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Test ERA (biopsie endomètre)

Test ERA (biopsie endomètre)

ERA : Endometrial Receptivity Array

 

Résumé

Le nouveau test ERA permet de déterminer grâce à une biopsie de l’endomètre le meilleur moment pour transférer l’embryon.

 

Définition et mise en œuvre

era2Le test ERA intervient juste avant l’implantation de l’embryon. La muqueuse qui tapisse l’utérus, appelée l’endomètre, n’accueille l’embryon que pendant une courte période, et chez certaines femmes, cette «fenêtre d’implantation» pourrait être précoce ou retardée.
Ce test fait l’objet d’une étude depuis fin 2014 sur plus de 2 500 patients à travers 10 pays, pourrait déterminer l’instant d’implantation avec précision.

Développé par le laboratoire Igenomix, le test ERA consiste à pratiquer une biopsie de l’endomètre et à analyser l’expression de 238 gènes. Quand les cellules entrent dans la phase de réceptivité optimale, les gènes s’activent ou se désactivent selon un code qui peut être déchiffré. Le prélèvement est effectué pendant la fenêtre d’implantation «classique», de six à huit jours après l’ovulation.
Si le test est «réceptif», le transfert d’embryon aura lieu pendant le prochain cycle menstruel, au jour correspondant. Lorsqu’il est dit «non réceptif», le résultat est alors décrit comme post ou préimplantatoire, et un autre test doit être effectué lors du cycle suivant en tenant compte de ces indications.
Un cycle menstruel est nécessaire entre le test et l’implantation, afin que l’utérus n’ait plus aucun stigmate de la biopsie

 

Pour qui ?

Il n’est pas destiné à tout le monde, mais aux femmes qui rencontrent des échecs de FIV successifs.Déterminer efficacement la fenêtre d’implantation est une piste prometteuse, car cette simple erreur de timing serait à l’origine de 15 % des échecs environ.

Quels sont les résultats ?

era

Avant l’initiation des tests à l’échelle internationale, la méthode a fait l’objet de deux études préliminaires.
En 2013, le test ERA a été pratiqué sur 85 volontaires ayant expérimenté en moyenne 5 FIV infructueuses. Les chercheurs ont obtenu 19 grossesses, soit un taux de réussite de 20 %, proche de la moyenne française et donc important, compte tenu des précédents échecs de la population testée. Environ 25 % des patientes avaient une fenêtre d’implantation déplacée, contre seulement 12 % dans un groupe témoin.
Ces résultats ont été confirmés en 2014: les chercheurs ont guidé les FIV de 17 personnes à l’aide du test ERA. Celles-ci avaient rencontré entre un et six échecs d’implantation, et neuf d’entre elles ont été enceintes à la suite de cette expérience, soit un taux de succès de plus de 50 %.
«Pour l’instant, la fenêtre d’implantation est déterminée par échographie et en surveillant les hormones lors d’un cycle spontané, ou calculée de manière fixe après l’administration de progestérone dans un cycle artificiel», explique le Dr Nicolas Gatimel, du CHU de Toulouse. «Les recherches du professeur Simòn sont sérieuses, mais elles doivent se poursuivre à grande échelle avec deux groupes définis aléatoirement, l’un témoin et l’autre testé, pour que les résultats soient significatifs», prévient-il.

Combien ça coûte ?

En fonction des conclusions de l’étude, prévues pour 2016, le test ERA pourrait être bientôt proposé dans de nombreux pays. Seules quelques cliniques le pratiquent de nos jours, pour la somme de 650 euros.

Vidéo

Site du fabricant

http://www.igenomix.com/tests/endometrial-receptivity-test-era/

SourceThomas Cavaillé pour le Figaro Santé

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