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FIV : le milieu de culture influerait sur le sexe du bébé

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Le type de milieu dans lequel les embryons sont maintenus dans le cadre d’une fécondation in vitro (FIV) influencerait le sexe de l’enfant à venir. Ce sont des chercheurs chinois qui ont fait cette étonnante observation, qu’ils détaillent dans la revue spécialisée «Human Reproduction». Un article de l’hebdomadaire britannique «New Scientist» revient sur cette découverte qui témoigne de l’importance des différentes techniques utilisées dans le cadre d’une FIV.

Pour pratiquer ce type de fécondation, les femmes reçoivent un traitement hormonal visant à leur faire produire un grand nombre d’ovocytes. Ces derniers sont ensuite mis au contact de spermatozoïdes dans un milieu artificiel en laboratoire. Soit les spermatozoïdes sont simplement déposés à proximité des ovocytes, soit ils y sont injectés, lorsque le donneur présente des problèmes de fertilité. Une fois la fécondation réalisée, les embryons continuent à croître pendant plusieurs jours in vitro; puis celui ou ceux qui semblent en meilleur état sont implantés dans l’utérus de la mère.

Pour leur étude, les chercheurs de l’Université de Pékin ont analysé 4 400 procédures de FIV ayant donné lieu à des naissances entre 2011 et 2013. Ils se sont alors rendu compte que, dans le cas de FIV ICSI, le milieu de culture des embryons avait un impact sur le sexe des embryons réimplantés.

Par exemple, la proportion de garçons obtenus avec un certain type de milieu était de 56%, et seulement de 45% avec un autre type de milieu. Pas infaillible donc pour qui souhaite un héritier mâle, mais tout de même significatif, quand on sait que la proportion de garçons nés naturellement est d’environ 51%.

Qu’est ce qui explique cette différence? Et pourquoi concerne-t-elle seulement les FIV pour lesquelles les spermatozoïdes sont injectés dans les ovocytes maternels? Les chercheurs n’en savent rien pour l’instant. Et le fait que les milieux de culture utilisés dans les FIV soient fournis par des sociétés privées qui gardent secrète la composition de leurs produits ne simplifie pas l’élucidation du mystère.

Si cette étude soulève de nombreuses interrogations, elle n’en confirme pas moins l’importance de la composition des milieux de culture des embryons dans les FIV. Plus préoccupant que le sexe de l’enfant, une autre étude parue l’année dernière dans «Human reproduction» avait déjà montré que ce milieu influençait le poids de naissance des enfants, avec un effet perceptible pendant leurs deux premières années de vie

Source : letemps.ch

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