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Faut-il prendre des oméga 3 pendant une FIV ?

Quand on commence une FIV, beaucoup de questions se posent autour de l’alimentation et des compléments alimentaires. Parmi eux, les oméga 3 reviennent très souvent. Faut-il en prendre pendant une FIV ? Peuvent-ils améliorer les chances de grossesse ou la qualité de mes ovocytes ? Ou au contraire, est-ce inutile, voire déconseillé ? Pour répondre à ces questions, il est important de s’appuyer à la fois sur les données scientifiques disponibles et sur une approche mesurée.

Faut-il prendre des oméga 3 pendant une FIV ?

Petit rappel : les oméga 3 sont des acides gras essentiels, principalement l’EPA et le DHA, que l’organisme ne sait pas produire seul en quantité suffisante. Ils interviennent dans de nombreux mécanismes biologiques, notamment au niveau des membranes cellulaires, de l’inflammation et de la signalisation hormonale.

Dans le cadre d’une FIV, l’intérêt pour les oméga 3 repose sur l’idée qu’un environnement cellulaire de meilleure qualité pourrait soutenir certains processus impliqués dans la réponse ovarienne, la fécondation ou l’implantation embryonnaire.

Dans ce contexte, certaines patientes choisissent d’augmenter leurs apports via l’alimentation ou par des compléments proposés par des acteurs spécialisés comme Nutripure, afin de mieux couvrir leurs besoins en EPA et DHA.

Ce que disent les études scientifiques

Les données scientifiques disponibles ne permettent pas d’affirmer que les oméga 3 augmentent directement les chances de réussite d’une FIV. En revanche, plusieurs études suggèrent des associations intéressantes.

Ainsi, une revue récente de la littérature, incluant des femmes en parcours de PMA, indique que des apports plus élevés en oméga 3 sont associés à des taux de grossesse et de fécondation légèrement supérieurs dans certains contextes. Les auteurs parlent d’un signal positif, tout en soulignant une grande variabilité entre les études et des niveaux de preuve encore hétérogènes.

D’autres travaux, menés chez des femmes essayant de concevoir naturellement, montrent une probabilité de grossesse par cycle plus élevée chez celles consommant régulièrement des oméga 3. Ces résultats restent dans le domaine de l’observation : ils montrent une association, mais ne prouvent en aucun cas un lien de causalité direct. Les chercheurs rappellent notamment que ces femmes ont souvent, par ailleurs, une alimentation et un mode de vie globalement plus favorables.

En résumé, les études suggèrent que les oméga 3 pourraient contribuer à un environnement biologique plus favorable, sans pour autant constituer un levier suffisant à eux seuls pour améliorer les résultats d’une FIV.

Les arguments en faveur des oméga 3 pendant une FIV

Plusieurs éléments plaident en faveur d’un apport suffisant en oméga 3 pendant un parcours de FIV. Ils participent à l’équilibre des membranes cellulaires, y compris celles des ovocytes et de l’endomètre. Ils sont également impliqués dans la modulation de l’inflammation, un facteur qui peut influencer la qualité de la réponse ovarienne ou l’implantation.

Par ailleurs, les oméga 3 jouent un rôle reconnu dans la santé cardiovasculaire et cérébrale, ce qui peut être pertinent dans un contexte de stress physique et émotionnel comme celui d’une FIV.

Les arguments contre ou les limites à connaître

À l’inverse, il est important de rappeler que les oméga 3 ne sont pas un traitement contre l’infertilité. Aucune étude ne permet aujourd’hui de recommander systématiquement une supplémentation pour toutes les patientes en FIV.

Un excès ou une supplémentation mal adaptée peut aussi être inutile, notamment si l’alimentation couvre déjà correctement les besoins. De plus, tous les compléments ne se valent pas : la qualité, la pureté et la concentration en EPA et DHA varient fortement d’un produit à l’autre.

Enfin, certaines situations médicales spécifiques peuvent nécessiter un avis médical avant toute supplémentation.

Comment aborder les oméga 3 pendant un parcours de FIV ?

Plutôt que de se demander s’il faut absolument prendre des oméga 3, la bonne question est souvent celle de l’équilibre global. Une alimentation incluant régulièrement des poissons gras peut déjà suffire pour certaines femmes. Dans d’autres cas, un complément bien choisi, avec une traçabilité claire et une concentration adaptée, peut être envisagé.

Par exemple, des compléments d’oméga 3 issus d’huiles purifiées et contrôlées, comme ceux utilisant des matières premières de type EPAX, sont souvent cités pour leur niveau de qualité. La décision doit idéalement se prendre en cohérence avec le reste du parcours médical et avec l’accord de votre médecin.

Conclusion

Prendre des oméga 3 pendant une FIV n’est ni indispensable, ni inutile par principe. Les études scientifiques actuelles suggèrent un intérêt potentiel, sans preuve formelle d’un bénéfice direct sur les taux de réussite. Les oméga 3 peuvent s’inscrire dans une démarche globale visant à optimiser l’environnement biologique, à condition de rester mesurée, informée et accompagnée par un professionnel de santé.

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