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Un nano code-barres pour éviter les erreurs lors des FIV

Comment un couple qui fait une FIV peut-il être sûr que le bon ovocyte et le bon sperme ont été utilisés ?
Un code barres personnalisé pour leurs cellules sexuelles pourrait être l’ultime réponse.Une équipe de chercheurs espagnols vient de réussir cet exploit !

De par le passé des échanges de gamètes par erreur ont déjà eu lieu

embryon congele TECQuoique rare, les erreurs et confusions dans les procédure de FIV arrivent vraiment . En février, il a apparu qu’une femme en Pologne avait donné naissance à l’enfant
d’une autre femme, après que le sperme de son mari a été par erreur utilisé pour fertiliser l’ovocyte d’une autre.

Et l’année dernière, un couple aux Etats Unis a poursuivi en justice une banque de sperme qui a fourni le mauvais échantillon, une erreur qui s’est révélée lorsque la
couleur de peau de leur bébé ne correspondait pas la couleur de peau du donneur choisi.

« Les Cliniques ont souvent beaucoup de patients et des erreurs sont faites, » dit Carme Nogués de l’Université Autonome de Barcelone en Espagne.

Les cliniques de fertilité essayent de réduire au minimum le risque en étiquetant électroniquement les conteneurs qui stockent le sperme et les ovocytes et toutes les
procédures sont surveillés par deux embryologistes. Mais aucune approche n’est parfaite, dit Nogués. « Quelque temps après, les embryologistes deviennent moins vigilants et y
prêtent moins d’attention, » dit-elle.

Et qui a conduit à une nouvelle méthode d’étiquetage

codebarreElle a donc développé une méthode d’étiquetage du sperme et les ovules eux-mêmes avec des codes barres minuscules.

Son équipe s’est d’abord à l’étiquetage des ovocytes il y a quelques années et maintenant ils sont parvenus à étiqueter du sperme.

Les codes barres sont faits du polysilicium, le même matériau que le verre. Chaque étiquette fait un dixième de la largeur d’un ovocyte humain et peut être marqué avec
des modèles représentant un code binaire à huit chiffres – fournissant 256 combinaisons possibles.

Afin d’attacher ces codes barres aux ovocytes,l’équipe de Nogués utilise une protéine qui lie les glucides sur la surface extérieure de la cellule. Pour vérifier que
le bon ovocyte est utilisé, le code barres est simplement lu en utilisant un microscope avant la mise en oeuvre de la procédure de FIV. L’étiquette n’affecte pas
l’ovocyte lui-même, ou l’embryon en résultant.

Mais les spermatozoïdes sont trop maigrelets pour être étiquetés de la même façon, dit Nogués. Au lieu de cela, son équipe a inséré des milliers de copies de code
barres dans des échantillons de sperme. Ils visent au moins un code barres par échantillon de microlitre utilisé dans la FIV, afin qu’un microscope puisse être utilisé
pour vérifier l’origine des gouttes minuscules de sperme avant qu’ils ne soient utilisés. Le test rigoureux montre que de tels échantillons de sperme parsemés de codes
barre sont aussi sains que des échantillons conventionnels, dit Nogués

« C’est une idée très propre d’étiqueter l’échantillon plutôt que le conteneur, » dit le Roger Sturmey à la Hull York Medical School, au Royaume-Uni.

L’approche doit encore à être approuvée pour l’utilisation de masse, mais il peut déjà y avoir une demande d’industries animales, comme les chevaux de course et
l’élevage, où le sperme de mâles de valeur justifie un prix élevé.

Reste à savoir quand ce procédé sera utilisé en routine dans les procédures de FIV.

Lien de l’étude : http://www.rbmojournal.com/article/S1472-6483(15)00204-7/abstract

Article du figaro sur les erreurs lors de FIV en France : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/04/14/22225-france-aussi-il-se-produit-erreurs-lors-fiv

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