sensation de bien-être que ces activités vous apportent. Soyez doux envers vous-même et votre partenaire, gâtez-vous l’un l’autre et montrez-vous indulgent quant à tout ce qui peut vous faire du bien.

Il faut retrouver du désir sexuel dans le couple

Les couples infertiles expliquent souvent que le plaisir et la joie qu’ils éprouvaient pendant leurs relations sexuelles a disparu lorsque l’objectif de faire un bébé a pris le pas sur le plaisir de l’acte sexuel. Planifier ses rapports lors des phases de fertilité les plus importantes est certainement la plus grande cause d’assèchement du désir. Cette contrainte peut même apporter à l’homme une pression de la performance et entraîner des difficultés d’érection, tandis que la libido de la femme peut descendre en flèche sous le coup et la tension et du doute sur les chances d’avoir un jour un enfant.

Même si votre vie sexuelle n’est plus aussi plaisante qu’elle a pu l’être, n’oubliez pas de vous procurez l’un l’autre tendresse et affection. Offrez-vous une pause en partant pour le weekend sans prendre vos problèmes d’infertilité avec vous : cela pourrait bien faire revenir le désir et vous donner envie de faire l’amour tout de suite, simplement parce que vous vous aimez !

Parlez de choses et d’autres avec une bonne copine

Exprimer vos sentiments à votre partenaire est une excellente chose, mais si vous traversez tous les deux une période particulièrement difficile, ce dernier ne sera pas en mesure de vous apporter tout le soutien dont vous avez besoin. Avoir un confident extérieur à votre relation, quelqu’un en qui vous avez confiance et qui pourra vous apporter un soutien durable, peut s’avérer d’une aide précieuse. Une bonne amie est souvent ravie de vous offrir une épaule sur laquelle pleurer. Cette personne est peut-être votre mère, votre sœur, ou votre meilleur pote de bureau. Prévoyez du temps pour vous voir et laissez libre cours à vos sentiments. S’ouvrir ainsi peut d’abord s’avérer difficile, mais une fois que vous avez réussi à aborder le sujet, tout devient plus facile.

Chercher à parler de ses sentiments, surtout lorsqu’on rencontre des difficultés, est peut-être un réflexe plus courant chez les femmes que chez les hommes. Mais les hommes comme les femmes peuvent tirer de grands bénéfices à se reposer sur un ami sympa ou un parent proche durant les périodes éprouvantes d’un traitement d’infertilité.

Profitez des groupes de fivettes en ligne

Les possibilités de partage d’expérience en ligne sont infinies, et avec des personnes du monde entier. Les expériences d’infertilité ne font pas exception. Des centaines de sites internet et forums sont dédiés aux couples rencontrant des problèmes de fertilité. Vous pouvez accéder à ces groupes virtuels depuis votre bureau, à la maison. Ces groupes peuvent s’avérer très bénéfiques en vous montrant que vous n’êtes pas seuls et en agissant comme une caisse de résonnance de vos propres problèmes.

Si vous trouvez qu’il est difficile de parler d’infertilité ou de vos sentiments, Internet peut s’avérer un outil idéal pour vous : vous pouvez rester anonyme et des interactions virtuelles peuvent vous permettre de vous sentir plus à l’aise qu’en vous ouvrant à un proche.

Le forum de fiv.fr fait partie de ces lieux virtuels où il est possible de partager ses expériences, de découvrir celle des autres, pour offrir ou recevoir du soutien.

Certains sites apportent en plus des informations médicales et des conseils. La qualité de ces informations varie considérablement d’un site à l’autre. Lisez-les avec précaution. De manière générale, utilisez Internet pour approfondir vos connaissances de l’infertilité, ses causes et ses traitements, mais ne prenez pas tout pour parole d’Evangile. Chaque couple est dans une situation différente et unique : vous avez besoin de conseils personnalisés, ce que seuls les professionnels qui connaissent votre historique médical sont en mesure de vous apporter.

Forum : https://forum.fiv.fr

Groupe facebook : Facebook.com/groups/lesfivettes

Rejoignez un groupe de soutien local

Les groupes de soutien sont des rassemblements de personnes qui partagent un même problème, souvent médical. Les membres d’un groupe de soutien dédié à l’infertilité s’apportent un soutien moral et une compréhension mutuels. Rejoindre un tel groupe aide à prendre conscience que vous n’êtes pas le seul couple dans le monde à se battre pour fonder une famille. La plupart des groupes de soutien locaux sont liés à une clinique de FIV particulière ou dédiés à un type spécifique d’infertilité.

N’hésitez pas à vous faire suivre par un(e) psychologue

Si toutes les autres solutions ont échoué, ou si vous pensez que parler des conséquences sociales et psychologiques de l’infertilité à un expert peut s’avérer bénéfique, sans doute aurez-vous intérêt à vous tourner vers un psychologue spécialiste de l’infertilité.

Les centres proposent souvent un service psychologique aux patients, avant, pendant et après le traitement. Les psychologues apportent des informations utiles, un soutien individuel ou de couple, des conseils pour renforcer une relation et aident généralement à conserver son équilibre psychologique pendant un parcours de FIV.

Si vous n’êtes pas encore inscrit dans une clinique, vous n’aurez sans doute pas accès à ces services. Vous pouvez cependant contacter la clinique la plus proche de chez vous et lui demander le nom d’un psychologue indépendant spécialisé dans les questions de l’infertilité.

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