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Varicocèle et infertilité masculine

Qu’est-ce que la varicocèle ?

Les hommes peuvent être porteurs de la varicocèle. Il s’agit d’une dilatation des veines situées au niveau du cordon spermatique. Le plus souvent, cette affection passe inaperçue puisqu’elle n’entraîne pas de symptômes. Mais elle peut aussi se révéler problématique.

Le diagnostic

On dénombre plusieurs types de varicocèles allant des formes infracliniques non palpables et invisibles (uniquement observables à l’échographie) aux varicocèles dites de « grade 3 ». Ces dernières sont généralement accompagnées de varices que l’on peut palper à l’examen des testicules. De plus, les varicocèles peuvent être bilatérales, mais elles sont le plus souvent situées du côté gauche.

Il n’est pas toujours aisé de diagnostiquer les varicocèles en raison de leur caractère asymptomatique. Néanmoins, il arrive parfois qu’une douleur soit ressentie lorsque la position debout est tenue de manière prolongée.

Le rôle de la varicocèle dans l’infertilité masculine

Il n’est pas simple de définir le rôle de la varicocèle dans l’infertilité de l’homme. Il s’agit d’une affection relativement fréquente et même banale puisqu’elle concerne 22 % des hommes. Et pourtant, ce phénomène est véritablement lié aux problèmes de fertilité étant donné qu’une varicocèle est présente dans 40 % des cas d’infertilité recensés chez les hommes.

Aujourd’hui, les mécanismes permettant d’expliquer la baisse de la fertilité font encore l’objet de nombreux désaccords. Certains spécialistes estiment que la stagnation du sang au cœur de la varice tend à augmenter la température des testicules. De ce fait, la spermatogenèse serait impactée puisqu’elle se produit à une température relativement basse.

Lorsqu’une varicocèle est observée, l’altération du spermogramme coïncide avec la diminution du nombre de spermatozoïdes et de leur mobilité. On observe aussi des formes atypiques plus nombreuses et fréquences. Ces quelques symptômes (flagelles enroulés, têtes amincies ou allongées, etc.) s’accompagnent généralement d’une fragmentation de l’ADN des chromosomes dans les spermatozoïdes.

Le traitement de la varicocèle

En règle générale, on traite les varicocèles lorsqu’elles sont palpables à l’examen et liées à des problèmes de fertilité (ou une anomalie du spermogramme). Une récente publication a révélé un important parallèle entre la taille de la varicocèle et les altérations observées sur le spermogramme. Ainsi, un traitement systématique de l’ensemble des formes possibles de varicocèles semble s’imposer dans l’évolution de la pratique.

Le traitement des varicocèles

Les varicocèles ont longtemps été traitées de manière chirurgicale. Aujourd’hui, on les traite essentiellement par embolisation sous anesthésie locale (injection qui vise à obstruer la varice). Un contrôle radiologique des varices est ensuite effectué. Le résultat positif (ou non) de cette opération ne peut être constaté que dans les trois mois qui suivent l’embolisation (cycle de la spermatogenèse). Il sera révélé par l’évolution du spermogramme.

Le traitement de la varicocèle est également à considérer par le couple et en fonction de sa situation. Lorsque la femme est âgée de plus de 38 ans, l’urgence consiste à proposer une fécondation in vitro rapide. Dans la plupart des cas, on pratique une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Le traitement peut ensuite être envisagé.

Pour en savoir plus

L’échographie peut aider à diagnostiquer les formes infracliniques de la varicocèle. Elle peut être utile notamment pour vérifier l’absence de tumeurs au niveau des testicules, qui peuvent aussi être liés aux anomalies du spermogramme.

D’autre part, lorsqu’une amélioration du spermogramme suit le traitement de la varicocèle, on remarque une augmentation des chances de grossesse spontanées. Les pronostics de la FIV peuvent aussi être améliorés. Le traitement des varicocèles peut avoir des effets bénéfiques en cas d’azoospermie. Un spermogramme qui s’améliore laisse espérer la présence de spermatozoïdes dans l’éjaculat. Et de ce fait aussi la mise en œuvre d’une FIV qui ne passerait pas par un prélèvement testiculaire.

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