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Les taux de réussite des cliniques de FIVDO en Espagne

1.La lecture des résultats

La plupart des cliniques publient leurs taux de réussite sur leur site internet. De façon générale, les taux de réussite souvent rencontrés pour l’insémination artificielle sont approximativement de 15%, pour la fécondation in vitro de 40% et pour fécondation avec ovocytes d’une donneuse, ce taux de réussite augmente à 60%. En précisant, bien sûr, que ces chiffres varient fortement en fonction de l’âge de la patiente, surtout dans le cas où celle-ci utilisera ses propres ovules, comme dans le cas de l’insémination artificielle ou de la fécondation in vitro.

Toutefois, il y a certains éléments qu’il faut prendre en compte dans cette appréciation, afin de mitiger l’importance de ces chiffres.

Premièrement, même si la majorité de cliniques ont rendu publics leurs résultats sur leur page internet et, détail important, les ont exposés de façon à ce que le futur patient puisse les lire et les comprendre, il arrive très souvent que ces résultats n’aient été audités par aucun organisme officiel. Il est donc impossible de vérifier leur véracité.

En plus, très souvent, ces chiffres ne disent pas si les taux de succès se traduisent en pourcentage en termes de fécondation, de grossesse ou d’enfant né. Cette différence est pourtant fondamentale ! Le but d’une patiente n’est pas seulement de tomber enceinte mais également de mettre au monde un enfant en bonne santé. Particularité qui n’est pas toujours comprise dans les chiffres.

En ajoutant également que ceux-ci n’indiquent pas toujours sur combien de personnes au total a été calculé ce pourcentage. C’est très différent si on parle d’un pourcentage sur un total de 10 couples ou sur un total de 1000.

Enfin, il y a un autre élément à prendre en compte. Certaines des meilleures cliniques peuvent obtenir des statistiques plus basses que la moyenne pour une raison spécifique : comme elles représentent un centre de référence, elles finissent par recevoir des patients d’autres cliniques dont les cycles n’ont pas fonctionné précédemment et qui sont donc des cas « à problème ». Cela influence bien sûr les statistiques et prouve encore une fois que ces valeurs peuvent être fort délicates à interpréter.

Pour conclure, il ne vaut donc mieux pas se focaliser sur les différents taux de réussite. De façon générale, les résultats des cliniques espagnoles sont parmi les meilleurs en Europe, et il convient de voir celle avec laquelle vous aurez le meilleur contact, le meilleur accompagnement et la meilleure réactivité.

2.Les facteurs médicaux

Les chances de tomber enceinte par FIV-DO, c’est-à-dire fécondation in vitro avec don d’ovocytes, sont plus importantes que par une FIV simple, car les ovules utilisés sont issus d’une donneuse jeune, saine, fertile et disposant d’une bonne réserve ovarienne. Cependant, ce qui compte avant tout, c’est le taux de naissances vivantes, autrement dit le nombre d’enfants effectivement nés et en bonne santé.

Le succès d’une FIV-DO dépend de plusieurs facteurs que nous nous proposons d’analyser ici :

FIV-DO avec ovules frais ou congelés

Les chiffres ci-dessous sont issus d’une étude de 2014 réalisée en Espagne par la SEF (Sociedad Espanola de Fertilidad) : 8238 transferts embryonnaires provenant de 9008 cycles de don d’ovocytes ont été analysés. Il en ressort qu’en Espagne, les femmes ayant passé l’étape du transfert d’embryon tombent enceintes plus facilement et vont davantage jusqu’à l’accouchement avec des ovocytes frais qu’avec des ovocytes vitrifiés.

Histogramme comparatif du pourcentage de grossesse et d’accouchement à succès en fonction du type d’ovocyte utilisé :

A noter que l’étude ne tient compte ni de l’âge de la receveuse, ni de la qualité des embryons transférés, ni de l’origine du sperme (donneur également ou partenaire), qui sont autant de données jouant un rôle majeur dans la réussite d’une FIV-DO.

FIV-DO et âge de la receveuse

En moyenne, une femme a 35 à 43 % de chances par cycle de FIV de tomber enceinte avec ses propres ovules, et 55 à 63 % avec don d’ovules. Au-delà de 45 ans, l’utérus devient significativement moins réceptif : la nidation de l’embryon devient de plus en plus difficile avec l’âge de la receveuse et le taux de fausse-couche devient très important. A titre de comparaison, les personnes fertiles ont 20 à 30 % de chances de concevoir par rapport sexuel.

Un embryon à J5 (blastocyste) a davantage de chances de réussir son implantation qu’un embryon à J3.

Il faut ajouter à ces données le fait que les chances de succès augmentent également avec le nombre de tentatives : 3 ou 4 FIV-DO maximum sont nécessaires avant de tomber enceinte.

En outre, les chiffres étant encourageants, les femmes ont tendance à se montrer particulièrement positives lors d’un protocole de FIV-DO, ce qui pèse aussi sur le succès du traitement.

Evolution des taux de natalité par transfert d’embryon frais à J5 en fonction de l’âge de la receveuse :

 

 

Les taux de réussite d’une FIV-DO annoncés par les cliniques

Pour attirer les patientes, les cliniques de FIV affichent généralement des taux de réussite de FIV-DO autour de 60%. Cependant, prennent-elles en compte le taux de grossesses cliniques ou de naissances ? En effet, toutes les grossesses n’arrivent pas à terme, ou ne donnent pas naissance à un enfant vivant… Mieux vaut donc se renseigner sur ce qu’elles entendant par « réussite ».

 

En résumé, il vaut mieux rester prudent sur les chiffres et les comparer avec attention.

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