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Le virus Zika et la FIV

Le virus Zika se transmet à l’homme par la piqûre d’un moustique infecté. Deux principaux foyers d’infection ont été déterminés en Amérique du Sud (et Amérique centrale) ainsi qu’en Asie.

Faut-il s’en inquiéter ?

Le diagnostic du virus

Dans la plupart des cas, l’infection du virus Zika ne s’accompagne d’aucun symptôme. Le diagnostic se fait donc par le biais d’une analyse sérologique : le dosage des anticorps IgM est alors évalué. Ces derniers deviennent positifs entre dix et quinze jours après la contamination et deviennent ensuite négatifs au terme de deux mois. Dès lors que ce délai est passé, le dosage des anticorps IgG est analysé. Ils se positivent environ dix jours après l’apparition des IgM et peuvent se montrer très persistants.

Si les symptômes sont habituellement inexistants, il peut arriver que l’on observe une éruption maculo-papuleuse chez la personne infectée. Il s’agit d’une forme d’éruption cutanée. On peut aussi relever une hyperhémie des conjonctives qui correspond à une inflammation des yeux semblable à celle causée par une allergie. Enfin, la personne infectée peut aussi présenter de la fièvre, des maux de tête (ou céphalées) et des douleurs musculaires et articulaires. Ces quelques symptômes peuvent durer entre quatre et sept jours et sont un premier signe d’une possible infection du virus Zika.

Les conséquences du virus Zika

Si un membre du couple est infecté par le virus Zika, il doit se montrer vigilant par rapport au risque de transmission par rapport sexuel. Ce risque est encore plus fort de l’homme vers la femme (Zika peut survivre très longtemps dans le sperme). De ce fait, il est recommandé de protéger les rapports sexuels durant les deux mois qui suivent la date de retour. Une recherche du virus dans le sperme peut aussi se montrer utile.

Les complications de la maladie liée au virus sont relativement rares. En revanche, la principale menace concerne les femmes enceintes. Une contamination durant la grossesse peut avoir de graves conséquences sur l’enfant comme la microcéphalie notamment. Néanmoins, le risque qu’une anomalie de cette nature survienne est assez mince puisqu’il représente 0,95 % (pour les femmes infectées durant le premier trimestre de grossesse).

Les précautions à prendre face au virus

Pour l’heure, aucun vaccin n’existe contre le virus Zika. Si un couple désire débuter une grossesse, il est préférable d’éviter de se rendre dans les pays concernés par les infections et donc aussi en Amérique du Sud. L’Organisation mondiale de la santé met à disposition des internautes une liste actualisée des pays à risque. Il est aussi important de se tenir informé des récentes recommandations de l’Agence de la biomédecine sur le virus.

Les couples qui reviennent d’un pays infecté prendront leurs précautions durant leurs rapports sexuels et pour une durée de deux mois. Ils pourront effectuer un contrôle sérologique. Si ce dernier se révèle négatif pour les deux membres du couple tout  comme la recherche du virus dans le sperme, il est tout à faire possible de reprendre les tentatives de conception naturelle d’un enfant ou de débuter un traitement d’assistance médicale à la procréation (AMP).

Dans le cas où la sérologie de la femme serait positive et celle de son conjoint négative, la conception naturelle ou par AMP sera possible deux mois après le retour de voyage. Si la sérologie du conjoint est positive, il faut redouter la contamination de la conjointe au début ou durant la grossesse. Un centre spécialisé devra contrôler le sperme ainsi que la présence du virus. En cas de traitement d’AMP, l’éjaculait sera contrôlé et congelé dès qu’il se révélera négatif au virus Zika.

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