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Les anglais vont de plus en plus aux USA afin de choisir le sexe de leur enfant

La tendance séduit les Britanniques, de plus en plus nombreux à se rendre aux Etats-Unis pour réaliser une fécondation in vitro avec droit de regard sur le sexe du bébé. Leur nombre aurait augmenté de 20% en un an. Et ils veulent presque tous des… filles !

Une interdiction en Europe qui pousse des couples anglo-saxons vers les Etats Unis

Parce que la pratique est interdite au Royaume-Uni, les couples anglais sont de plus en plus nombreux à se rendre aux États-Unis pour choisir le sexe de leur enfant. Selon le Dr Daniel Potter, à la tête d’une clinique de fertilité en Californie, leur nombre aurait augmenté de 20 % en un an.

Interrogé par le journal britannique The Telegraph, le médecin explique qu’il traite dix patientes britanniques par mois, une clientèle qui ne cesse de croître d’année en année avec les Australiens et les Canadiens. L’an dernier, une centaine de candidates anglaises se serait tournée vers les cliniques américaines. L’opération coûte tout de même 15.000 dollars (11.000 euros) et exige de rester 12 jours aux alentours de la clinique pour suivre le développement de l’opération.

La sélection du sexe de l’enfant est une pratique controversée en Europe. Elle est interdite au Royaume-Uni, comme en France, sauf à titre exceptionnel, si « le couple, du fait de sa situation familiale, a une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic », définit le code de la santé publique.

En revanche, elle est autorisée aux Etats-Unis, sans avoir à la justifier. Le diagnostic génétique des embryons, ou diagnostic préimplantatoire, permet alors, quelques jours après la fécondation de l’ovule, d’étudier le code génétique d’une cellule de l’embryon.

Certains s’opposent cependant à cette méthode, soit pour des motifs religieux, soit parce qu’ils dénoncent une discrimination dans le choix du sexe. Mais pour Daniel Potter, les attaques contre cette méthode sont absurdes. « J’ai eu des patients qui sont venus me voir de l’autre bout du monde, qui n’ont jamais pris l’avion et qui ont mis énormément d’argent de côté depuis des années. C’est un acte très important pour eux », rappelle le médecin au Telegraph.  «Je pense que les femmes devraient avoir la liberté de se reproduire et cela inclut la liberté de choisir le sexe de leur enfant. »

Les anglaises demandent en majorité des filles

Surprise : au sein de sa clinique, ce sont les filles qui sont majoritairement demandées  par les couples britanniques. Près de 80% d’entre eux choisissent en effet de ne pas avoir de garçon. Un chiffre qui pourrait étonner  au vu des arguments des détracteurs qui craignaient un choix massif de descendance mâle, notamment pour des patients originaires de certaines parties du monde où la naissance d’un garçon est synonyme de prospérité et de chance.

Or, chez certaines mères, avoir une fille est une envie que beaucoup portent en elles depuis leur enfance. « Certains couples ont un seul enfant, mais la majorité sont parents de deux ou trois bambins du même sexe. Souvent, le processus est lancé par la mère, qui depuis toute petite a toujours eu une place pour une fille. Quand un couple n’en a pas, c’est comme une mort, et ils en font le deuil », estime le Dr.Potter. Mais certaines mères britanniques, visiblement, ne parviennent pas à l’accepter.

Sources :

http://madame.lefigaro.fr/societe/anglaises-vont-etats-unis-pour-choisir-sexe-de-leur-enfant-220714-899036

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