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FIV : Des taux de succès variables en fonction du praticien qui effectue le transfert

Source : Etude du 17 Octobre 2016 lors de l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM) à Salt Lake City.

Les taux de grossesse et de naissance vivante obtenus après une fécondation in vitro (FIV) sont très variables en fonction du praticien qui réalise le transfert d’embryons, indépendamment du nombre de transferts réalisés par praticien et des années de pratique, selon une étude américaine présentée lundi au congrès de l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM) à Salt Lake City.

De précédentes études avaient déjà suggéré de telles variations, mais elles ne prenaient pas en compte les aneuploïdies embryonnaires et le stade du transfert, soulignent S. Morin et ses collègues de Reproductive Medicine Associates of New Jersey à Basking Ridge, dans le résumé de leur communication.

Leur étude a été réalisée entre 2011 et 2015. Les 11 médecins réalisant des transferts dans ce centre ont été randomisés chaque jour pour être « le médecin réalisant les transferts du jour », par rotation. Seuls les transferts de blastocyste euploïde ont été pris en compte, soit 2.707 transferts d’embryons.
Chaque médecin a réalisé en moyenne 246 transferts durant la période d’étude. Il n’y avait pas de différence concernant l’âge des patientes, le grade du blastocyste, la proportion de transferts frais/congelés entre les médecins réalisant les transferts.

Les taux d’implantation par médecin réalisant les transferts allaient de 61,7% pour le moins bon à 73,3% pour celui ayant les meilleurs résultats, une différence statistiquement significative.

Les taux de grossesse clinique étaient également significativement différents entre le moins bon praticien et le meilleur: 64,2% contre 75,5%, de même que les taux de naissance vivante: 50,6% contre 66,4%.

« En comparaison au moins bon praticien, une naissance vivante supplémentaire peut être attendue tous les six transferts d’embryons réalisés par le meilleur praticien », indiquent les auteurs.
Les taux de succès n’étaient pas associés au nombre de transferts réalisés au cours de la période d’étude, ni au nombre d’années écoulées depuis la fin de la formation du praticien, notent-ils.

« Ces résultats soulignent l’importance de caractériser la technique de transfert d’embryon optimale et présente une opportunité d’améliorer les taux de succès avec un rattrapage pour les praticiens expérimentés et des instructions formalisées pour les médecins en formation », concluent-ils.

 

Télécharger le résumé de l’étude :

 

 

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