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Le Syndrome des Ovaires Polykistiques (SOPK)

Le « SOPK » est responsable de nombreux troubles de la fertilité. La cause sous-jacente est l’incapacité des ovaires à produire des hormones dans les bonnes proportions. En outre, un taux d’insuline trop élevé peut diminuer la qualité des œufs. Les femmes atteintes de SOPK tendent à produire de petits follicules, ajoutant un risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) et cas de FIV.

Qu’est-ce que c’est?

Le SOPK est une affection chronique où les ovaires développent de petits kystes juste sous la surface, à cause des follicules qui n’ont pas mûri correctement. Il s’accompagne d’un déséquilibre hormonal et d’autres caractéristiques comme un taux de progestérone faible et un taux élevé de LH. Ces anomalies rendent difficiles la maturation de l’œuf, puis son expulsion. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène) ou les doses d’aspirine pour adultes peuvent entraîner l’apparition d’un SOPK.

On estime que 20 % des femmes ont une tendance au SOPK et que de 5 à 10 % ont un syndrome pleinement développé.

Quels sont les symptômes?

Ils apparaissent souvent à l’adolescence ou au début de la vingtaine. Ils varient en gravité et incluent :

  • règles irrégulières ou absentes
  • absence d’ovulation
  • problèmes de fertilité, fausses couches à répétition
  • prise de poids rapide, amaigrissement difficile
  • développement de la pilosité faciale, dû à une surproduction d’androgènes et à trop de testostérone
  • problèmes de peau (acné, peau grasse)
  • cheveux fins, alopécie de type masculin
  • insensibilité à l’insuline entraînant une forte glycémie

Quelle en est la cause ?

Le SOPK est provoqué par un déséquilibre hormonal : surproduction de LH, d’androgènes ou d’œstrogènes et sous-production de FSH ou de progestérone. Mais on ne sait pas si le problème provient de l’hypothalamus ou des ovaires. Parfois un seul ovaire est affecté, ce qui pourrait suggérer que le souci est d’origine ovarienne.

Qui y est sujet ?

Vous êtes plus exposée si vous :

  • êtes en surpoids ou obèse
  • êtes fumeuse
  • avez des antécédents familiaux de diabète
  • avez des proches parentes atteintes, ce qui supposerait une cause génétique.

Comment peut-on le détecter ?

Une échographie montrera des ovaires gonflés par les multiples petits kystes issus des œufs immatures. Une analyse de sang détectera le déséquilibre hormonal (LH élevée et faible FSH). La tension artérielle et la glycémie doivent aussi être vérifiées.

On peut aussi se tester soi-même, mais les résultats ne sont pas fiables, car une LH élevée donne parfois de faux espoirs dans un test d’ovulation. Votre température basale peut être irrégulière et difficile à déterminer précisément.

Comment la soigne-t-on habituellement ?

Les causes n’étant pas toujours évidentes, les traitements conventionnels visent à réduire les symptômes en :

  • réduisant les risques de mutations cancérigènes dans l’utérus (on prescrit la pilule ou de la progestérone)
  • améliorant la fertilité par induction de l’ovulation (avec des antioestrogènes comme le Clomifène)
  • réduisant les effets virilisants des androgènes (hormones antiandrogènes ou œstrogènes).

On conseille aux femmes de maigrir si nécessaire, bien que ce soit difficile pour celles atteintes de SOPK, car la prise de poids est symptomatique. Un traitement de sensibilisation à l’insuline (metformine) peut être intégré à un régime hypocalorique, mais ces antidiabétiques ont des effets indésirables (chez 20 % des femmes), tels les nausées, la diarrhée, une gêne abdominale ou des crampes.

Les médecines douces peuvent-elles aider ?

Si le cas est grave, les remèdes naturels ne servent que de soutien, accompagnant un traitement conventionnel du déséquilibre hormonal. Ces traitements et remèdes incluent :

  • acupuncture
  • remèdes à base de plantes, toujours prescrits par un praticien qualifié
  • homéopathie constitutionnelle également prescrite par un praticien chevronné, ayant de l’expérience en matière de fertilité.

 

Nutrition

Une alimentation riche en nutriments vous aidera à restaurer votre équilibre hormonal. Supprimez les graisses animales au profit des acides gras essentiels, les produits traités au profit des aliments complets. Mangez des fruits et légumes bio et prenez un bon complément de vitamines et minéraux.

 

Acupuncture

On a mené plus de recherches pour tester l’efficacité de l’acupuncture sur le SOPK que sur tout autre trouble de la fertilité féminine. Cela inclut l’acupuncture auriculaire (les points étant situés sur l’oreille) et l’électro-acupuncture, diffusant un courant faible à travers les aiguilles stimuler les points. L’acupuncture a toujours été recommandée pour améliorer les cycles irréguliers et soulager la douleur.

Le traitement a un impact sur les b-endorphines qui affectent elles-mêmes les taux de GnRH. Il a été utilisé pour réguler un déséquilibre hormonal, en particulier les taux de FSH et de LH.

 

 Les pistes d’amélioration du SOPK

  • Perdez du poids. Si vous êtes obèse, une perte de poids de 10% stimulera votre fertilité et régulera votre cycle aussi efficacement que toute technique de reproduction assistée. Une perte lente, en changeant progressivement les aliments que vous mangez, est bien meilleure qu’un régime draconien en comptant les calories.
  • Les femmes atteintes de SOPK ont souvent une glycémie élevée et une prédisposition au diabète. Perdre la graisse en excès augmentera votre sécrétion d’insuline, égalisant votre glycémie et réduisant les androgènes, avec l’aide de médicaments peut-être.
  • Maigrir est encore plus difficile si vous avez un SOPK. Ne vous découragez pas, même si c’est long.
  • Réguler sa glycémie est aussi très important. Choisissez des aliments à index glycémique faible à « libération lente » ou des glucides complexes  et intégrez des protéines à chaque repas
  • Il est vital de gérer son stress si vous souffrez de SOPK, car les surrénales réagissent au stress en libérant plus de testostérone, perturbant plus encore l’équilibre hormonal.
  • Faites de l’exercice : faites une marche rapide de 30 minutes, au moins trois fois par semaine.

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