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Fiv et don d’ovocytes en Grèce

La Grèce fait partie des premiers pays où se rendent les patients désireux d’entamer un traitement pour une FIV. Plus de 50 cliniques pratiquant la FIV sont réparties dans tout le pays. On traverse les océans pour bénéficier d’un don d’ovocytes ou d’embryon. Comme en République Tchèque ou en Espagne, le voyage est rendu facile et abordable grâce à des vols économiques vers de nombreuses destinations en Grèce.

Le don d’ovocytes en Grèce

En Grèce, les dons d’ovocytes et de sperme sont anonymes. De nombreuses personnes sont ainsi encouragées à donner. Par conséquent, il n’y a aucune liste d’attente pour bénéficier d’un don d’ovocytes ou de sperme. Ajouté au faible coût du traitement, ce point fait de la Grèce un pays apprécié par les patients à la recherche de dons d’ovocytes à l’étranger.

La loi oblige le donneur à effectuer certains tests sanguins avant de procéder au don, afin de contrôler l’absence de maladie infectieuse : hépatite B, hépatite C, VIH et syphilis. Cependant, la plupart des cliniques vont plus loin et procèdent à des tests recommandés par la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE) et la Société Américaine de la Médecine de Reproduction : analyse du caryotype (structure des chromosomes des cellules), tests pour la chlamydia…

La majorité des cliniques de FIV imposent également un entretien psychologique des donneurs, afin de s’assurer qu’ils sont bien conscients des conséquences de cet acte et d’évaluer leurs motivations.

Les receveurs disposent des informations sur le poids, la taille, la couleur des cheveux, des yeux et de la peau, le groupe sanguin et le niveau d’éducation du donneur. Ces détails sont généralement donnés rapidement au cours du processus de don.

En Grèce, quelle que soit la technique de procréation médicalement assistée qu’ils choisissent, les couples sont soumis à un dépistage de maladies infectieuses (hépatite B, hépatite C, VIH et syphilis), qui concerne aussi les receveurs d’un don d’ovocytes. Ces tests doivent être effectués au cours de l’année qui suit le début du traitement.

Comme l’Espagne, Chypre ou la République Tchèque, la Grèce ne tient pas de registre des donneurs. Il est donc difficile de savoir combien de fois une personne a déjà donné. En revanche, la Bulgarie dispose d’un tel registre.

Le don d’embryons en Grèce

Le don d’embryons est autorisé en Grèce. Un couple qui ne souhaite pas d’enfant supplémentaire peut donner anonymement ses embryons congelés à un autre. Cependant, certaines cliniques de FIV ne pratiquent que le don d’ovocytes frais couplé au don de sperme. Cette pratique est appelée « double don ». Le taux de réussite du double don est plus élevé car les ovules et le sperme proviennent de jeunes donneurs n’ayant jamais connu de problèmes de fertilité. Les embryons et les gamètes peuvent être congelés pendant 10 ans maximum.

Le coût du don d’ovocytes en Grèce

Le traitement de la stérilité par don d’ovocytes est moins cher en Grèce que dans les autres pays européens. Des packs complets incluant toutes les procédures sont accessibles dès 5000€, parfois moins. Cependant, des recherches approfondies sont nécessaires pour comparer ce qui est comparable. Il faut parfois ajouter au prix annoncé les tests supplémentaires obligatoires pour les maladies infectieuses (s’ils n’ont pas été effectués avant).

La FIV et la loi en Grèce

La loi grecque concernant toutes les techniques de reproduction médicalement assistée (loi 3305/2005) a été entérinée le 27 janvier 2005. Elle couvre de nombreux domaines et s’assure que les techniques et procédures employées sont dans l’intérêt de l’enfant à venir.

La loi affirme que :

Une femme ne peut pas subir de FIV après 50 ans. Il n’y a pas de limite d’âge pour les hommes.

Les couples de même sexe ne sont pas strictement autorisés à bénéficier d’un traitement. Cependant, si l’une des partenaires signe un acte notarié déclarant qu’elle se lance dans une FIV en tant que femme célibataire grâce à un don de sperme, le traitement peut être accepté. Deux possibilités requérant également la signature d’un acte notarié s’offrent aux couples hétérosexuels non mariés : soit la femme déclare qu’elle se lance dans la FIV comme femme célibataire, soit l’homme déclare qu’il accepte le traitement de sa partenaire et sera bien le père légal de l’enfant à naître. L’acte notarié peut être signé à l’arrivée du couple (ou de la femme seule) en Grèce, pour un prix compris entre 40 et 70€.

Le choix du sexe du futur enfant n’est possible que pour raisons médicales.

Le don d’ovocytes et de sperme est anonyme.

La loi grecque autorise la gestation pour autrui mais elle stipule qu’elle doit être pratiquée pour des raisons médicales et avec l’accord d’un tribunal. Le couple demandeur comme la mère porteuse doivent également prouver au tribunal qu’ils sont tous des résidents permanents de la Grèce.

Les lois encadrant le transfert d’embryons stipulent que :

  • Les femmes de 35 ans ou moins ne recourant qu’à leurs propres ovules peuvent se voir transférer un ou deux embryons.
  • Les femmes de 35 à 40 ans ne recourant qu’à leurs propres ovocytes peuvent se voir transférer jusqu’à deux embryons s’il s’agit de leur premier ou deuxième cycle de traitement. Lors des cycles suivants, jusqu’à trois embryons peuvent être transférés.
  • Les femmes de 40 ans ne recourant qu’à leurs propres ovules peuvent se voir transférer jusqu’à trois embryons.
  • Les femmes de plus de 40 ans ne recourant qu’à leurs propres ovocytes peuvent se voir transférer jusqu’à quatre embryons.
  • Toutes les femmes ayant recours à un don d’ovocytes ne peuvent recevoir que deux embryons maximum.

Sécurité et qualité des cliniques FIV en Grèce

Un organisme de réglementation a été mis en place pour superviser les cliniques de FIV et s’assurer qu’elles respectent les lois grecques concernant la fécondation in vitro : la Greek National Authority of Assisted Reproduction.

L’inspection des cliniques de FIV peut être effectuée sans préavis, afin de s’assurer que les normes sont respectées. De nombreuses cliniques possèdent l’accréditation ISO, qui prouve leur observation des règles de sécurité et de qualité.

Pour le moment, la loi n’impose pas de publier le taux de réussite des FIV. Il n’existe donc pas d’organisme indépendant vérifiant les résultats annoncés par les cliniques. Certaines cliniques de FIV soumettent leurs résultats à la ESHRE et prennent part à l’enquête annuelle menée par cette société sur l’état de la Procréation Médicalement Assistée en Europe.

La Grèce est un pays apprécié pour le traitement contre la stérilité car ses équipes médicales sont bien formées et expérimentées. De plus, les lois grecques sur la FIV sont plutôt libérales et le coût du traitement peut se révéler plus bas que dans les autres pays européens.

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