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En commençant un parcours de PMA, on ne pense pas immédiatement au budget que cela représente. Pourtant ça peut devenir vite une mauvaise surprise. En effet, la Sécurité sociale prend très bien charge la PMA en France mais souvent une partie de la facture vous revient quoiqu’il arrive et on ne sait pas trop à l’avance à quoi s’attendre.

Comparer sa mutuelle, éplucher ses garanties, parfois activer la mutuelle du conjoint : ce sont des réflexes importants à avoir dès le début du parcours.

Rappelons le cadre. En France, la FIV et les autres techniques de PMA sont prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale : jusqu’à 4 tentatives de FIV et 6 inséminations, pour les femmes jusqu’à 43 ans.

C’est très bien oui, mais ces prises en charge ne couvrent pas ce qu’on appelle les dépassements d’honoraires du secteur 2, ni les chambres particulières, les forfais journaliers à l’hôpital, etc

D’où l’intérêt, avant de signer quoi que ce soit, de prendre le temps de comparer. Vous devez avant de commencer en savoir plus pour votre mutuelle santé et regarder ce que valent réellement les contrats sur ces postes précis.

La « mutuelle FIV » parfaite n’existe pas (ou presque)

Malheureusement la mutuelle « spéciale PMA » n’existe pas. Déjà parceque l’acte est déjà largement pris en charge par la Sécurité sociale comme nous l’avons vu plus haut, et aussi parcequ’un assureur ne voudrait pas créer un appel d’air tel qu’il attirerait toutes les personnes en parcours PMA vers sa mutuelle, ça serait contre-productif pour elle.

Là où vous pouvez regarder c’est sur la prise en charge des dépassements d’honoraires des praticiens en secteur 2 et l’hospitalisation. Par exemple une chambre seule peut être facturée de 60€ à 120€ selon le centre de PMA.

Le diable est dans les conditions générales

Personne n’aime lire les conditions générales. Faites-le quand même, au moins une fois. Premier réflexe : les délais de carence. Certains contrats n’ouvrent les garanties maternité ou hospitalisation qu’après plusieurs mois d’affiliation, ce qui n’a rien d’anodin si votre protocole démarre dans trois semaines. Regardez ensuite les plafonds annuels sur les dépassements d’honoraires, la prise en charge de la chambre particulière, l’existence éventuelle d’un forfait dédié à la maternité ou à la PMA. Deux contrats affichés au même prix peuvent vous laisser des restes à charge du simple au triple. Tout se joue dans ces lignes que personne ne lit.Vous pouvez naturellement vous faire aider des outils modernes d’intelligence artificielle pour comparer les pdf de conditions générales entre eux.

La double mutuelle, l’arme méconnue

Voici ce dont on parle le moins, et qui fait pourtant gagner de l’argent : on peut cumuler deux complémentaires. En effet, si vous êtes rattachée comme ayant droit à la mutuelle de votre conjoint, elle intervient en second, sur ce qui reste après votre propre mutuelle (dans la limite des frais engagés), bien sûr. L’ordre est simple : la Sécu rembourse, votre mutuelle principale complète, puis celle du conjoint rembourse le reliquat. Sur un parcours de plusieurs mois, avec ponctions et transferts à répétition, le gain peut être significatif.

Une précision importante pour ne pas avoir de mauvaise surprise : réclamez l’attestation de droits à l’organisme du conjoint, et vérifiez les conditions de rattachement. Parfois le conjoint et les enfants sont intégrés d’office. Parfois il faut le demander soi-même. Ça ne se devine pas.

La mutuelle d’entreprise obligatoire, depuis 2016

Un mot sur un point que beaucoup oublient. Depuis le 1er janvier 2016, toute entreprise privée doit proposer à ses salariés une complémentaire collective, financée pour moitié au moins par l’employeur (on le doit à l’accord national interprofessionnel de 2013). La conséquence est concrète : dans un couple où les deux travaillent, vous avez sans doute deux mutuelles d’entreprise sous la main. Reste à identifier laquelle protège le mieux pour un parcours PMA, et à faire jouer le cumul. Attention quand même : adhérer à la mutuelle de son propre employeur est en principe obligatoire, sauf dispense prévue par exemple lorsque vous êtes déjà couvert par le contrat collectif du conjoint. Faites le point sur les deux situations avant de bouger.

Le vrai conseil

La prise en charge de 4 FIV en France est un droit unique au monde. Il ne remplace pas une lecture attentive de ses contrats, ni un peu de stratégie. Comparer sur les bons critères, lire les petites lignes, activer la couverture du conjoint quand c’est possible : quelques heures de paperasse, parfois plusieurs centaines d’euros récupérés. Dans un parcours où l’on a déjà tant à porter, c’est le genre de temps qui se rentabilise vite.

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