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Test de grossesse après une FIV : faire ou ne pas faire des tests précoces ?

Quand faut-il faire un test de grossesse ? Si vous suivez un protocole de FIV ou d’Insémination, il y a de fortes chances pour que vous ne sachiez que trop bien ce qu’est l’attente. Que vous tentiez de fonder ou agrandir votre famille depuis des mois ou des années, vous avez connu le stress que représentent les deux semaines d’attente.

Après une insémination intra-utérine ou un transfert de FIV, les enjeux sont plus importants que jamais.

Que devriez-vous faire durant ces longs 10 à 14 jours d’attente qui séparent votre transfert de votre test sanguin de bêta HCG ? Est-il recommandé de faire vous-même un test à la maison avant le jour J pour soulager la charge émotionnelle liée à l’attente ? Ou mieux vaut-il patienter jusqu’au test « officiel » de bêta HCG ?

La communauté est profondément divisée en deux camps convaincus :

·         Les « tests-pipi » ;

·         Les « j’attends le test HCG ».

Les inconditionnelles du « test-pipi » (test précoce urinaire)

Les partisanes du « test-pipi » se décrivent souvent elles-mêmes comme « accros » : elles testent tôt et souvent, n’espaçant parfois les tests que de quelques heures entre le 5e jour après transfert et le jour du test bêta HCG. Peut-être avez-vous vu d’ailleurs passer sur Instagram les photos de tests de grossesses alignés et chacun précisément horodaté au marqueur noir. Car oui la concentration en bêta-hcg est souvent plus élevée dans les urines du matin et il existe plusieurs sensibilités pour les tests de grossesse qui détecteront plus ou moins tôt la présence de bêta HCG.

Les « tests-pipi » expliquent que si elles font autant de tests, c’est qu’elles ne peuvent pas supporter de ne pas savoir pendant les deux semaines d’attente. Elles préfèrent utiliser un test de grossesse et savoir si le transfert a fonctionné ou non plus tôt, même si le résultat est négatif.

De leur point de vue, elles ne peuvent être que gagnantes : soit les nouvelles sont bonnes, et dans ce cas elles s’épargnent les terribles jours d’angoisse qui peuvent survenir avec l’attente ; soit les nouvelles sont mauvaises, et elles ont alors davantage de temps pour préparer leur deuil et l’appel annonçant les résultats est moins dévastateur puisque sa teneur est déjà connue.

Les « j’attends le test sanguin HCG »

Les autres préfèrent s’occuper l’esprit et résister au désir brûlant de recourir à un test de grossesse précoce. Elles savent que les tests de type urinaire peuvent s’avérer peu fiables ou difficiles à interpréter. En outre, le taux de HCG peut être très différent d’une femme à l’autre. La prise de sang reste donc le moyen le plus scientifique de contrôler un possible début de grossesse. Les partisanes du « j’attends le test HCG » craignent que le manque de clarté du test de grossesse maison ne fasse qu’augmenter le stress de la situation.

Ainsi certaines n’ont plus pas la force de lire un test négatif de plus. N’ayant jamais vu de test positif, elles ne veulent plus uriner sur une languette avant d’être SÛRES que le résultat sera positif.

Que doit faire une guerrière ? Les pours et les contres du test avant le résultat officiel

Les bonnes raisons de faire le test avant :

·         Vous attendez moins longtemps ;

·         Vous avez plus de temps pour digérer la nouvelle avant l’appel de l’infirmière ;

·         Vous vous imaginez moins de symptômes et vous vous prenez moins la tête à essayer de les interpréter.

Les bonnes raisons d’attendre le résultat officiel :

·         Le résultat d’un test maison peut être trompeur (faux positif, etc) ;

·         Vous risquez de tomber dans l’obsession et multiplier les tests ;

·         Interpréter un test de grossesse n’est pas évident ! Parfois, il est difficile de déterminer si une deuxième ligne apparaît vraiment ou non.

En fin de compte, il s’agit d’une décision profondément personnelle qui dépend de chaque individu. Certaines personnes ont besoin de connaître la réponse tôt tandis que d’autres préfèrent attendre plus longtemps mais avoir un résultat plus fiable. Quoi que vous décidiez, ayez confiance en votre choix et gardez en tête que quoi qu’il arrive, ce n’est pas votre faute.

Trouver des soutiens permet aussi de faire passer le temps un peu plus vite : psychologue, groupe de parole, mentor, groupe sur les réseaux sociaux… Peu importe : l’essentiel est que vous ayez quelqu’un à qui parler ouvertement de ce que vous ressentez et de ce que l’attente fait émerger comme émotions. Cela peut faire toute la différence.

Conseils et astuces pour traverser vos 2 semaines d’attente

1.Rester occupée

Chaque jour des deux semaines d’attente peut paraître dix fois plus long qu’il ne l’est si vous passez votre temps à compter les minutes qui vous séparent de l’annonce du résultat. Prévoyez quelques activités que vous aimez, comme :

·         Essayer de nouvelles recettes de cuisine ;

·         Varier vos exercices sportifs (en privilégiant ceux qui boostent la fertilité !) ;

·         Pratiquer vos hobbies favoris : peindre, tricoter, jardiner… ;

·         Rendre visite à des amis ou à votre famille (dans le respect des gestes barrière)

2.S’essayer à la méditation

Peut-être pratiquez-vous déjà la pleine conscience (bravo !) ou peut-être est-ce totalement nouveau pour vous. Saviez-vous qu’une intervention basée sur la pleine conscience peut vraiment aider à augmenter les chances de grossesse ?

En outre, cette technique aide les femmes à faire preuve de davantage de bienveillance envers elles-mêmes, à mieux réguler leurs émotions et gérer plus facilement tout ce qui est lié à leur infertilité.

3.Empêcher votre mental de s’emballer

Vous savez comment ça se passe : ce petit hamster qui se met à courir dans la roue de sa cage dès que vous commencez à vous demander « et si… ». « Qu’est-ce qu’on fera si cette tentative échoue ? Et si je n’ai plus assez d’argent pour continuer ? Est-ce que je tomberai un jour enceinte ? »

 Lorsque votre mental commence à s’emballer ainsi, concentrez-vous sur des représentations positives. Lancez une chanson apaisante et visualisez ce que vous souhaiteriez qu’il se passe dans votre corps au moment présent – ce petit embryon qui s’implante dans votre accueillante muqueuse utérine, se divisant et grandissant pour devenir plus fort de minute en minute.

Et même si il est facile de dire qu’il faut rester positive, c’est toujours mieux que l’inverse !

 

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