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FIV avec choix du sexe du bébé

Des croyances populaires relatives aux signes permettant de prédire le sexe de l’enfant ont toujours existé.

Cependant, jusqu’aux années 1970, l’exclamation «c’est un garçon/c’est une fille ! » ne pouvait retentir avec certitude que dans la salle d’accouchement.

Le ratio à la naissance est normalement de 93 filles pour 100 garçons (ce que nous observons en Europe et en Amérique du Nord) ; en comparaison, Singapour et Taïwan sont à 92, la Corée du Sud à 88, et la Chine à 86.

De fait, en une dizaine d’années, la sélection du sexe est devenue une véritable industrie, notamment aux Etats-Unis où il n’existe aucune loi interdisant cette pratique. Les sites internet offrant leurs services en la matière se sont multipliés.

Il s’agit d’un mouvement qui est en passe d’atteindre l’Europe, et dont l’incidence sociale n’a pas été encore pleinement mesurée. A cet égard, il faut souligner le fait suivant : alors que jusqu’à tout récemment les procédés proposés étaient largement anecdotiques, des innovations scientifiques majeures sont en train de modifier la donne.

Le choix du sexe avec un diagnostic préimplantatoire dans le cadre d’une fécondation in vitro présente une certitude de presque 100 %. Il est mis en œuvre, depuis un certain temps déjà, pour lutter contre les maladies liées au chromosome X. La nouveauté réside dans le fait que certains établissements privés le proposent aujourd’hui, en dehors de toute nécessité médicale, pour de simples raisons de convenance.

Aux Etats-Unis, ceci est parfaitement légal : un couple qui souhaite sélectionner le sexe de son premier enfant, ou qui veut avoir un second enfant du sexe opposé au premier, peut s’adresser à une clinique à cette fin. La démarche est lourde puisque le couple devra affronter les difficultés et le coût d’une FIV.

Cependant, elle se propage dans le cadre de ce que les Américains appellent le « family balancing », soit l’équilibre des filles et des garçons au sein d’une même famille ». Une enquête récente montre que, aux États-Unis, 9 % des DPI pratiqués ont pour finalité le choix du sexe pour des raisons non médicales.

L’usage de cette technique se diffuse globalement : « Il y a actuellement plus de 10 centres de fécondation in vitro en Jordanie, autant au Liban, plus encore en Arabie Saoudite ou en Iran, le double en Egypte ou au Brésil, et près de 150 en Chine où la détermination du sexe se fait fréquemment. »

En outre, comme le précise un praticien indien : « Même si, partout dans le monde, un nombre croissant de cliniques offrent ce service, peu publient leurs données, car ceci n’est pas considéré comme politiquement correct selon les standards occidentaux. » De fait, de très vives controverses agitent les milieux professionnels au sujet de l’opportunité d’autoriser ou de développer une telle pratique.

En Belgique, la clinique de Gand propose depuis 2002 le choix du sexe.

Au Royaume-Uni, trois centres situés à Londres, Birmingham et Glasgow proposent le sexing, via la technique du typage de sperme.

En Grèce et à Chypre (côté turc), plusieurs cliniques proposent aussi le choix du sexe.

En France, où le diagnostic du sexe pour raison de convenance est interdit, les principaux médecins concernés ont pris nettement position à son encontre : « Nous souhaitons nous démarquer d’une telle pratique qui constitue, à nos yeux, un déni des droits humains fondamentaux […]. Il s’agit uniquement d’une entreprise gouvernée par l’argent et exploitant des préférences issues de pressions sociales » Mais rien n’interdit à un couple français fortuné et déterminé de se rendre à l’étranger.

Il existe néanmoins d’autres méthodes qui évitent de passer par une FIV :

Il une nouvelle génération de tests prédictifs d’un maniement extrêmement simple est en train d’arriver sur le marché. Depuis quelques années, il est possible et parfaitement légal aux États-Unis de commander sur internet des dispositifs qui permettent à une femme enceinte de connaître le sexe de son embryon dès la cinquième semaine de grossesse ! La femme reçoit chez elle un kit lui permettant de se faire une prise de sang au bout d’un doigt, fourni avec une enveloppe prépayée. La femme renvoie l’échantillon sanguin à un laboratoire. Elle recevra, quelques jours plus tard, un e-mail l’informant qu’elle peut consulter le sexe de l’embryon sur internet. Ce test ne nécessite aucune ordonnance, il est non invasif, et la procédure est totalement confidentielle. Le test repose sur le fait qu’il est aujourd’hui possible de détecter les cellules fœtales passées dans le sang maternel.

Aux Etats-Unis, la mise sur le marché du premier Baby Gender Test a eu immédiatement un large retentissement (une émission sur CNN, un article dans Newsweek, etc.). Beaucoup de pays en interdisent encore la commercialisation, mais les frontières ne tiennent pas longtemps pour ce type de produits.

Exemple de test :

Sneak Peek, Détection à 9 semaines, coût de 79 $

En 2009, une firme du Texas a mis sur le marché un test urinaire, Intelligender, qui indiquerait le sexe de l’enfant à partir de la dixième semaine, avec une fiabilité de 80 %, pour la modique somme de 35 dollars.

Il est impossible de mesurer l’impact de ces tests à domicile tant en termes de volumétrie d’utilisation que d’impact sur le sex-ratio…

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